Benjamin de Tudèle à Jérusalem

 

Relation de voyage

Après avoir parcouru la Provence, le rabbin Benjamin de Tudèle,  parti de chez lui vers 1160, s’est embarqué à Marseille pour Gênes. Il parcourut l’Italie, puis il gagna la Grèce via Otrante. Son périple le mena à Constantinople où il fut peut-être témoin du mariage de l’empereur Manuel avec Marie d’Antioche à la fin de l’année 1161. Ensuite il visita Samos, Rhodes, Chypre, une partie de l’Anatolie.

Il est difficile de savoir en quelle année il visita Jérusalem, car son récit ne suit pas exactement son itinéraire. On sait qu’il était en Perse en 1163.

Dans sa description du Liban, Benjamin évoque un récent tremblement de terre qui fit 20.000 morts. Il y eut deux séismes dans le secteur, un en août 1157 et un second le 29 juin 1171. Quoiqu’il en soit, son séjour eut lieu entre 1162 et 1172. A cette période régnait Amaury I, le frère de Baudouin III, et le patriarche était Amaury de Nesle.

Benjamin de Tudèle à Jérusalem dans Histoire 5226264515_e9e2f569c0_z

 

Description de Jérusalem

C’est une petite ville munie de trois murailles et fort peuplée de Jacobites, de Syriens, de Grecs, de Géorgiens et de Francs de toute langue et nation. Il y a une maison où l’on fait de la teinture, que les Juifs possèdent, ayant eux seuls le droit de faire de la teinture, moyennant une certaine somme qu’ils payent tous les ans au roi. On compte dans cette ville environ deux cents Juifs, qui demeurent sous la tour de David, dans un coin de la ville. Pour ce qui est de la muraille de la Tour de David, il ne reste environ que dix coudées de haut sur les fondements de cet ancien édifice bâti par nos pères. Tout ce qui est au-dessus est l’ouvrage des Ismaélites. Il n’y a point d’édifice dans toute la ville plus fort que cette tour.

 

(Hospitaliers et Templiers)

Il y a encore à Jérusalem deux hôpitaux d’où sortent quatre cents chevaliers, et où l’on reçoit tous les malades qui y viennent, auxquels on fournit tout ce qui leur est nécessaire soit pour la vie, soit pour la mort. On appelle le second hôpital : de Salomon. Ce fut le palais qu’a bâti le roi Salomon autrefois. Dans celui-ci demeurent et en sortent quatre cents chevaliers toujours prêts pour la guerre, outre les chevaliers qui viennent du pays des Francs et des Edomites, qui ont fait des vœux, et qui y restent quelques années, jusqu’à ce que leur vœu soit accompli.

 

(Le Temple)

Là est aussi ce grand temple qu’on appelle Sepolcro, qui est le tombeau de CET HOMME.

Il y a à Jérusalem quatre portes : la porte d’Abraham, la porte de David, la porte de Sion et la porte de Josaphat, vis à vis de la maison du Sanctuaire, qui était là autrefois. C’est là qu’est le « Templo Domino » qui a été autrefois un lieu sacré sur lequel Omar, fils d’ Al-Khotaab avait bâti une grande et parfaitement belle voûte, où les gentils n’osent point mettre d’images, ni aucune ressemblance, mais y viennent seulement pour y faire leurs prières.

A l’opposite de cet endroit, à l’occident, est une muraille qui est un reste de celle du temple, et même du Saint des Saints ; on l’appelle la porte de la Miséricorde. Tous les Juifs vont prier devant cette muraille, à l’endroit où était le parvis.

i-grande-30875-le-mur-des-lamentations-a-jerusalem.net_ dans Histoire

Il y a encore à Jérusalem, dans cette maison qui a été autrefois à Salomon, les écuries que ce roi a fait bâtir : c’est un bâtiment très solide, tout de grandes pierres ; on ne voit nulle part ailleurs un bâtiment semblable.

On y voit encore aujourd’hui le canal où l’on égorgeait autrefois les victimes. Tous les Juifs y écrivent leurs noms sur la muraille.

En sortant de la porte de Josaphat, on trouve le désert des peuples, où était la statue de Jad-Absçalom, le sépulcre du roi Ozias, et la grande fontaine des eaux de Siloé, auprès du torrent de Kedron. Sur la fontaine est un grand édifice bâti du temps de nos pères ; on n’y trouve que fort peu d’eau, la plupart des habitants de Jérusalem ne buvant que de l’eau de pluie, qu’ils reçoivent dans les citernes qu’ils ont dans leurs maisons.

7655

Tombe d’Absalon (antique.prints.de)

 

De la vallée de Josaphat on va à la montagne des Oliviers, qui n’est séparée de la ville que par cette vallée.

De cette montagne on découvre la mer de Sodome, qui n’est éloignée que de deux parasanges de la statue de sel en laquelle fut changée la femme de Loth. Quoique les troupeaux qui passent lèchent continuellement cette statue, elle recroit néanmoins toujours et devient comme elle était auparavant ; on voit aussi de là toute la plaine et le torrent de Sittim, jusqu’au Mont Nébo.

 

(Découverte archéologique et destruction de vestiges par l’église romaine)

Devant Jérusalem est la montagne de Sion, sur laquelle il n’y a point d’autres édifices qu’un temple des nazaréens (chrétiens). Il y a encore devant Jérusalem trois espèces de cimetières des Israélites, où ils ensevelissaient autrefois leurs morts, entre lesquels il y a un tombeau qui a sa date gravée. Mais les Iduméens les démolissent et en tirent les pierres pour bâtir leurs maisons.

 hartsion-ph-bonfils

Mont Sion (photo Bonfils 1880)

Aschkel.info

Tout autour de Jérusalem il y a de grandes montagnes. Sur le mont de Sion sont les sépultures de la maison de David et des rois qui ont régné après lui. Mais personne ne connaît cet endroit ; car il y a environ quinze ans qu’une muraille du temple qui est sur le mont de Sion étant tombée, le patriarche ordonna au prêtre de rebâtir cette église, et lui dit de prendre des pierres de l’ancien mur de Sion pour cet effet, ce que ce prêtre se mit aussitôt en devoir de faire. Il laissa une vingtaine d’ouvriers qui arrachaient les pierres des fondements de la muraille de Sion.

Parmi ces ouvriers, il y en avait deux, entre autres, très bons et très fidèles amis. Un jour un de ces deux ayant régalé son camarade, et tous deux étant retournés un peu tard à leur ouvrage, celui qui les commandait leur dit :

« Pourquoi venez-vous si tard ? »

A quoi ils répondirent :

« qu’est-ce que cela te fait ? nous travaillerons pendant que nos camarades iront manger. »

En tirant donc de ces pierres, ils en tirèrent entre autres une sous laquelle ils trouvèrent l’entrée d’une caverne ou grotte. Là-dessus ils se dirent l’un à l’autre : « Allons voir si nous trouvons quelque trésor. »

Ils entrèrent donc dans la caverne jusqu’à ce qu’ils parvinrent à un grand palais, bâti sur des colonnes de marbre, tout couvert d’or et d’argent.

D’abord s’offrit à leur vue une table et un sceptre d’or, avec une couronne d’or. C’était le tombeau de David, roi d’Israël ; à gauche était celui de Salomon ; et même ceux de tous les autres rois de Juda qui y ont été ensevelis. Il y avait aussi des coffres fermés, et personne ne sait ce qu’ils contiennent.

Ces deux hommes voulurent entrer dans le palais ; mais voici qu’un vent impétueux, qui venait de l’entrée de la caverne, les terrassa de telle sorte qu’ils tombèrent à terre comme morts, et demeurèrent là jusqu’au soir. Alors s’éleva un autre vent, et comme une voix d’homme qui leur cria :

« Levez-vous, sortez d’ici ! »

Ces ouvriers, tout effrayés, se hâtèrent de sortir, et vinrent raconter le tout au patriarche. Celui-ci fit venir R. Abraham ‘Hasid, ou le Pieux, de Constantinople, un de ceux qui pleurent Jérusalem, et lui raconta tout ce qui était arrivé à ces deux hommes. R. Abraham répondit :

« Ce sont les tombeaux des rois de la maison de David et des rois de la maison de Juda. »

Le lendemain, on renvoya s’informer vers ces deux hommes, qu’on trouva l’un et l’autre gisant dans leurs lits et disant :

« Nous n’avons garde de retourner en ce lieu, car l’Eternel ne veut pas que personne voit ces choses. »

Alors le patriarche fit boucher l’entrée de la caverne, pour cacher cet endroit aux hommes jusqu’à ce jour. R. Abraham le Pieux m’a confié lui-même toute cette histoire.

 10326

La vallée du Cédron (antique.prints.de)

Notes:

Les noms Iduméen et Edomites désignent les chrétiens en tant que descendants symboliques d’Esaü le frère de Jacob, appelé aussi Edom.

Sur Benjamin de Tudèle, voir:

http://akhsahcalebunblogfr.unblog.fr/2011/01/25/benjamin-de-tudele-a-posquieres/

http://akhsahcalebunblogfr.unblog.fr/2011/03/30/benjamin-de-tudele-a-lunel/

La traduction du texte par E. Carmoly et Ed. Charton, a été publiée dans La revue orientale, Bruxelles 1841.

L’oeuvre a été numérisée par Marc Szwajcer pour le site: http://www.remacle.org/ 

 

 

 

 

 



Rome et Jérusalem

Rome contre Jérusalem

Par Neutrinos

Cela fait près de 1500 ans que la papauté souhaite s’emparer de Jérusalem. Dès son origine elle dut laisser cette suprématie à l’église grecque de Constantinople (Byzance). En l’an 638, les conquérants musulmans renvoyèrent dos à dos les deux rivales.

Dès lors pour chacune d’entre elles la devise devint soit : « Plutôt l’Islam que Rome », soit : « Plutôt l’Islam que Byzance ». De nos jours les deux entités pensent très fort, sans oser le crier sur les toits : « Plutôt l’Islam que les Juifs ».

 

 

 Rome et Jérusalem superstock_475-2314-300x179

Emile Signol: prise de Jérusalem par les Croisés

 

Les Croisades

Lorsque le 27 novembre 1095, Urbain II, au concile de Clermont, invita les chrétiens à s’unir pour aller délivrer les « Lieux Saints », il avait déjà une autre petite idée derrière la tête. Les territoires à conquérir par les croisés devaient revenir au patrimoine de l’Eglise. D’ailleurs dès la conquête de Jérusalem, l’archevêque Daimbert de Pise en revendiqua la possession au nom du patriarcat.

« Le clergé latin avait sa doctrine : la Croisade ayant été l’œuvre personnelle du Pape Urbain II, la Terre Sainte devait être un autre patrimoine du Saint Siège… »

(René Grousset)

Mais les chevaliers et les seigneurs venus de toute l’Europe ne furent pas du même avis. Le duc Godefroy de Bouillon fut choisi par ses pairs comme chef laïque des nouvelles conquêtes.

A son décès, un an plus tard, l’évêque Daimbert s’empara du pouvoir et fit de l’Etat de Jérusalem une possession romaine :

« Jérusalem, autre Rome, et, comme Rome, patrimoine ecclésiastique, la Terre Sainte, autre Etat pontifical. » (R.G.)

Mais bientôt Baudouin d’Edesse, soutenu par la majorité des chevaliers et des barons, vint revendiquer la succession de son frère Godefroy. Devant l’adhésion populaire en sa faveur, Daimbert renonça à ses prétentions et se résigna à sacrer Baudouin roi de Jérusalem, le 25 décembre 1100, dans l’église de Bethléem :

« L’Etat théocratique que le patriarche Daimbert avait essayé de fonder grâce à la faiblesse de Godefroy de Bouillon, puis à la faveur de son décès n’avait duré que cinq mois. » 

(R.G.)

En octobre 1187, le sultan Saladin reprit Jérusalem, en expulsa les croisés latins et restaura l’Islam. Cependant, désireux de bénéficier de la richesse apportée par les pèlerinages, il confia la gestion des « Lieux Saints polythéistes » à l’église grecque orthodoxe. Il fit également revenir les Juifs dans la ville.

La mainmise des peuples européens sur Jérusalem avait duré 88 ans, et le rêve de l’Eglise romaine cinq mois en tout et pour tout.

 victoire-de-saladin

Victoire de Saladin

(planetejeanjaures.free.fr)

 

Citation de l’historien René Grousset

(Histoire des Croisades et du royaume franc de Jérusalem ; Paris, Perrin 1991)

L’Eglise grecque orthodoxe, bénéficiaire de la perte des Lieux Saints par les Francs

L’expulsion des latins hors de la Ville Sainte profita à l’élément grec et à l’élément juif. Les Grecs se hâtèrent de réclamer aux Lieux Saints la situation prépondérante dont ils avaient bénéficié avant l’arrivée de la Première Croisade. L’empereur Isaac l’Ange envoya en ce sens à Saladin une ambassade de félicitations dont Bebâ al-Din a conservé le souvenir : « Il demandait que l’Eglise de la Résurrection (= le Saint Sépulcre) et toutes les autres églises chrétiennes de la ville fussent remises à des prêtres (grecs), nommés par son gouvernement et qu’il y eût (contre les Francs) une alliance entre les deux empires. » (…)

« Plutôt l’Islam que Rome à Jérusalem ! » pensaient déjà les Byzantins du douzième siècle ; de même ceux du quinzième siècle à l’union avec Rome préféreront l’installation du Turc à Byzance.

 

 



Imprononçable

 

Vous avez dit « imprononçable » ?

Par Akhsah Caleb

 

L’information a quatre ans ce mois-ci. Ce n’est pas une nouveauté mais on dirait qu’elle est passée inaperçue. Il s’agit de l’adoption d’une disposition par le synode.
Le lobby des éditeurs spécialisés dans la diffusion du « plus grand best seller » de l’histoire, a du freiner sec la diffusion de l’info. A la simple idée de se voir obligés de flanquer au pilon des millions d’exemplaires et de réimprimer le bouquin corrigé, les éditeurs terrorisés ont sûrement fait des cauchemars…

Imprononçable dans Religion b_dieu_est_humour11

(forums.france2.fr)

 

Une lettre de la congrégation romaine pour la liturgie

Rome, vendredi 24 octobre 2008 (ZENIT.org)

Par respect pour le nom de Dieu, pour la Tradition de l’Eglise, pour le Peuple Juif, et pour des raisons philologiques, il ne faut plus prononcer le nom de Dieu en disant « Yavhé ».

Le synode des évêques sur la Parole de Dieu dans la vie et la mission de l’Eglise a mis en pratique cette nouvelle disposition de la Congrégation romaine pour le culte divin qui demande – « par directive du Saint-Père » - qu’on n’emploie plus la transcription des quatre consonnes hébraïques – « le Tétragramme sacré » - vocalisées en « Yavhé » ou « Yahweh » dans les traductions, les « célébrations liturgiques, dans les chants, et dans les prières » de l’Eglise catholique. C’est ce qu’a révélé ce matin au Vatican, Mgr Gianfranco Ravasi, président du Conseil pontifical de la culture, bibliste, et président de la commission du Message du synode des évêques, en présentant de message à la presse et en répondant aux questions des journalistes.

A une question de Zenit sur ce point, Mgr Ravasi a révélé que quelque membre du synode avait employé ce mot et qu’on a alors rappelé cette disposition nouvelle. Mgr Ravasi a souligné l’importance de respecter l’usage de la communauté juive sur ce point et il a avancé les raisons philologiques.

En effet, les quatre lettres hébraïques désignant le nom de Dieu, révélé à Moïse (Cf  Exode 3), sont quatre consonnes, le « Tétragramme » (Yod-Heh-Waw-Heh, souvent transcrites dans notre alphabet : IHWH). Ces quatre consonnes sont imprononçables parce qu’on ignore comment ce nom était vocalisé. Ou plutôt, dans la tradition de l’Ancien Testament, le nom de Dieu est imprononçable.

Seul le grand prêtre pouvait le prononcer, une fois l’an, lorsqu’il pénétrait dans le Saint des Saints du Temple de Jérusalem. La vocalisation a été ainsi gardée secrète et perdue. Certains suggèrent même qu’il n’y a jamais eu de vocalisation, personne ne pouvant prétendre mettre la main sur Dieu en prononçant son Nom.

Le livre de l’Ecclésiastique par exemple dit du grand prêtre Simon : « Alors il descendait et élevait les mains, vers toute l’assemblée des enfants d’Israël, pour donner à haute voix la bénédiction du Seigneur et avoir l’honneur de prononcer son nom. » (Ecclésiastique, ch. 50, v. 20).

Mgr Ravasi a rappelé que la traduction de la bible de l’hébreu en grec par les « Septante » sages juifs (72 traducteurs, vers 270 av. J.-C.), a remplacé le Tétragramme par le mot grec « Kurios », signifiant « le Seigneur ». La traduction latine de la « Vetus latina » et la « Vulgate » de saint Jérôme a traduit « Dominus » « le Seigneur », comme le rappelle le document de la Congrégation romaine qui demande donc de revenir à cet usage de dire « le Seigneur », à chaque fois que le texte emploie le Tétragramme.

Dans sa Lettre aux conférences des évêques du monde entier sur le Nom de Dieu, la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements demande ainsi la suppression de cette transcription du tétragramme dans les livres destinés à la lecture liturgique.

Ce document, en date du 29 juin 2008, a été publié dans la revue « Notitiae » de la Congrégation. Il est signé par le préfet de cette congrégation, le cardinal Francis Arinze, et par Mgr Albert Malcom Ranjith, secrétaire de ce même dicastère.

La congrégation rappelle son document « Liturgiam Authenticam » de 2001, sur les traductions liturgiques, où il est demandé que « le nom du Dieu tout-puissant », exprimé par le « tétragramme hébreu » et rendu en latin par le mot « Dominus », soit rendu « dans les langues vernaculaires » par un mot de sens « équivalent ».

Or, la pratique s’est répandue de « prononcer le nom propre du Dieu d’Israël », de le vocaliser dans la lecture des textes bibliques des lectionnaires liturgiques, mais aussi dans les hymnes et les prières : « Yahweh », Jahweh » ou « Yehovah ».

En France, les textes liturgiques n’utilisent pas la vocalisation « Yavhé », mais elle apparaît dans les traductions de la Bible – qui ne sont pas normatives pour la liturgie – ou des chants.

Après une argumentation scripturaire, le document affirme : « l’omission de la prononciation du tétragramme du nom de Dieu de la part de l’Eglise a donc sa raison d’être. En plus d’un motif d’ordre purement philologique, il y a aussi celui de demeurer fidèle à la tradition ecclésiale, puisque le tétragramme sacré n’a jamais été prononcé dans le contexte chrétien, ni traduit dans aucune des langues dans lesquelles on a traduit la Bible. »

Les différents courants du judaïsme moderne maintiennent cette tradition que le Tétragramme ne peut être prononcé que par le Grand Prêtre dans le Temple, et même que celui-ci ne le prononçait généralement qu’à Yom Kippour (le jour du Grand Pardon, des Expiations).

Le Temple de Jérusalem ayant été détruit, ce Nom n’est jamais prononcé par les Juifs lors de rituels religieux, ni lors de conversations privées. Dans la prière, le Tétragramme est remplacé par « Adonaï » (le Seigneur), et dans la conversation courante par haShem (le Nom).

Anita S. Bourdin

 16357_1316398429648_1221340747_30959804_1706098_n dans Religion

Si j’ai repris cette ancienne information (trouvée il y a 4 ans sur le site de l’Amitié Judéo-Chrétienne de Lyon), c’est surtout pour la partager à l’occasion sur Facebook ou Twitter où règne l’ignorance en la matière.

Il est évident que les « Réformés », c’est à dire les protestants (Evangéliques, Baptistes, Mormons etc.) ne se sentent pas concernés par cette disposition papaburlesque ; les Témoins de Jéhovah encore moins.

 

Voir : http://akhsahcalebunblogfr.unblog.fr/2011/08/15/les-mormons/

http://akhsahcalebunblogfr.unblog.fr/2011/10/30/quel-dieu/

 

 

 



Interaction

Interaction

Par Neutrinos

Tout dans le monde est fait d’atomes qui sont soudés les uns aux autres par les interactions de leurs électrons.
Ces interactions sont dues à la force électromagnétique agissant entre eux ; celle-ci n’est à son tour qu’un échange de photons.
C’est pour cette découverte de « l’effet photoélectrique » que le physicien Albert Einstein reçut le prix Nobel en 1921, et non pour ses découvertes sur la relativité.
La force électromagnétique donne aux atomes leur structure interne, ce qui leur permet de s’agglomérer pour former les substances qui composent l’Univers, les êtres vivants compris ; ne pas l’oublier.
L’électron est une particule chargée négativement ; le proton est chargé positivement. Pour l’antimatière, c’est l’inverse ; ne pas mélanger les torchons avec les serviettes, ça ferait boum.
Rappel : les forces opposées s’attirent, les forces semblables se repoussent.

Interaction dans Science electron-loss

(missbscience.blogspot.com)

 

La constante de la structure fine

α (alpha) est une des constantes fondamentales de l’Univers. Elle détermine la force des interactions entre les particules chargées et le champ magnétique. Elle gouverne la force électromagnétique, celle qui fonde la cohésion des atomes et des molécules en « tenant » les électrons entre eux.
Sa valeur exacte est : 0,007297351 +/- 0,000000006 ou 1/137035999037, selon la valeur obtenue lors des dernières estimations.
C’est un nombre sans dimension dont la formule est :
e au carré/c hbar : e est la charge électrique de l’électron ; c la vitesse de la lumière et hbar, la constante de Planck divisée par 2π.
Cette fraction de 1/137 a fortement impressionné Wolfgang Pauli (le père des neutrinos), car 137 est la valeur du mot קבלה (QaBaLaH) en hébreu. Ce mot signifie « transmission ».
En base 6 : 137 = 345, valeur du nom de משה (Moïse).

photon_dance_1_by_zwopper-d30gzm31 dans Tradition

La danse du photon (linuxmint.com)

 

Le photon, qui est-il ?

Le photon est une particule d’énergie, ou de lumière, utilisée pour transférer des forces électromagnétiques. La lumière, la chaleur, les rayons X sont des ondes de photons ; les ondes radio (et TV) aussi.
Rappel : il ne faut pas confondre ondes radio et ondes sonores. Les ondes radio voyagent à la vitesse de la lumière, c’est-à-dire un million de fois plus vite que les ondes sonores.

Le rayonnement des photons est une onde capable d’éjecter des électrons d’un atome car les photons se comportent comme des projectiles de lumière. Un rayon de lumière agit comme un flux d’ondes, mais c’est également un flux de particules car il est composé de  grains de lumière . Ce que devait savoir l’auteur mystérieux du non moins mystérieux Sepher HaBahir, ouvrage antérieur au XIIe siècle, et peut-être rédigé à Lunel ou à Posquières :

« C’est à propos de la lumière qui est dotée de substance » (ch.13).

On peut de nos jours contempler de très vénérables photons, pour cela, il suffit d’allumer un écran de télévision hors chaîne ; 1/100 de la neige qui scintille sur l’écran est composé de photons émis lors du Big Bang ; beau support de méditation, ça laisse rêveur.

 

Des photons dans un Buisson

74104_108961812503170_100001680542760_91574_3290247_n

Photo de Rav Johanan Banon, publiée sur Facebook

אור, lumière en hébreu, a pour valeur 207.
En base 6, 207 = 543,  (21+501+21) valeur de l’expression:

 אהיה אשר אהיה

réponse énigmatique de la non moins énigmatique abstraction cachée dans un prétendu buisson au comportement non conventionnel.
Dans le célèbre vis-à-vis, ou face à face, entre Moïse et son interlocuteur, nous avons un 543 qui se regarde dans un 345 ; mais également par une simple transmutation, un possible 207 de lumière qui se contemple dans un électromagnétique 137….
On est loin du « je serai ce que je serai » des traductions acceptables, en tant que procédés mnémotechniques, et encore plus loin de l’abominable « je suis qui je suis » des charlatans pêcheurs de dupes.

 

Danse du photon n°8

Danse du photon n°8 (linuxmint.com)

 

 

A noter:

543 + 345 = 888

(888 est un nombre cher au coeur de fumistes plagiaires qui prétendent l’avoir découvert là où il ne risque pas de se trouver)

543 est la somme des valeurs de six noms d’une importance capitale:
21 + 26 + 31 + 65 + 86 + 314 = 543
De plus l’inconnaissable AYN SWPH, אין סוף , a pour valeur:

61 + 146 = 207, c’est à dire 543 en base 6 comme la lumière du Buisson. 
 

Cette semaine à l’étude: SheMWTh ch. I à VI (Exode). Dans le chapitre III, le mot  הסנה
  »le buisson », de valeur 120, est cité 5 fois: 120 x 5 = 600.

 


Sources accessibles sur quelques bases en physique:

Paul Parsons, 3 minutes pour comprendre les 50 plus grandes Théories scientifiques,
Editions Le Courrier du Livre, 2011

Robert L. Wolke : Tout ce qu’Einstein n’a jamais dit : La Compil.
Editions Dunod 2010.

Voir aussi le site de Futura Sciences.



2012 et l’An 6000

 

Fin du Monde ?

 

Bientôt 2012 au calendrier de l’ère vulgaire, quelle sorte de bon voeu doit-on envoyer ?

Voici, à ce sujet, un extrait d’un article publié en mai 2009 sur le blog Montségur-Au Coin des Temps; Les dates ont été mises à jour

 

2012 et l'An 6000 dans Tradition 22510100035600m

Entre 1831 et 1851 paraît à Paris la première traduction de la V. O. de la Bible, par le Rabbin Samuel Cahen. Il s’agit d’une édition bilingue en 12 volumes bourrée de notes et de références. En 1994, les Editions Les Belles Lettres en ont publié la traduction française seule, malheureusement sans les notes, mais avec une introduction de Marc-Alain Ouaknin tout à fait passionnante. On trouve également en annexe des renseignements utiles sur les poids et mesures, les fêtes, une bibliographie, un glossaire et un curieux Tableau chronologique, assorti des précisions suivantes  de l’éditeur:

« Quelques dates de l’histoire biblique tirées de la table chronologique de Samuel Cahen, de Adame à Alexandre de Macédoine. »

« Note de Samuel Cahen. Les nombres de la première colonne indiquent les années depuis la création ; ceux de la seconde colonne, les années avant le commencement de l’ère vulgaire, selon les Hébreux. Dans le système d’Ussérius, on augmente de 16 les nombres de la seconde colonne, et pour avoir l’ère dite mondaine, il faut retrancher 227 des nombres de la même colonne. »

Explications : Ussérius est l’évêque anglais Usher qui décréta que le monde avait été créé le 23 ou 24 octobre –4004, à 9 heures du matin.

 img168 dans Tradition

Le calendrier utilisé de nos jours par les Juifs est un calendrier luni-solaire dont la forme actuelle remonte au IVième siècle de notre ère. Le point de départ des calculs en a été choisi lors de la nouvelle lune du 24 septembre 344. Les « Sages » ont fixé le premier jour de leur chronologie 216 cycles de Méton en arrière, c’est à dire 216 fois 19 ans, et ont remonté ainsi 4104 ans. Selon ce comput, la première nouvelle lune de la Création fut celle du 7 octobre 3761 ans avant l’ère commune. D’après ce calendrier, nous serions depuis le 29 septembre 2011 en l’an 5772

La différence avec le calendrier publié par Samuel Cahen vers 1850 est donc de 227 ans. D’après sa computation, Adam et Eve furent créés en –3988, nous serions donc cette année en l’an 6000.

 

L’An 6000

Depuis cette découverte intrigante, j’ai enquêté en vain pour tenter de découvrir la source des informations du vénérable Rabbin traducteur. Aucune chronologie, et elles sont nombreuses, ne correspond à la sienne. S’agit-il du décompte utilisé avant l’an 344 ? D’où provient-il ? De Babylone, de Perse peut-être, patrie d’un Zoroastre dont les ancêtres seraient venus d’un mystérieux  Grand Continent situé au-delà de la Grande Mer ?

De l’Amérique au Moyen-Orient

L’auteur inconnu d’une scholie de Platon (fr. B 11), prétend que certains auteurs ont fait de Zoroastre, le Mage et le Prophète de la Perse antique, le descendant d’hommes venus des Terres d’au-delà de la « Grande Mer », c’est à dire d’une région transocéanique. (Les Mages hellénisés, Bidez – Cumont, éd. Les Belles Lettres).

Pline l’Ancien dans le livre XXX § 3 de son Histoire Naturelle, déclare que Zoroastre aurait vécu 6000 ans avant la mort de Platon.

img063-216x300

Hexagramme dans un symbole solaire, temple d'Uxmal, Yucatan - Mexique

Pour des raisons astronomiques évidentes, un cycle calculé par les Mayas doit se terminer en l’an 2012 de notre calendrier profane. Tout le monde connaît l’importance liée aux 6000 ans dans la tradition biblique, mais aussi l’importance des cycles de 6000 ans dans de nombreuses civilisations orientales. Curieusement un calcul fondé sur des textes en V.O., directement issus des grandes traditions de l’Orient antique nous promet la fin d’un cycle en 2012.

Attention, je n’ai pas dit la Fin du Monde.

Pour en savoir plus, voir:

De Didier Jamet et Fabrice Mottez: 2012, scénarios pour une fin du monde

(Editions Belin)

6581-96x150



Maintenance

Pour info

decembre017.jpg

Lune de décembre

 

« Unblog » est en ce moment en cours de maintenance.

Certains blogs de la plate forme sont indisponibles. C’est le cas de:

Montségur – Au Coin des Temps et de Montsegur09.

Ce sera bientôt mon tour.

Il parait qu’avec la nouvelle formule, ce sera mieux, mais comme disait Mark Twain:

« Je n’ai rien contre le progrès mais j’ai horreur du changement »

Akhsah, Neutrinos, Pluto Chien et Raymonde Reznikov

15 décembre 2011

Dernière nouvelle du front:
Montségur-Au Coin des temps et Montségur 09 ont été maintenancés et sont à nouveau visibles.

J’attends mon tour.

Vu le mal que j’ai à enregistrer ce message, cela ne saurait tarder.

A plus tard



Pélerinage royal en Palestine

 

Voyage en Orient, 1861

Présenté par Neutrinos

850431763.jpg

Voici quelques extraits du récit de voyage que fit, en 1861 au Moyen-Orient, le Comte de Chambord. Dans l’introduction de ce récit, publié aux éditions Tallandier en 1984, Arnaud Chaffanjon précise :

« Ses observations géographiques, politiques ou ethniques, même avec leur partialité et tout ce qu’il y a de conventionnel dans leur style, ne manque pas d’intérêt et apportent une pièce nouvelle à un dossier qui n’est pas près de se refermer »

Mais qui était ce noble voyageur ?

Henri de France, duc de Bordeaux et comte de Chambord, était le petit-fils du roi Charles X, le fils du duc et de la duchesse de Berry. A ce titre, dernier prince de la branche aînée des Bourbons, il aurait pu régner sur la France sous le nom d’Henri V. A lire ce journal de voyage, on peut estimer que les Français l’ont échappé belle.

A l’époque de son Voyage en Orient, le Comte de Chambord vit en exil à Froshdorf en Autriche. Il quitte ce lieu avec une suite de seize personnes le 23 septembre 1861.

Après avoir visité Constantinople, Rhodes, et Chypre, le groupe aborde à Beyrouth.

comtedechambord.jpg

Le Liban

Dans son introduction Arnaud Chaffanjon écrit :

« Une des parties les plus intéressantes est sans aucun doute la description de la situation du Liban en 1861. Le narrateur y passa la journée du 9 octobre 1861, dans un Beyrouth meurtri, ensanglanté, livré aux luttes sectaires et fratricides, tiraillé par les intérêts européens et toujours inévitable enjeu des uns et des autres. Lorsque le Prince arrive au Liban, le pays se relève à peine des tragiques affrontements de 1860, dus à l’opposition de deux communautés. Les paysans maronites s’étaient révoltés contre les grands propriétaires et leurs privilèges. Mais les Druzes prirent peur devant les revendications des Maronites. Leur crainte se traduisit par les massacres des chrétiens dans le nord du Liban, qui firent 25.000 victimes environ, en 1860. »

me00001015793.jpg

Beyrouth au XIX° siècle, J-L-Ph. Coignet (insecula.com)

Journal du Comte de Chambord

9 octobre 1861

Beyrouth est sur une langue de terre qui s’appuie au pied du Liban. (…) Le port, qui n’en est pas un (c’est une rade ouverte), est à peu près protégé par une mauvaise jetée. (…)

Dans la partie haute de la ville est un fort avec une caserne ; c’est là qu’est la demeure du Pacha.

Beyrouth a 45.000 habitants, dont un tiers seulement de mahométans. (…)

En tout la population non chrétienne du Liban n’est que de 74.000 hommes. Les chrétiens maronites sont 250.000 au moins ; en tout avec les Grecs, les Arméniens, etc., il y a 364.000 chrétiens dans tout le Liban et l’Anti-Liban. 370 bourgs ou villages sont habités seulement par des maronites, 287 ont une population mêlée. (…)

Ce n’est qu’à la hauteur de Beyrouth que les Druzes commencent à être mêlés aux maronites. (…)

Les missionnaires protestants, soutenus par l’Angleterre qui fait les plus grands efforts pour prendre pied dans ce pays essentiellement catholique et français, travaillent avec activité à faire des prosélytes : ils en gagnent quelques uns à prix d’argent. (…)

Les puissances européennes se jalousent et cherchent à se nuire les uns aux autres ; l’Angleterre veut gagner du terrain en soutenant les Turcs et protégeant les Druzes. (…)

Les Druzes sont mécontents ; ils trouvent que les Turcs ont accaparé tous les fruits de ces affreux massacres et qu’eux-mêmes y ont plutôt perdu que gagné.

258867928463a23d468bo.jpg

Lac de Tibèriade, dessin de Loffler, 1849

De Khaïfa à Tibériade

12 octobre 1861

Le soleil se cache derrière les montagnes du Carmel, la chaleur diminue et le temps devient très agréable. (…) Nous nous engageons dans une des extrémités de la plaine d’Esdrelon qui est couverte d’une épaisse couche de terre et ne manque que de bras pour être mieux cultivée.

Cette plaine et la grande vallée du Jourdain pourraient, si le pays n’était pas si désert et surtout s’il y avait une administration régulière, retrouver toute la fertilité qu’elles avaient autrefois. (…)

nazarethdavidroberts.jpg

Nazareth, aquarelle de David Roberts

Nazareth

13 octobre 1861

Nous voici donc arrivés à Nazareth. (…) Sur 3100 habitants, il n’y a que 580 musulmans, tandis qu’il y a mille catholiques.

Ndlr : Les 1520 habitants non identifiés ne méritent pas une mention, Juifs, Druzes, Maronites ? Ils sont sans intérêt pour le voyageur. Celui-ci ne se pose pas non plus la question sur la non conformité de la situation de la localité par rapport à sa description dans les évangiles. Toutefois une anomalie a retenue son attention :

Nous rencontrons une dame en chapeau ce qui nous étonne. C’est la femme du ministre anglican. Les protestants dépensent beaucoup d’argent pour s’introduire dans ce pays où on n’avait jamais entendu parler d’eux. Ils gagnent très peu de prosélytes : ils achètent seulement quelques enfants à prix d’or.

Et puis cet événement insolite :

Dans la journée nous voyons passer sous nos fenêtres un bataillon turc. Les soldats tout en blanc ont bonne tournure, mais ils n’ont que le fez sur la tête et ils doivent être brûlés par le soleil. Ils sont précédés d’une musique discordante. Ils se rendent, dit-on, à Gaza, pour combattre des Bédouins révoltés.

Et oui, déjà Gaza en effervescence !

lelacdetiberiadeisraelis03.jpg

Tibériade

14 – 16 octobre 1861

La ville est située entre la montagne et le lac et elle a une enceinte massive flanquée de tours et une citadelle. Tout est lézardé et en ruines. L’intérieur est misérable et ne contient que 2.000 habitants dont 800 Juifs. (…)

L’ancienne ville était située au sud de la ville actuelle ; on voit encore des colonnes et des ruines qui indiquent la place qu’elle occupait. (…)

Le lac, autrefois mer de Génésareth, ou mer de Galilée, s’appelle aujourd’hui Bahr-el-Tabarieh. (…)

Autrefois il était superbe et environné de quinze villes florissantes. L’historien Josèphe en fait une description enchanteresse. Maintenant toutes les villes sont détruites ; il n’y a presque plus d’arbres, le pays est désolé. (…)

La végétation des bords du lac de Tibériade est celle des pays les plus chauds, comme l’Egypte ; on pourrait faire tout produire à cette admirable terre, mais les habitants sont si indolents qu’ils ne travaillent que très peu. Ils ne pêchent même point et il n’existe plus qu’une barque en mauvais état. (…)

Cette plaine fertile pourrait être d’une merveilleuse fertilité : elle est déserte. Le climat y est plus chaud encore que sur les autres rives du lac ; la canne à sucre y viendrait parfaitement : la plaine est arrosée par de petits cours d’eau. (…)

On nous fait voir l’endroit où le Jourdain entre dans le lac. (…)

630092497217853924896928531998436187351n.jpg

Rue de Safed (photo de la page Sfat/Safed sur facebook)

Un peu plus vers l’ouest nous apercevons Safed située sur une haute montagne. La population juive y est nombreuse ; c’est aussi une de leurs villes saintes où ils viennent d’Europe pour y mourir. Ils y ont une de leurs écoles les plus renommées. (…)

Vers le soir, je reçois une députation des rabbins et des Juifs les plus distingués de la ville dans de belles robes de toutes les couleurs les plus voyantes et avec de grandes barbes. (…) Ils sont venus pour me complimenter.

05430059derjakobsbrunneninsichem.jpg

Le puits de Jacob, région de Sichem

Aquarelle de David Roberts, 1839 (reproarte.com)

Samarie, Sichem et Naplouse

17 – 21 octobre 1861

La ville actuelle n’est qu’un misérable village de 500 habitants fanatiques et méchants qui, en général, reçoivent fort mal les étrangers, mais qui, à la vue de notre escorte, se montrent pleins de zèle pour nous et paraissent enchantés de notre visite. (…)

A 5 heures et quart du soir nous arrivons à notre campement près d’une source en dehors des murs de la ville. Le gouverneur et le colonel ne parlent que turc. Nous avons avec eux par interprète une conversation intéressante sur le pays. Le colonel a fait la campagne de Crimée ; il vient de Beyrouth et va avec son régiment à Jérusalem pour renforcer la garnison à cause d’une insurrection qui a éclaté près de Gaza ? Nous l’invitons à dîner avec nous.

mtgarizimetmtebalvusdelesttbn011300wr.jpg

Sichem: Mont Garizim et mont Ebal

Les Samaritains conservent encore leur culte et leur fameux Pentateuque qui est de toute antiquité et qui a été toujours précieusement gardé par eux. Il est écrit en caractère phénicien. Les Samaritains prétendent l’avoir reçu des successeurs de Jéroboam. Il est essentiellement conforme à celui des Juifs, nouvelle et incontestable preuve de l’authenticité et de la vérité de ce saint livre. Il n’y a plus aujourd’hui de Samaritains qu’à Naplouse. Ils sont pauvres et font en général le métier de changeurs. (…)

 

Le 21 octobre, nous partons à 6 heures et quart du matin et nous commençons par gravir une montagne remplie de rochers, à travers un pays désolé. Toute la journée le sentier est détestable, les montagnes sont raides et semées de pierres plates très glissantes qui reluisent au soleil. Dans les vallées on chemine pendant deux heures de suite dans le lit de torrents hérissés de grosses pierres roulantes. Nous traversons ainsi les montagnes d’Ephraïm, autrefois célèbres par leurs vignobles ; maintenant ses campagnes sont abandonnées et ses villes détruites. (…)

Il serait très facile et peu coûteux de faire de très bons chemins pour les chevaux ; mais le gouvernement turc n’y songe pas….

0628jerusalem1857.jpg

Jérusalem, la vieille ville en 1857

Jérusalem

22 – 25 octobre 1861

Enfin nous entrons dans la ville sainte par la belle porte de Jaffa, surmontée d’une tour flanquée de clochetons. L’entrée et les rues sont horriblement mal pavées ; les chevaux glissent à tous moments. Nous n’y faisons pas attention, tout occupés que nous sommes de notre présence dans ces lieux bénis.

Dès son entrée dans la ville, l’illustre visiteur se précipite à l’église du Saint-sépulcre et là :

Après avoir franchi la porte on trouve assis quatre ou cinq Turcs à turbans et à barbes qui gardent le Saint-sépulcre, ce qui est souverainement choquant : ils font la police dans l’église, doivent empêcher les rixes entre les différents rites et font payer une taxe pour l’ouverture de la porte. (…)

Et plus grave encore :

Derrière la chapelle du Saint-sépulcre, les Coptes se sont construits un petit sanctuaire en bois, qui est accolé au mur de la chapelle et produit à l’œil le plus mauvais effet possible. C’est une nouvelle usurpation, car il y a quelques années, les Coptes n’avaient pas pied dans l’église. Ils ont payé une assez forte somme aux Turcs pour avoir le droit de s’y introduire.

Conclusion: Et maintenant qu’ils ne viennent pas se plaindre, l’église romaine et les autres églises ne feront rien pour les défendre…

Mais les Coptes ne sont pas les seuls à agacer son altesse :

En attendant, les Grecs et les Arméniens continuent leurs envahissements, les Russes prennent pied partout, achètent des terrains, bâtissent des églises, un hospice qui est comme une forteresse et, si ça dure, sous peu nous (les catholiques) n’aurons plus rien à Jérusalem, où nous serons à peine tolérés. (…)

jaffa.jpg

Porte de Jaffa (voyageacteur.net)

Nous passons à côté de l’hôpital des chevaliers de Saint-Jean, amas de ruines, vaste terrain avec de beaux restes d’église. Les Russes depuis quelque temps sont en marché avec le gouvernement turc pour acheter ce terrain. On nous dit même plus tard que le marché est conclu. Les Grecs, les Russes, les Arméniens achètent tout, s’emparent de tout, les catholiques seuls abandonnent la ville sainte et ses précieux souvenirs.

(Il ne va plus rien rester pour les Palestiniens, mais au fait, où sont-ils ? Ils n’ont pas encore été inventés)

Cependant pour le comte de Chambord le pire est à venir, en effet , les « Evangéliques » attaquent en piqué :

On nous montre devant nous un enclos étendu appartenant aux Anglais. Ils y ont fait bâtir un temple et une école. Un évêque moitié anglican, moitié prussien y réside. Cet établissement est situé sur les ruines du palais du vieil Hérode, le meurtrier des Saints innocents. Les protestants, malgré les plus grands efforts et beaucoup d’argent répandu, n’ont pu faire que très peu de prosélytes.Ils achètent des enfants juifs ou grecs qu’ils instruisent dans leur religion.

lemurdeslamentationshbartlett1845.jpg

H. Barlett, 1845 (villemagne.net)

25 octobre

Dans l’après-midi, comme c’est un vendredi, nous allons voir les Juifs se lamenter contre un des murs du Temple. La partie inférieure de cette muraille est certainement antique. Dès les temps les plus anciens les Juifs sont venus tous les vendredis pleurer et se lamenter dans ce lieu. Au moment où nous nous y rendons, ils sont assez nombreux. Hommes et femmes, sans faire attention aux spectateurs, lisent la bible, pleurent, se frappent la tête contre la muraille, écoutent si quelque voix du ciel ne leur répond pas. Ce spectacle fait pitié et en même temps il émeut. Les Juifs payent un tribut aux Turcs pour avoir le droit de venir pleurer en ce lieu. C’est peut-être la seule fois de ma vie que les Juifs m’ont inspiré un sentiment de commisération et une sorte de respect. Ils paraissent convaincus et profondément affligés.

Nous traversons leur quartier qui est sale et a l’air misérable, 7000 Juifs sont entassés entre le mont Sion et le Temple. (…)

2408440556781196964771696954806734850621n.jpg

Photo Marc-Israël Sellem

Bethléem

26 octobre 1861

A 7 heure et demi du matin nous partons tous à cheval par un temps magnifique pour Bethléem. Le chemin est bon, ce qui est rare en Judée. (…) La route a été récemment refaite par les Grecs auxquels appartiennent presque tous les terrains qui s’étendent de Jérusalem au couvent Saint-Elie. (…)

Bethléem est dans une charmante position, sur le sommet d’une colline qui descend en terrasses couvertes de vignes et d’oliviers jusque dans une profonde vallée. Sa population est de 5000 habitants, dont 2500 catholiques latins, 1000 Grecs, quelques Arméniens, le reste musulman.

Jéricho

29 – 30 octobre 1861

Nous traversons Jéricho, aujourd’hui Rikha, qui veut dire parfum ; c’est un groupe de masures en boue et feuillages de l’aspect le plus misérable, habitées par 200 Arabes qui passent pour voler plutôt que de travailler. (…)

Jéricho, surnommée autrefois la ville des Palmiers, était située au milieu d’une plaine très fertile. Maintenant, la large plaine, profondément encaissée entre les deux chaînes de montagnes où coule le Jourdain, n’a que quelques champs de maïs et de doura. (…)

Fin du séjour

7 novembre 1861

En traversant cette terre de Chanaan, qui tirait son nom de Chanaan, fils de Cham, dont les descendants habitèrent le pays compris entre la mer Méditerranée et le Jourdain, nous pensons à ce qu’est devenue cette Terre promise. (…)

Autrefois la Terre Sainte avait sept millions d’habitants ; maintenant toute la Syrie n’en a que 2 500 000, dont 870 000 chrétiens, et la Palestine n’en a que 300 000. (…)

Ndlr : Les deux tiers ce nombre comptait des chrétiens de toutes sortes, les Juifs, les Druzes, les Samaritains. Le dernier tiers était constitué des fonctionnaires et des soldats du gouvernement turc et de la population arabe musulmane composée en grande partie de bédouins nomades.

jerusalem2.jpg

Jérusalem, David Roberts 1855 (villemagne.net)

Vers Jaffa

Nous traversons la plaine de Saron, si souvent nommée dans les livres saints, autrefois très fertile, et qui le serait encore, si les Arabes voulaient se donner la peine de la cultiver. On ne voit que du sable, de rares champs de douars, des herbes flétries et quelques oliviers. (…)

La plaine de Saron est bordée d’un côté par la mer, de l’autre par les montagnes de Judée et elle s’étend de Césarée à Ramleh. C’était le grenier de la Terre promise. Maintenant il n’y a presque plus de villages ; on dit que dans la saison des pluies le chemin est à peu près impraticable.

C’était il y a 150 ans, le peuple palestinien n’avait pas encore été inventé, pourtant il y avait déjà des problèmes à Gaza, et ce n’était pas de la faute des Juifs.

Les missionnaires commençaient à envahir le terrain

Voir aussi:

http://akhsahcalebunblogfr.unblog.fr/2011/10/06/palestine/



Le nombre onze

 

Variations sur un onze

Par Neutrinos

Arithmétique

11 est le cinquième nombre premier.

En binaire : 11 = 10112

En base 3 : 11 = 323

En base 4 : 11 = 234

En base 5 : 11 = 215

En base 6 : 11 = 156

En base 7 : 11 = 147

En base 8 : 11 = 138

En base 9 : 11 = 129

 

Un carré de côté 11 a le même périmètre qu’un cercle de diamètre 14 (avec π = 22/7).

14/11 = 1,272727.. c’est la racine carrée du « nombre d’or ».

Le nombre six à 11 partitions ; onze a 56 partitions.

11 = 6 + 5 mais aussi 62- 52.

En hébreu , six et cinq sont les valeurs numériques de deux lettres du Tétragramme :

ו (waw) et ה (He).

L’icosaèdre tronqué est formé de pentagones et d’hexagones réguliers

truncicosa.jpg

Icosaèdre tronqué (photo Wikipédia)

Valeurs polygonales de 11, « G » pour simplifier :

G 3 (triangulaire) = 66 ; G 4 (carré) = 121 ; G 5 = 176 ; G 6 = 231 (21×11)

G 7 = 286 ; G 8 = 341 (31×11) ; G 9 = 396 ; G 10 = 451 ;

G 11 = 506 ; G 12 = 561 ; G 13 = 616 ; G 14 = 671 ;

G 15 = 726 ; G 16 = 781 ; G 17 = 836 ; G 18 = 891 ;

G 19 = 946 ; G 20 = 1001 (91×11) C’est la valeur pentagonale (G 5) du nombre 26.

G 21 = 1056 ; G 22 = 1111, etc..

Un truc : Pour obtenir les polygonaux suivants, il suffit d’ajouter à chaque fois 55, la triangulaire de 10, au dernier nombre obtenu, exemple triangulaire de 10 plus triangulaire de 11 = 55 + 66 = 121, le carré de 11.

G 26(icosikaihexagonale) = 1331

On peut remarquer que les valeurs polygonales de 11 se terminent soit par 1, soit par 6. C’est également le cas du nombre 26.

6ee0d0c678d703ce344547e89454d08e.jpg

Les quatre premières valeurs obtenues dans le triangle de Pascal sont des puissances de 11 :

11, 121, 1331 et 14641 (114)

1331 est le cube de 11.

Onze et ses multiples dans les « Ecritures »

Dans le premier livre de la Thorah (pentateuque), il y a 1331 lettres du verset 1 au verset 26 inclus. C’est le verset qui annonce la création de l’homme au sixième jour.

1331 est la valeur numérique des mots :

על עשרים וששה, « sur vingt-six » 100 + 620 + 611 = 1331 ;

C’est aussi la valeur de l’expression :

על כתר תורה, « sur la Couronne de la Thorah », 100 + 620 + 611 = 1331.

Jeu de cubes

125 (53) = 1331en base 4

216 (63) = 1331 en base 5

343 (73) = 1331 en base 6 (343 = 1000 en base 7)

512 (83) = 1331 en base 7

729 (93) = 1331 en base 8

1000 (103) = 1331 en base 9

671

Sixième Jour, יום הששי, (YWM Ha ShiShY) les deux derniers mots du premier chapitre de la Thorah, ont pour valeur : 56 + 615 = 671

671 est la somme de la ligne du « carré magique » de 11.

Le Psaume 104, qui est un rappel de ce premier chapitre, est le chapitre 671 du TaNaK.

img050.jpg

Le centre du carré magique et du carré naturel de 11 est le nombre 61.

61 est la valeur numérique de אני, ANY, mot qui a deux significations : moi ou rien.

« La sortie d’Egypte » est citée 61 fois dans la Thorah. D’après Moïse Cordovéro : 50 fois comme miracle, et 11 fois comme un événement historique.

1331 + 671 = 2002

2002/11 = 182 (26 x 7). 182 est la valeur numérique du nom de יעקב (Jacob).

Joseph est le onzième fils de Jacob.

שור, le Taureau, roi des animaux domestiques et attribut de Joseph a pour valeur :

300 + 6 + 200 = 506, la somme des 11 premiers carrés.

« Il y a onze journées de ‘Horeb, par le chemin du mont Seïr, jusqu’à Kadech-Barne’a »

est-il précisé en Devarim I, 2. C’est ce chemin que les Hébreux dans le Désert ont mis quarante ans à parcourir pour arriver au but le premier jour du onzième mois.

Le chapitre I de Devarim (deutéronome) est le chapitre 154 de la Thorah.

154 = 14 x 11..

Au chapitre 27 du même livre, versets 15 à 26, sont énumérées les onze malédictions à prononcer sur le mont Eyval, près de Sichem.

Au chapitre XXIX, 28, il y a 11 lettres pointées ; voir :

http://akhsahcalebunblogfr.unblog.fr/2011/08/07/le-nombre-154/

 

Le prophète MYKhaH (Michée) I, 10-15, maudit 11 villes.

11 éléments entraient dans la composition du parfum spécial offert sur l’autel du temple de Jérusalem (Ex. XXX, 34).

 

D’après le Zohar III – 206a, onze fautes peuvent rendre un homme lépreux.

 

C’est dans la onzième année du Roi Salomon que la « maison » fut achevée (1Rois VI – 38)

112 + triangulaire de 11 : 121 + 66 = 187 c’est à dire 17 X 11.

Il y a 187 chapitres dans les cinq livres de la Thorah.

On retrouve 187 et 11 dans les dimensions du second Temple :

« Voici les dimensions de la Âzara : 187 coudées de longueur d’Est en ouest et 135 coudées de largeur du Nord au Sud. D’Est en Ouest 187 : l’espace libre pour la marche des Israélites : 11 coudées ; l’espace libre pour la marche des Cohanim : 11 coudées ; l’Autel 32 coudées ; entre l’Oulam et l’Autel 22 coudées, le Sanctuaire 100 coudées et 11 coudées derrière le Propitiatoire. »

(Le Temple, Description du Deuxième Temple d’après le Rambam, éditions Brit Chalom, 1995)

jeru1.jpg

L’alphabet hébreu a 22 lettres, la onzième lettre est כ, kaph.

Le mot le plus long du TaNaK a 11 lettres ; on le trouve au chapitre IX, verset 3, du rouleau d’Esther. Ce mot est :

והאחשדרפנים. Ce mot de valeur 704 (64 x 11) signifie : et les satrapes.

121

C’est onze au carré.

En base 3 : 121 = 111113

En base 4 : 121 = 13214

En base 5 : 121 = 4415 (441, c’est 212 et la valeur du mot אמת, vérité, et 441 = 6718)

En base 6 : 121 = 3216

En base 7 : 121 = 2317

En base 8 : 121 = 1718

En base 9 : 121 = 1449 (112= 122)

Jeu de carrés

16(42) = 1213

25 (52) = 1214

36 (62) = 1215

49 (72) = 1216

64 (82) = 1217

81 (92) = 1218

100 (102) = 1219

Ninive

נינוה, Ninive, a pour valeur numérique 121. De nombreuses informations géométriques et astronomiques paraissent cryptées dans le texte du Livre du prophète YWNaH (Jonas).

ar1302flarebrahic900.jpg

Astronomie

Il y a 11 jours de différence entre l’année lunaire et l’année solaire.

Le cycle de l’activité solaire est de 11 ans.

11° 15’ est la valeur de l’angle d’un des 32 secteurs de la Rose des Vents.

rosedesventsdeprovence.jpg

Physique

A des échelles infiniment petites de l’ordre de 10-35m, se développe un univers à dimensions multiples : 26 pour la théorie des cordes. Ces dimensions supplémentaires ont été ramenées à 10 dans la théorie des supercordes, puis à 11 dans la théorie  » M »; coïncidence ?

« Plutôt que les trois dimensions d’espace plus une dimension de temps de notre expérience quotidienne, la théorie des supercordes requiert neuf dimensions spatiales et une dimension temporelle. Et dans une incarnation plus robuste de la théorie des supercordes, connue sous le nom de « théorie M », l’unification nécessite dix dimensions d’espace et une de temps – une toile de fond cosmique composée d’un total de onze dimensions d’espace-temps. »

(Brian Greene, La magie du cosmos, Robert Laffont 2005)

Bienvenue dans la onzième dimension !



Quel dieu ?

 

Pour en finir avec dieu

Par Neutrinos

Non, il ne s’agit pas du livre de Richard Dawkins sur le principe que les religions appellent de ce nom, mais simplement un rappel de ce que le mot lui-même signifie et ce à quoi il renvoie.

Le mot dieu est un nom commun venu en droite ligne de l’univers mythologique de l’antiquité. Il dérive du dyaus sanscrit, du theos grec et du deus latin. Il qualifie les idoles les plus célèbres dont Zeus-Jupiter est le souverain incontestable.

Le terme « dieu », deus latin, provient en droite ligne d’une déclinaison en grec du mot Zeus: Δiος (Dios), qu’il s’agisse de la planète ou du maître de l’Olympe

Ce mot n’aurait jamais du servir à nommer une abstraction métaphysique suprême à l’origine de l’univers. Il en est une caricature pitoyable et sacrilège, et cela que l’on y croit ou non.

Pour aider à comprendre, voici un extrait du Cratyle de Platon sur ce thème

310pxsolarsys.jpg

De la rectitude des mots

Socrate : N’est-il pas juste, alors, de commencer par les Dieux, en considérant comment ils ont pu être appelés de ce nom de « dieux », théoï?

Hermogène : Hé ! naturellement.

Socrate : Eh bien ! voici en gros ce que, quant à moi, je suppose. A mes yeux, les hommes qui les premiers, ont vécu en Hellade n’ont connu d’autres dieux que ceux-là mêmes qui, maintenant, sont ceux des Barbares : Soleil, Lune, Terre, Astres, Ciel. Aussi, du fait qu’ils les voyaient tous s’élancer dans une course sans fin, théonta, ils sont partis de cette propriété-là, propriété de « courir », théïn, pour les dénommer « dieux » théoï ; prenant pour la suite connaissance de tous les autres dieux, ils les désignent dès lors de ce nom. Y a t-il à mon langage quelque air de vérité, ou bien pas du tout ?

Hermogène : Mais oui ! tout à fait l’air.

(traduction Léon Robin, Bibliothèque de La Pléiade, nrf 1950)

Il est affligeant de rencontrer ce mot inadapté dans des écrits, ou encore de l’entendre dans des conférences de supposés érudits, lorsqu’il est sensé traduire des concepts métaphysiques dont les auteurs du texte original ont scrupuleusement choisi les termes, porteurs dans leurs lettres d’informations et de significations symboliques.

Quelle image infantile évoque ce mot de nos jours ?

Celle d’un papy caractériel vautré sur un nuage, celle que les peintres de la Renaissance ont « immortalisée » (lol !) en ce qu’Einstein appelait « le Vieux ». A ce propos voici l’origine de la phrase « Dieu ne joue pas aux dés » attribuée au savant :

« La mécanique quantique force le respect. Mais une petite voix me dit que ce n’est pas encore avéré. La théorie rend compte de beaucoup de choses mais ne nous rapproche pas vraiment des secrets du Vieux. En tout cas, je suis convaincu que lui ne joue pas aux dés. »

(lettre à Max Born du 4/12/1926)

18537625498111118644211932660141856110051826223613n.jpg

Dans la tradition du judaïsme il est convenu de ne pas retranscrire ni prononcer les différents noms et qualificatifs attribués au principe suprême tel qu’ils sont écrits dans le texte. A l’origine cette précaution ne concernait que le Tétragramme par respect et crainte d’une destruction du document sur lequel les quatre lettres étaient mentionnées. Ensuite cette précaution a été étendue à d’autres mots.

Le comble du ridicule est atteint par de zélés et pieux traducteurs qui, déjà fautifs d’une erreur de transmission, écrivent D.ieu lorsqu’ils rencontrent une de ces abstractions verbales dans un texte.

Leur travail est souvent précieux et inestimable pour ceux qui n’ont pas accès à l’original, mais par pitié qu’ils arrêtent de se ridiculiser face à l’espace-temps éternel. Traduire le Tétragramme, ses abréviations et ses noms de substitution comme « le rocher » ou « le lieu » par un mot aussi galvaudé, c’est l’abaisser au niveau d’un Jupiter (exploits amoureux compris pour certains).

1763fesses.jpg

Voyons quels sont les termes intraduisibles du « TaNaKh » (Bible) que des traducteurs conditionnés par 2000 ans de crétinisme rendent par Dieu :

אל :

Al prononcé El, le nom le plus souvent traduit par Dieu par commodité.

Ce nom est composé des lettres aleph et lamed. Aleph, c’est le Un et lamed a le sens de transmission et d’enseignement.

Sa valeur numérique est 31.

31 est un nombre premier dont la valeur triangulaire est 496, nombre parfait.

496 est la valeur du mot מלכות, Malkhouth, le Royaume, nom de la dixième séphirah, symbole de la spiritualité dans la matière.

496 est le résultat numérique des équations résolues en 1984 par John Schwartz et Michael Green, résultat qui laisse espérer l’unification des quatre forces de la matière, théorie des cordes ou non.

imag0011.jpg

אלהים :

 Edouard Dhorme dans sa traduction publiée par la Bibliothèque de La Pléiade a respecté ce nom intraduisible dans le contexte du monothéisme puisqu’il s’agit d’un pluriel. C’est à ce principe qu’est attribué la création de l’homme « à notre image comme à notre ressemblance », c’est à dire mâle et femelle, peut-être une allusion à la force électromagnétique dans la formation de la matière…

La valeur de ce nom est 86, et 86 multiplié par 26 valeur des quatre lettres composant le Tétragramme, est égal à 2236, autant dire √5 en oubliant la virgule….

86 + 31 = 117

dodecaedre.jpg

אדני :

Adonaï, c’est le Kurios des Grecs et le Lord des anglophones, Ce sont les voyelles de ce nom qui placées sous les quatre lettres du Tétragramme ont donné naissance à l’inénarrable Jéhovah…

La valeur de ce nom est 65.

652 = 4225, et sa triangulaire est 2145.

4225 + 2145 = 6370, c’est à dire 637 x 10.

637 = 611 + 26.

31 + 86 + 65 = 182, valeur du nom YÂQoB, et 26 x 7.

שדי :

Shadaï, valeur 314… sans commentaire

314 + 86 = 400 valeur de ת, TaV, la dernière lettre de l’alphabet.

314 + 26 = 340, valeur du mot שם, SheM, nom. HaSheM, le Nom, est une expression de substitution du Tétragramme.

314 + 182 = 496

piuniverse.jpg

אהיה :

AheYeH, (Je serai et non je suis)

Valeur du mot : 21

212 = 441 ; triangulaire de 21 = 231

441 est la valeur du mot AMeTH, vérité

441 + 231 = 672, nombre tri-parfait.

21 + 26 + 31 + 65 = 143

En valeur pleine des lettres qui le composent, le motAheYeH égale :

111 + 6 + 20 + 6 = 143

143 comme 637 et 231 figurent dans les coefficients de polynômes indispensables en mécanique quantique.

אהיה אשר אהיה

Expression intraduisible citée en Exode 3 :14, rendue dans le meilleur des cas par « Je serai ce que je serai » et dans le pire par « je suis ce que je suis », a pour valeur totale :

21 + 501 + 21 = 543

31 + 86 + 65 + 314 + 21 + 26 = 543

La somme des quatre diviseurs de 543 (1+3+181+543) est égale à 728 (26×28)

5436, c’est la valeur du nombre 207 en base 6.

207 est la valeur du mot אור, lumière, mais surtout celle de אין סופ.

אין סופ : 61 + 146 = 207, Eyn Soph, c’est l’Inconnaissable absolu

A propos des nombres évoqués ci-dessus, voir:

http://montseguraucoindestemps.unblog.fr/2009/05/12/les-nombres-et-leur-mystere/

 

http://montseguraucoindestemps.unblog.fr/2009/05/13/mysteres-des-nombres-2

http://montseguraucoindestemps.unblog.fr/2009/05/18/numeralogie/

http://montseguraucoindestemps.unblog.fr/2009/11/18/nombres-et-mysteres-3/

http://montseguraucoindestemps.unblog.fr/2009/11/04/le-nombre-42/

http://montseguraucoindestemps.unblog.fr/2009/12/

http://montseguraucoindestemps.unblog.fr/2010/04/18/231-portes/

http://montseguraucoindestemps.unblog.fr/2011/05/26/le-nombre-sept/

 

http://akhsahcalebunblogfr.unblog.fr/2011/08/07/le-nombre-154/

http://akhsahcalebunblogfr.unblog.fr/2011/06/29/le-nombre-117/



Palestine ?

 

Des Philistins aux Palestiniens

Par Neutrinos

Le 9 janvier 2009, j’imprimais un article publié par le professeur Dufour sur son site :

http://www.modia.org/

Je ne connais pas la date à laquelle cet article a été mis en ligne. Le professeur Dufour écrit :

 » Je reçois ce mail, et vous le transmets. A chacun de penser ce qu’il veut sur chaque point, je ne me substitue pas à la pensée des lecteurs :

 Qui sont les Palestiniens ?

Par Yashito Sagamori (consultante en informatique à New York – 2003)

Si vous êtes si sûr que l’existence de la « Palestine » remonte très loin dans l’Histoire, je suppose que vous serez capable de répondre aux questions qui suivent sur ce pays, la « Palestine » :

1) Quand a-t-elle été fondée et par qui ?

2) Quelles étaient ses frontières ?

3) Quelle était sa capitale ?

4) Quelles étaient ses principales villes ?

5) Quelles étaient les bases de son économie ?

6) Quelle était la forme de son gouvernement ?

7) Pouvez-vous nommer un chef palestinien avant Arafat ?

8 ) La Palestine a-t-elle déjà été reconnue par un pays dont l’existence, à l’époque ou aujourd’hui, ne laisserait aucune place à l’interprétation ?

9) Quelle était la langue de la Palestine ?

10) Quelle était le nom de sa monnaie ? Choisissez une date dans l’Histoire, et citez le taux de change à cette date de la monnaie palestinienne contre le dollar US, le mark allemand, la livre britannique, je yen japonais ou le yuan chinois.

12) Quels objets archéologiques les Palestiniens ont-ils laissés ?

13) Connaissez-vous une librairie où l’on pourrait trouver une œuvre littéraire palestinienne produite avant 1967 ?

14) Enfin, puisqu’un tel pays n’existe plus, quelle a été la cause de sa disparition, et quand a-t-il disparu ?

Si vous vous lamentez sur le «lent naufrage» de cette nation autrefois «fière», pourriez-vous dire quand, exactement, cette « nation » a été fière, et de quoi elle était fière ?

Et maintenant, la moins sarcastique de toutes les questions : si cette population que vous appelez par erreur « palestinienne » n’est pas seulement constituée d’Arabes génériques mais en grande partie d’Arabes provenant ou plutôt expulsés du monde arabe alentour, « sous le mandat anglais plus de 200.000 sont venus d’Arabie précisément, pour s’installer avec promesses d’un monde meilleur », si elle possède vraiment une identité ethnique qui lui donnerait un droit à l’autodétermination, pourquoi n’a-t-elle jamais essayé d’accéder à l’indépendance avant qu’Israël n’inflige aux Arabes une défaite cuisante lors de la guerre des Six-Jours ?

 

J’espère que vous éviterez la tentation d’invoquer un lien entre « les Palestiniens » actuels et les Philistins de la Bible : substituer l’étymologie à l’Histoire ne saurait être de mise. (Voir note)

La vérité devrait être évidente pour qui veut la connaître. Les Arabes n’ont jamais abandonné le rêve de détruire Israël : ils continuent de le chérir.

N’ayant pu détruire Israël par la force militaire, ils tentent aujourd’hui de le faire par procuration. A cette fin, ils ont créé une organisation terroriste qu’ils ont  appelée non sans cynisme le « peuple palestinien » et qu’ils ont installée à Gaza, en Judée et en Samarie. Autrement, comment expliquez-vous le refus par la Jordanie et l’Egypte, après la guerre des Six-Jours, d’accepter inconditionnellement de reprendre l’une la « Cisjordanie » et l »’autre Gaza ?

Le fait est là, la population arabe de Gaza, de Judée et de Samarie est bien moins fondée à revendiquer un statut national, que la tribu d’Indiens américains qui s’est rassemblée avec succès dans le Connecticut pour y créer un casino détaxé : au moins cette tribu était-elle motivée par un but constructif. Les soi-disant « Palestiniens », eux, n’ont qu’une motivation : la destruction d’Israël, et de mon point de vue, cela ne saurait suffire à haire d’eux une nation ni rien d’autre à l’exception de ce qu’ils sont vraiment : une organisation terroriste qui finira par être démantelée…. »

2532033416951138623587092138636214456511791n.jpg

Note :

Le nom de Palestine

Ce nom provient effectivement du nom hébreu des Philistins :

PeLeSheTh  – פלשת

On croit que ceux-ci étaient issus des îles de la mer Egée, peut-être des Crétois. Ils disparurent en tant que peuple vers l’an 700 avant l’ère commune lors des conquêtes du roi de Ninive Sennachérib, celui qui échoua devant Jérusalem défendue par le roi Ezéchias. Plus tard le roi Josias reconquit les plaines de la Philistie, et ces « Palestiniens d’origine disparurent de la scène de l’Histoire.

On se souvient d’eux et de leurs exploits ; leur province côtière a gardé leur nom

En l’an 135, l’empereur Adrien exhuma la vieille appellation pour effacer à jamais le souvenir de la Judée et de la Samarie. Contrairement à ce que l’on peut lire parfois, Adrien n’est pas l’inventeur du nom, il l’a retrouvé dans les textes anciens.

sennacheriblouvre.jpg

Sennachérib (Musée du Louvre)

Hérodote (cinquième siècle avant l’ère commune)

Clio, livre I – 106

Les Mèdes en vinrent alors aux mains avec les Scythes ; vaincus dans le combat, ils furent destitués de leur suprématie, et les Scythes se répandirent sur l’Asie tout . De là, ils se dirigèrent vers l’Egypte. Mais, quand ils furent dans la Syrie de Palestine, Psammétichos roi d’Egypte vint au-devant d’eux, et par des présents et des prières les détourna de pousser plus avant. Lorsque, en faisant retraite, ils furent parvenus à la ville syrienne d’Ascalon, la plupart des Scythes passèrent outre sans causer de dégât.

Euterpe, livre II-106

Des stèles que le roi d’Egypte Sésostris dressait dans les différents pays, la plupart ne sont plus visibles et ne subsistent plus ; toutefois dans la Syrie Palestine, j’en ai vu moi-même qui existent encore, portant les inscriptions dont j’ai parlé et les parties sexuelles de la femme.

Thalie, livre III-5

C’est par là seulement que s’offre une voie d’accès en Egypte. De la Phénicie aux confins de la ville de Cadytis (Gaza), le pays appartient aux Syriens qu’on appelle Syriens de Palestine.

Livre III-91

A partir de la ville de Posidéon, qu’Amphilochos fils d’Amphiaraos fonda sur les confins des Ciliciens et des Syriens, à commencer à partir de cette ville jusqu’à l’Egypte, exception faite du pays des Arabes (car ce territoire était exempt), le tribut prélevé était de trois cent cinquante talents) ; ce département comprend toute la Phénicie, la Syrie appelée Palestine et Cypre….

(A noter, le territoire des Arabes n’est pas la Palestine).

Melpomène, livre IV-40

Jusqu’à la Phénicie, à partir de la Perse, il y a une large étendue de pays ; à partir de la Phénicie, la péninsule s’allonge à travers cette mer-ci suivant les côtes de la Syrie Palestine et de l’Egypte, où elle se termine…

galerephenicienne.jpg

Polymnie, livre VII- 89

Les Phéniciens avec les Syriens de Palestine en fournissaient trois cents, équipés comme il suit…..

Ces Phéniciens habitaient jadis, à ce qu’ils disent eux-mêmes, sur les bords de la mer Erythrée ; de là, ils passèrent en Syrie, où ils habitent le littoral ; ce canton de la Syrie et tout le pays qui s’étend jusqu’à l’Egypte s’appellent Palestine.

Le mot Erythrée veut dire rouge en grec. La mer Erythrée n’est pas forcément notre actuelle Mer Rouge, c’est l’Océan Indien dont la Mer Rouge était considérée comme un bras par les Grecs.

Hérodote: Histoires: texte traduit par Ph.-E Legrand, éditions « Les Belles Lettres, Paris-1962

Aristote (384 – 322)

évoque aussi de la Palestine à propos de la Mer de Sel, dans ses Météorologiques, livre II, ch. III § 39

 

S’il est vrai, comme quelques-uns le racontent, qu’il y a dans la Palestine un lac de telle nature que si l’on y jette un animal ou un homme garrotté, il y surnage et ne s’enfonce pas sous l’eau, ce serait un témoignage de plus de ce que nous disons ici; car on assure que l’eau de ce lac est tellement amère et tellement salée qu’aucun poisson n’y peut vivre, et qu’il suffit d’y agiter les vêtements en les y trempant pour les nettoyer.

En guise de conclusion, voir cette vidéo

http://www.youtube.com/watch?v=yAI6hAWlqBY&feature=player_embedded#



12345

O'nyx, Evénementiel |
studentsohaib |
TV2 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | JUVENIL WORLD
| Transparency Mali
| agboville le novateur d'Afr...