Interaction

Interaction

Par Neutrinos

Tout dans le monde est fait d’atomes qui sont soudés les uns aux autres par les interactions de leurs électrons.
Ces interactions sont dues à la force électromagnétique agissant entre eux ; celle-ci n’est à son tour qu’un échange de photons.
C’est pour cette découverte de « l’effet photoélectrique » que le physicien Albert Einstein reçut le prix Nobel en 1921, et non pour ses découvertes sur la relativité.
La force électromagnétique donne aux atomes leur structure interne, ce qui leur permet de s’agglomérer pour former les substances qui composent l’Univers, les êtres vivants compris ; ne pas l’oublier.
L’électron est une particule chargée négativement ; le proton est chargé positivement. Pour l’antimatière, c’est l’inverse ; ne pas mélanger les torchons avec les serviettes, ça ferait boum.
Rappel : les forces opposées s’attirent, les forces semblables se repoussent.

Interaction dans Science electron-loss

(missbscience.blogspot.com)

 

La constante de la structure fine

α (alpha) est une des constantes fondamentales de l’Univers. Elle détermine la force des interactions entre les particules chargées et le champ magnétique. Elle gouverne la force électromagnétique, celle qui fonde la cohésion des atomes et des molécules en « tenant » les électrons entre eux.
Sa valeur exacte est : 0,007297351 +/- 0,000000006 ou 1/137035999037, selon la valeur obtenue lors des dernières estimations.
C’est un nombre sans dimension dont la formule est :
e au carré/c hbar : e est la charge électrique de l’électron ; c la vitesse de la lumière et hbar, la constante de Planck divisée par 2π.
Cette fraction de 1/137 a fortement impressionné Wolfgang Pauli (le père des neutrinos), car 137 est la valeur du mot קבלה (QaBaLaH) en hébreu. Ce mot signifie « transmission ».
En base 6 : 137 = 345, valeur du nom de משה (Moïse).

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La danse du photon (linuxmint.com)

 

Le photon, qui est-il ?

Le photon est une particule d’énergie, ou de lumière, utilisée pour transférer des forces électromagnétiques. La lumière, la chaleur, les rayons X sont des ondes de photons ; les ondes radio (et TV) aussi.
Rappel : il ne faut pas confondre ondes radio et ondes sonores. Les ondes radio voyagent à la vitesse de la lumière, c’est-à-dire un million de fois plus vite que les ondes sonores.

Le rayonnement des photons est une onde capable d’éjecter des électrons d’un atome car les photons se comportent comme des projectiles de lumière. Un rayon de lumière agit comme un flux d’ondes, mais c’est également un flux de particules car il est composé de  grains de lumière . Ce que devait savoir l’auteur mystérieux du non moins mystérieux Sepher HaBahir, ouvrage antérieur au XIIe siècle, et peut-être rédigé à Lunel ou à Posquières :

« C’est à propos de la lumière qui est dotée de substance » (ch.13).

On peut de nos jours contempler de très vénérables photons, pour cela, il suffit d’allumer un écran de télévision hors chaîne ; 1/100 de la neige qui scintille sur l’écran est composé de photons émis lors du Big Bang ; beau support de méditation, ça laisse rêveur.

 

Des photons dans un Buisson

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Photo de Rav Johanan Banon, publiée sur Facebook

אור, lumière en hébreu, a pour valeur 207.
En base 6, 207 = 543,  (21+501+21) valeur de l’expression:

 אהיה אשר אהיה

réponse énigmatique de la non moins énigmatique abstraction cachée dans un prétendu buisson au comportement non conventionnel.
Dans le célèbre vis-à-vis, ou face à face, entre Moïse et son interlocuteur, nous avons un 543 qui se regarde dans un 345 ; mais également par une simple transmutation, un possible 207 de lumière qui se contemple dans un électromagnétique 137….
On est loin du « je serai ce que je serai » des traductions acceptables, en tant que procédés mnémotechniques, et encore plus loin de l’abominable « je suis qui je suis » des charlatans pêcheurs de dupes.

 

Danse du photon n°8

Danse du photon n°8 (linuxmint.com)

 

 

A noter:

543 + 345 = 888

(888 est un nombre cher au coeur de fumistes plagiaires qui prétendent l’avoir découvert là où il ne risque pas de se trouver)

543 est la somme des valeurs de six noms d’une importance capitale:
21 + 26 + 31 + 65 + 86 + 314 = 543
De plus l’inconnaissable AYN SWPH, אין סוף , a pour valeur:

61 + 146 = 207, c’est à dire 543 en base 6 comme la lumière du Buisson. 
 

Cette semaine à l’étude: SheMWTh ch. I à VI (Exode). Dans le chapitre III, le mot  הסנה
  »le buisson », de valeur 120, est cité 5 fois: 120 x 5 = 600.

 


Sources accessibles sur quelques bases en physique:

Paul Parsons, 3 minutes pour comprendre les 50 plus grandes Théories scientifiques,
Editions Le Courrier du Livre, 2011

Robert L. Wolke : Tout ce qu’Einstein n’a jamais dit : La Compil.
Editions Dunod 2010.

Voir aussi le site de Futura Sciences.



2012 et l’An 6000

 

Fin du Monde ?

 

Bientôt 2012 au calendrier de l’ère vulgaire, quelle sorte de bon voeu doit-on envoyer ?

Voici, à ce sujet, un extrait d’un article publié en mai 2009 sur le blog Montségur-Au Coin des Temps; Les dates ont été mises à jour

 

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Entre 1831 et 1851 paraît à Paris la première traduction de la V. O. de la Bible, par le Rabbin Samuel Cahen. Il s’agit d’une édition bilingue en 12 volumes bourrée de notes et de références. En 1994, les Editions Les Belles Lettres en ont publié la traduction française seule, malheureusement sans les notes, mais avec une introduction de Marc-Alain Ouaknin tout à fait passionnante. On trouve également en annexe des renseignements utiles sur les poids et mesures, les fêtes, une bibliographie, un glossaire et un curieux Tableau chronologique, assorti des précisions suivantes  de l’éditeur:

« Quelques dates de l’histoire biblique tirées de la table chronologique de Samuel Cahen, de Adame à Alexandre de Macédoine. »

« Note de Samuel Cahen. Les nombres de la première colonne indiquent les années depuis la création ; ceux de la seconde colonne, les années avant le commencement de l’ère vulgaire, selon les Hébreux. Dans le système d’Ussérius, on augmente de 16 les nombres de la seconde colonne, et pour avoir l’ère dite mondaine, il faut retrancher 227 des nombres de la même colonne. »

Explications : Ussérius est l’évêque anglais Usher qui décréta que le monde avait été créé le 23 ou 24 octobre –4004, à 9 heures du matin.

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Le calendrier utilisé de nos jours par les Juifs est un calendrier luni-solaire dont la forme actuelle remonte au IVième siècle de notre ère. Le point de départ des calculs en a été choisi lors de la nouvelle lune du 24 septembre 344. Les « Sages » ont fixé le premier jour de leur chronologie 216 cycles de Méton en arrière, c’est à dire 216 fois 19 ans, et ont remonté ainsi 4104 ans. Selon ce comput, la première nouvelle lune de la Création fut celle du 7 octobre 3761 ans avant l’ère commune. D’après ce calendrier, nous serions depuis le 29 septembre 2011 en l’an 5772

La différence avec le calendrier publié par Samuel Cahen vers 1850 est donc de 227 ans. D’après sa computation, Adam et Eve furent créés en –3988, nous serions donc cette année en l’an 6000.

 

L’An 6000

Depuis cette découverte intrigante, j’ai enquêté en vain pour tenter de découvrir la source des informations du vénérable Rabbin traducteur. Aucune chronologie, et elles sont nombreuses, ne correspond à la sienne. S’agit-il du décompte utilisé avant l’an 344 ? D’où provient-il ? De Babylone, de Perse peut-être, patrie d’un Zoroastre dont les ancêtres seraient venus d’un mystérieux  Grand Continent situé au-delà de la Grande Mer ?

De l’Amérique au Moyen-Orient

L’auteur inconnu d’une scholie de Platon (fr. B 11), prétend que certains auteurs ont fait de Zoroastre, le Mage et le Prophète de la Perse antique, le descendant d’hommes venus des Terres d’au-delà de la « Grande Mer », c’est à dire d’une région transocéanique. (Les Mages hellénisés, Bidez – Cumont, éd. Les Belles Lettres).

Pline l’Ancien dans le livre XXX § 3 de son Histoire Naturelle, déclare que Zoroastre aurait vécu 6000 ans avant la mort de Platon.

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Hexagramme dans un symbole solaire, temple d'Uxmal, Yucatan - Mexique

Pour des raisons astronomiques évidentes, un cycle calculé par les Mayas doit se terminer en l’an 2012 de notre calendrier profane. Tout le monde connaît l’importance liée aux 6000 ans dans la tradition biblique, mais aussi l’importance des cycles de 6000 ans dans de nombreuses civilisations orientales. Curieusement un calcul fondé sur des textes en V.O., directement issus des grandes traditions de l’Orient antique nous promet la fin d’un cycle en 2012.

Attention, je n’ai pas dit la Fin du Monde.

Pour en savoir plus, voir:

De Didier Jamet et Fabrice Mottez: 2012, scénarios pour une fin du monde

(Editions Belin)

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Le nombre onze

 

Variations sur un onze

Par Neutrinos

Arithmétique

11 est le cinquième nombre premier.

En binaire : 11 = 10112

En base 3 : 11 = 323

En base 4 : 11 = 234

En base 5 : 11 = 215

En base 6 : 11 = 156

En base 7 : 11 = 147

En base 8 : 11 = 138

En base 9 : 11 = 129

 

Un carré de côté 11 a le même périmètre qu’un cercle de diamètre 14 (avec π = 22/7).

14/11 = 1,272727.. c’est la racine carrée du « nombre d’or ».

Le nombre six à 11 partitions ; onze a 56 partitions.

11 = 6 + 5 mais aussi 62- 52.

En hébreu , six et cinq sont les valeurs numériques de deux lettres du Tétragramme :

ו (waw) et ה (He).

L’icosaèdre tronqué est formé de pentagones et d’hexagones réguliers

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Icosaèdre tronqué (photo Wikipédia)

Valeurs polygonales de 11, « G » pour simplifier :

G 3 (triangulaire) = 66 ; G 4 (carré) = 121 ; G 5 = 176 ; G 6 = 231 (21×11)

G 7 = 286 ; G 8 = 341 (31×11) ; G 9 = 396 ; G 10 = 451 ;

G 11 = 506 ; G 12 = 561 ; G 13 = 616 ; G 14 = 671 ;

G 15 = 726 ; G 16 = 781 ; G 17 = 836 ; G 18 = 891 ;

G 19 = 946 ; G 20 = 1001 (91×11) C’est la valeur pentagonale (G 5) du nombre 26.

G 21 = 1056 ; G 22 = 1111, etc..

Un truc : Pour obtenir les polygonaux suivants, il suffit d’ajouter à chaque fois 55, la triangulaire de 10, au dernier nombre obtenu, exemple triangulaire de 10 plus triangulaire de 11 = 55 + 66 = 121, le carré de 11.

G 26(icosikaihexagonale) = 1331

On peut remarquer que les valeurs polygonales de 11 se terminent soit par 1, soit par 6. C’est également le cas du nombre 26.

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Les quatre premières valeurs obtenues dans le triangle de Pascal sont des puissances de 11 :

11, 121, 1331 et 14641 (114)

1331 est le cube de 11.

Onze et ses multiples dans les « Ecritures »

Dans le premier livre de la Thorah (pentateuque), il y a 1331 lettres du verset 1 au verset 26 inclus. C’est le verset qui annonce la création de l’homme au sixième jour.

1331 est la valeur numérique des mots :

על עשרים וששה, « sur vingt-six » 100 + 620 + 611 = 1331 ;

C’est aussi la valeur de l’expression :

על כתר תורה, « sur la Couronne de la Thorah », 100 + 620 + 611 = 1331.

Jeu de cubes

125 (53) = 1331en base 4

216 (63) = 1331 en base 5

343 (73) = 1331 en base 6 (343 = 1000 en base 7)

512 (83) = 1331 en base 7

729 (93) = 1331 en base 8

1000 (103) = 1331 en base 9

671

Sixième Jour, יום הששי, (YWM Ha ShiShY) les deux derniers mots du premier chapitre de la Thorah, ont pour valeur : 56 + 615 = 671

671 est la somme de la ligne du « carré magique » de 11.

Le Psaume 104, qui est un rappel de ce premier chapitre, est le chapitre 671 du TaNaK.

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Le centre du carré magique et du carré naturel de 11 est le nombre 61.

61 est la valeur numérique de אני, ANY, mot qui a deux significations : moi ou rien.

« La sortie d’Egypte » est citée 61 fois dans la Thorah. D’après Moïse Cordovéro : 50 fois comme miracle, et 11 fois comme un événement historique.

1331 + 671 = 2002

2002/11 = 182 (26 x 7). 182 est la valeur numérique du nom de יעקב (Jacob).

Joseph est le onzième fils de Jacob.

שור, le Taureau, roi des animaux domestiques et attribut de Joseph a pour valeur :

300 + 6 + 200 = 506, la somme des 11 premiers carrés.

« Il y a onze journées de ‘Horeb, par le chemin du mont Seïr, jusqu’à Kadech-Barne’a »

est-il précisé en Devarim I, 2. C’est ce chemin que les Hébreux dans le Désert ont mis quarante ans à parcourir pour arriver au but le premier jour du onzième mois.

Le chapitre I de Devarim (deutéronome) est le chapitre 154 de la Thorah.

154 = 14 x 11..

Au chapitre 27 du même livre, versets 15 à 26, sont énumérées les onze malédictions à prononcer sur le mont Eyval, près de Sichem.

Au chapitre XXIX, 28, il y a 11 lettres pointées ; voir :

http://akhsahcalebunblogfr.unblog.fr/2011/08/07/le-nombre-154/

 

Le prophète MYKhaH (Michée) I, 10-15, maudit 11 villes.

11 éléments entraient dans la composition du parfum spécial offert sur l’autel du temple de Jérusalem (Ex. XXX, 34).

 

D’après le Zohar III – 206a, onze fautes peuvent rendre un homme lépreux.

 

C’est dans la onzième année du Roi Salomon que la « maison » fut achevée (1Rois VI – 38)

112 + triangulaire de 11 : 121 + 66 = 187 c’est à dire 17 X 11.

Il y a 187 chapitres dans les cinq livres de la Thorah.

On retrouve 187 et 11 dans les dimensions du second Temple :

« Voici les dimensions de la Âzara : 187 coudées de longueur d’Est en ouest et 135 coudées de largeur du Nord au Sud. D’Est en Ouest 187 : l’espace libre pour la marche des Israélites : 11 coudées ; l’espace libre pour la marche des Cohanim : 11 coudées ; l’Autel 32 coudées ; entre l’Oulam et l’Autel 22 coudées, le Sanctuaire 100 coudées et 11 coudées derrière le Propitiatoire. »

(Le Temple, Description du Deuxième Temple d’après le Rambam, éditions Brit Chalom, 1995)

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L’alphabet hébreu a 22 lettres, la onzième lettre est כ, kaph.

Le mot le plus long du TaNaK a 11 lettres ; on le trouve au chapitre IX, verset 3, du rouleau d’Esther. Ce mot est :

והאחשדרפנים. Ce mot de valeur 704 (64 x 11) signifie : et les satrapes.

121

C’est onze au carré.

En base 3 : 121 = 111113

En base 4 : 121 = 13214

En base 5 : 121 = 4415 (441, c’est 212 et la valeur du mot אמת, vérité, et 441 = 6718)

En base 6 : 121 = 3216

En base 7 : 121 = 2317

En base 8 : 121 = 1718

En base 9 : 121 = 1449 (112= 122)

Jeu de carrés

16(42) = 1213

25 (52) = 1214

36 (62) = 1215

49 (72) = 1216

64 (82) = 1217

81 (92) = 1218

100 (102) = 1219

Ninive

נינוה, Ninive, a pour valeur numérique 121. De nombreuses informations géométriques et astronomiques paraissent cryptées dans le texte du Livre du prophète YWNaH (Jonas).

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Astronomie

Il y a 11 jours de différence entre l’année lunaire et l’année solaire.

Le cycle de l’activité solaire est de 11 ans.

11° 15’ est la valeur de l’angle d’un des 32 secteurs de la Rose des Vents.

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Physique

A des échelles infiniment petites de l’ordre de 10-35m, se développe un univers à dimensions multiples : 26 pour la théorie des cordes. Ces dimensions supplémentaires ont été ramenées à 10 dans la théorie des supercordes, puis à 11 dans la théorie  » M »; coïncidence ?

« Plutôt que les trois dimensions d’espace plus une dimension de temps de notre expérience quotidienne, la théorie des supercordes requiert neuf dimensions spatiales et une dimension temporelle. Et dans une incarnation plus robuste de la théorie des supercordes, connue sous le nom de « théorie M », l’unification nécessite dix dimensions d’espace et une de temps – une toile de fond cosmique composée d’un total de onze dimensions d’espace-temps. »

(Brian Greene, La magie du cosmos, Robert Laffont 2005)

Bienvenue dans la onzième dimension !



Quel dieu ?

 

Pour en finir avec dieu

Par Neutrinos

Non, il ne s’agit pas du livre de Richard Dawkins sur le principe que les religions appellent de ce nom, mais simplement un rappel de ce que le mot lui-même signifie et ce à quoi il renvoie.

Le mot dieu est un nom commun venu en droite ligne de l’univers mythologique de l’antiquité. Il dérive du dyaus sanscrit, du theos grec et du deus latin. Il qualifie les idoles les plus célèbres dont Zeus-Jupiter est le souverain incontestable.

Le terme « dieu », deus latin, provient en droite ligne d’une déclinaison en grec du mot Zeus: Δiος (Dios), qu’il s’agisse de la planète ou du maître de l’Olympe

Ce mot n’aurait jamais du servir à nommer une abstraction métaphysique suprême à l’origine de l’univers. Il en est une caricature pitoyable et sacrilège, et cela que l’on y croit ou non.

Pour aider à comprendre, voici un extrait du Cratyle de Platon sur ce thème

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De la rectitude des mots

Socrate : N’est-il pas juste, alors, de commencer par les Dieux, en considérant comment ils ont pu être appelés de ce nom de « dieux », théoï?

Hermogène : Hé ! naturellement.

Socrate : Eh bien ! voici en gros ce que, quant à moi, je suppose. A mes yeux, les hommes qui les premiers, ont vécu en Hellade n’ont connu d’autres dieux que ceux-là mêmes qui, maintenant, sont ceux des Barbares : Soleil, Lune, Terre, Astres, Ciel. Aussi, du fait qu’ils les voyaient tous s’élancer dans une course sans fin, théonta, ils sont partis de cette propriété-là, propriété de « courir », théïn, pour les dénommer « dieux » théoï ; prenant pour la suite connaissance de tous les autres dieux, ils les désignent dès lors de ce nom. Y a t-il à mon langage quelque air de vérité, ou bien pas du tout ?

Hermogène : Mais oui ! tout à fait l’air.

(traduction Léon Robin, Bibliothèque de La Pléiade, nrf 1950)

Il est affligeant de rencontrer ce mot inadapté dans des écrits, ou encore de l’entendre dans des conférences de supposés érudits, lorsqu’il est sensé traduire des concepts métaphysiques dont les auteurs du texte original ont scrupuleusement choisi les termes, porteurs dans leurs lettres d’informations et de significations symboliques.

Quelle image infantile évoque ce mot de nos jours ?

Celle d’un papy caractériel vautré sur un nuage, celle que les peintres de la Renaissance ont « immortalisée » (lol !) en ce qu’Einstein appelait « le Vieux ». A ce propos voici l’origine de la phrase « Dieu ne joue pas aux dés » attribuée au savant :

« La mécanique quantique force le respect. Mais une petite voix me dit que ce n’est pas encore avéré. La théorie rend compte de beaucoup de choses mais ne nous rapproche pas vraiment des secrets du Vieux. En tout cas, je suis convaincu que lui ne joue pas aux dés. »

(lettre à Max Born du 4/12/1926)

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Dans la tradition du judaïsme il est convenu de ne pas retranscrire ni prononcer les différents noms et qualificatifs attribués au principe suprême tel qu’ils sont écrits dans le texte. A l’origine cette précaution ne concernait que le Tétragramme par respect et crainte d’une destruction du document sur lequel les quatre lettres étaient mentionnées. Ensuite cette précaution a été étendue à d’autres mots.

Le comble du ridicule est atteint par de zélés et pieux traducteurs qui, déjà fautifs d’une erreur de transmission, écrivent D.ieu lorsqu’ils rencontrent une de ces abstractions verbales dans un texte.

Leur travail est souvent précieux et inestimable pour ceux qui n’ont pas accès à l’original, mais par pitié qu’ils arrêtent de se ridiculiser face à l’espace-temps éternel. Traduire le Tétragramme, ses abréviations et ses noms de substitution comme « le rocher » ou « le lieu » par un mot aussi galvaudé, c’est l’abaisser au niveau d’un Jupiter (exploits amoureux compris pour certains).

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Voyons quels sont les termes intraduisibles du « TaNaKh » (Bible) que des traducteurs conditionnés par 2000 ans de crétinisme rendent par Dieu :

אל :

Al prononcé El, le nom le plus souvent traduit par Dieu par commodité.

Ce nom est composé des lettres aleph et lamed. Aleph, c’est le Un et lamed a le sens de transmission et d’enseignement.

Sa valeur numérique est 31.

31 est un nombre premier dont la valeur triangulaire est 496, nombre parfait.

496 est la valeur du mot מלכות, Malkhouth, le Royaume, nom de la dixième séphirah, symbole de la spiritualité dans la matière.

496 est le résultat numérique des équations résolues en 1984 par John Schwartz et Michael Green, résultat qui laisse espérer l’unification des quatre forces de la matière, théorie des cordes ou non.

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אלהים :

 Edouard Dhorme dans sa traduction publiée par la Bibliothèque de La Pléiade a respecté ce nom intraduisible dans le contexte du monothéisme puisqu’il s’agit d’un pluriel. C’est à ce principe qu’est attribué la création de l’homme « à notre image comme à notre ressemblance », c’est à dire mâle et femelle, peut-être une allusion à la force électromagnétique dans la formation de la matière…

La valeur de ce nom est 86, et 86 multiplié par 26 valeur des quatre lettres composant le Tétragramme, est égal à 2236, autant dire √5 en oubliant la virgule….

86 + 31 = 117

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אדני :

Adonaï, c’est le Kurios des Grecs et le Lord des anglophones, Ce sont les voyelles de ce nom qui placées sous les quatre lettres du Tétragramme ont donné naissance à l’inénarrable Jéhovah…

La valeur de ce nom est 65.

652 = 4225, et sa triangulaire est 2145.

4225 + 2145 = 6370, c’est à dire 637 x 10.

637 = 611 + 26.

31 + 86 + 65 = 182, valeur du nom YÂQoB, et 26 x 7.

שדי :

Shadaï, valeur 314… sans commentaire

314 + 86 = 400 valeur de ת, TaV, la dernière lettre de l’alphabet.

314 + 26 = 340, valeur du mot שם, SheM, nom. HaSheM, le Nom, est une expression de substitution du Tétragramme.

314 + 182 = 496

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אהיה :

AheYeH, (Je serai et non je suis)

Valeur du mot : 21

212 = 441 ; triangulaire de 21 = 231

441 est la valeur du mot AMeTH, vérité

441 + 231 = 672, nombre tri-parfait.

21 + 26 + 31 + 65 = 143

En valeur pleine des lettres qui le composent, le motAheYeH égale :

111 + 6 + 20 + 6 = 143

143 comme 637 et 231 figurent dans les coefficients de polynômes indispensables en mécanique quantique.

אהיה אשר אהיה

Expression intraduisible citée en Exode 3 :14, rendue dans le meilleur des cas par « Je serai ce que je serai » et dans le pire par « je suis ce que je suis », a pour valeur totale :

21 + 501 + 21 = 543

31 + 86 + 65 + 314 + 21 + 26 = 543

La somme des quatre diviseurs de 543 (1+3+181+543) est égale à 728 (26×28)

5436, c’est la valeur du nombre 207 en base 6.

207 est la valeur du mot אור, lumière, mais surtout celle de אין סופ.

אין סופ : 61 + 146 = 207, Eyn Soph, c’est l’Inconnaissable absolu

A propos des nombres évoqués ci-dessus, voir:

http://montseguraucoindestemps.unblog.fr/2009/05/12/les-nombres-et-leur-mystere/

 

http://montseguraucoindestemps.unblog.fr/2009/05/13/mysteres-des-nombres-2

http://montseguraucoindestemps.unblog.fr/2009/05/18/numeralogie/

http://montseguraucoindestemps.unblog.fr/2009/11/18/nombres-et-mysteres-3/

http://montseguraucoindestemps.unblog.fr/2009/11/04/le-nombre-42/

http://montseguraucoindestemps.unblog.fr/2009/12/

http://montseguraucoindestemps.unblog.fr/2010/04/18/231-portes/

http://montseguraucoindestemps.unblog.fr/2011/05/26/le-nombre-sept/

 

http://akhsahcalebunblogfr.unblog.fr/2011/08/07/le-nombre-154/

http://akhsahcalebunblogfr.unblog.fr/2011/06/29/le-nombre-117/



Le nombre 154

 

Le nombre 154

Par Neutrinos

Le chapitre 1 de DeBaRYM (deutéronome) est le cent-cinquante quatrième chapitre de la Torah.

Le nombre 154 a huit diviseurs :

1 + 2 + 7 + 11 + 14 + 22 + 77 + 154 = 288

Entre 1 et 154, 60 nombres n’ont aucun diviseur commun avec 154.

154 = 14 x 11 ou 22 x 7

14/11 = la racine-carrée du « Nombre d’or ».

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Calculé avec le rapport 22/7, un cercle de diamètre 14 a le même périmètre qu’un carré de côté 11, c’est à dire 44.

 En base 6 : 154 = 4146 et 70 = 1546

En base 8 : 154 = 2328 et 108 = 1548

 154 est la somme des carrés de quatre nombres premiers :

22 + 22 + 52 + 112 = 154

 154 est la somme des parties aliquotes de 182 (26×7). En effet 182 est divisible par :

1 + 2 + 7 + 13 + 14 + 26 + 91 = 154 (154 + 182 = 336)

 On trouve le nombre 154 mis en valeur dans משלי (Proverbes) XVIII-10 :

מגדל-עז שם יה…

Une tour forte est le nom de Y…

MiGDaL-ÂZ (Tour forte) a pour valeur :

40 + 3 + 4 + 30 = 77 + 70 + 7 = 154

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En DeBaRYM (deutéronome) XXIX-28 il y a 11 lettres pointées, ce sont :

לנו ולבנינו ע…. (à nous et à nos enfants – la lettre Ayn seule est le début du mot ÂD)

La valeur numérique de ces 11 lettres est :

30 + 50 + 6 = 86 ; 

6 + 30 + 2 + 50 + 10 + 50 + 6 = 154 ; 70

154 se trouve entre 86 et 70, c’est à dire 156. Ce nombre, 26 x 6, est entre autre la valeur numérique de YWSePh et de TsYWN (Joseph et Sion).

154 x 156 = 24024

24024 est le quatrième nombre d’une suite mathématique liée à l’hypothèse de Riemann et au « chaos quantique ».

(voir : http://montseguraucoindestemps.unblog.fr/2009/12/29/de-24-024-a-ninive/

Il y aurait 154 fois le mot TsYWN (Sion) de valeur 156, cité dans le TaNaK…

Il y a 154 versets dans le livre AYKhA (Lamentations ?) du prophète Jérémie. Les lettres des versets de ce livre se suivent dans l’ordre de l’alphabet. Quatre chapitres ont 22 versets, le chapitre trois en a 66.

 

 154 est valeur de l’expression : ÂWLaM HaBA (traduit par Monde à venir)

146 + 8 = 154

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HaÂWLaM HaBA = 159. Le chapitre 6 de DeBaRYM, celui dont le verset 4 débute le « SheM » est le chapitre 159 de la Torah. 159 est le rayon d’un cercle de 1000.

En DeBaRYM VI, 4 : l’expression, que je ne citerai pas, a pour valeur :

26 + 102 + 26 = 154

La somme des mots du verset complet est de 1118.

5√5 et √5 au cube = 11,18

 √5/2 = 1,118

 

 

 



Le nombre 33

 

Le nombre 33

Par Neutrinos

Le nombre 33 a 4 diviseurs

1 + 3 + 11 + 33 = 48

Entre 1 et 33, 20 nombres n’ont aucun diviseur commun avec 33.

 1 ! + 2 ! + 3 ! + 4 ! = 33 (1 + 2 + 6 + 24)

 En binaire, 33 = 100 001

En base 3, 33 = 1020

En base 4, 33 = 201

En base 5, 33 = 113

En base 6, 33 = 53

En base 7, 33 = 45

En base 8, 33 = 41

En base 9, 33 = 36

Valeurs polygonales de 33 et « curiosités »

 Triangulaire = 561       (5 + 61 = 66)      

Carré = 1089                 (10 + 89 = 99)

Pentagonale = 1617      (16 + 17 = 33)

Hexagonale = 2145       (21 + 45 = 66)

Heptagonale = 2673      (26 + 73 = 99)

Octogonale = 3201        (32 + 01 = 33)

Ennéagonale = 3729      (37 + 29 = 66)

Décagonale = 4257        (42 + 57 = 99) etc..

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(eco-sapiens.com)

Astronomie et calendrier

 12 mois lunaires totalisent 354 jours environ, ce qui fait un écart de 11, 25 jours avec l’année solaire. Il faut 33 ans pour que le jour de l’an de l’année lunaire coïncide avec le jour de l’an d’une année solaire.

C’est aussi tous les 33 ans que le degré ascendant d’un thème astrologique se retrouve au même degré du zodiaque.

Tradition

 33 jours de purification pour la femme après la naissance d’un garçon (Wayiqra, 12 – 4)

66 jours pour une fille (Wayiqra, 12 – 5)

33 x 7 = 231

Le roi David régna 7 ans à Hébron et 33 ans à Jérusalem

Le psaume 33 de David est le chapitre 600 de l’ensemble du TaNaK

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(rebbeclips.com)



Benjamin de Tudèle à Lunel

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Lunel

Avant d’arriver à Posquières, Benjamin de Tudèle fit escale à Lunel. Voici sa description de la cité :

Lunel est à quatre milles de Montpellier. Elle renferme une sainte assemblée de fils d’Israël, qui s’appliquent à l’étude de la loi. C’est là qu’avait résidé le maître Meschulam, ce grand docteur. Ses cinq fils sont aussi érudits que riches, savoir : les rabbins Joseph, Isaac, Jacob, Ahron et Asher l’Abstème, qui s’abstint d’occupations mondaines, s’attacha jour et nuit à l’étude, jeûna et ne mangea  jamais de viande (note : comme un parfait cathare). Ce dernier est de plus un grand talmudiste, de même que le rabbin Moïse son beau-frère ; le rabbin Samuel l’Ancien, le maître Salomon le Cohen et le docteur Yéhuda le médecin, fils de Saül ben Tibbon de Grenade en Espagne.

Tous ceux qui viennent de pays éloignés pour apprendre la Loi, sont nourris et instruits par eux. Ils reçoivent gratuitement de la communauté, tout ce qui leur est nécessaire, pour la nourriture et les vêtements pendant tout le temps qu’ils fréquentent l’Ecole. Ce sont des hommes vraiment sages et saints ; ils observent les préceptes, et secourent leurs frères, présents ou éloignés.

Lunel au reste est située à deux milles de la mer ; elle renferme à peu près trois cents fils d’Israël…

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La baronnie de Lunel

Dans son « Histoire de la ville de Lunel » publiée en 1891, Thomas Millerot donne l’origine de la seigneurie de Lunel :

C’est vers l’an 888 que la baronnie de Lunel fut érigée ; mais la rareté des actes du dixième siècle, appelé vulgairement le siècle de fer ou de l’ignorance, à cause des grandes guerres qui dévastèrent le pays et le replongèrent, en quelque sorte, dans la barbarie, ne nous a pas permis d’établir, d’une manière précise, la généalogie de ses premiers seigneurs. Nous voyons seulement, par un acte des archives municipales, que la ville de Lunel appartint d’abord à la maison d’Anduze. Un de ses membres, Bernard d’Anduze, baron de Sauve, la céda à celle des Gaucelms (à tort appelés Gaucelins), qui était une des plus puissante de la province. (…)

La cession de la ville de Lunel eut lieu à la condition que les Gaucelms la tiendraient à foi et hommage envers le seigneur de Sauve, et le suivrait à la guerre avec quatre chevaliers entretenus aux frais de ce dernier. (…)

Le premier des Gaucelms, dont il est fait mention, vivait au commencement du onzième siècle. Il nous apparaît pour la première fois, en 1007….

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Tour du château des Gaucelms

Bernard III d’Anduze avait Guilhem, duc d’Aquitaine, de Toulouse et de Septimanie, c’est à dire Guilhem de Gellone  (Guilhem au Courb-nez), pour trisaïeul. Gaucelm était son cousin.

Le dernier seigneur de Lunel, Rosselin II (Roncelin ou Rocelin), vendit en 1293, une partie de la baronnie de Lunel à un Juif nommé Thauros, ce que le pouvoir royal lui fit chèrement payer. Sans héritier direct, Rosselin légua ses possessions à un neveu par alliance, mais Philippe le Bel confisqua le domaine à son profit en 1295.

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La maison de Philippe le Bel

Calvisson

C’est pourquoi en 1304, la cité de Calvisson près de Nîmes put passer aux mains de Guillaume de Nogaret, en remerciements de ses bons et loyaux services.

La terre de Calvisson, qui appartenait à Rostaing de Posquières III, en 1125, passa ensuite dans la maison des Gaucelms de Lunel. C’est ce que nous voyons par un traité, passé le 28 avril 1179, entre le comte de Toulouse (Raymond V) et divers seigneurs du Bas-Languedoc, pour former une ligue contre Athon VI, vicomte de Nîmes, avec qui il était en guerre. Ces seigneurs, qui étaient Raymond d’Uzès, Pons Gaucelm de Lunel, et Pierre de Bernis, déclarèrent tenir en fief, du comte de Toulouse, tout ce qu’ils possédaient dans la vicomté de Nîmes : c’est à dire, Raymond d’Uzès le château et territoire d’Aimargues, Pons Gaucelm de Lunel la terre de Calvisson, et Pierre de Bernis celle de Bernis. Ensuite, ils promirent d’aider ce prince dans la guerre qu’il avait entreprise contre le vicomte de Nîmes, qui avait pour allié Alphonse II, roi d’Aragon… » (Thomas Millerot)

Mais ces hostilités entre tous ces descendants de Guilhem au Courb-nez cessèrent en 1185. Et c’est ainsi que la maison des seigneurs de Lunel devint au XIIIe siècle un lieu de rencontre privilégié pour les comtes de Toulouse, les comtes de Foix et les rois d’Aragon.

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Troubadours à Lunel

Des troubadours célèbres fréquentèrent et chantèrent Lunel. Ernest Renan, dans son Histoire littéraire de la France, tome XX, évoque l’un d’eux : le troubadour Folquet de Lunel que l’on rencontre, comme par hasard, dans la biographie d’un poète juif contemporain, Abraham, fils d’Isaac de Béziers:

 Abraham donne, dans son fameux poème intitulé : l’Epée flamboyante, une sorte d’histoire de la poésie, comme il l’entend. Après avoir parlé, dans les cent vingt premiers vers, toujours en jouant sur les mots, de sa ville natale, de son père et de ses diverses poésies, Abraham s’écrit : « Où sont les merveilles de la science et de la poésie juives ? Hier, on les trouvaient en provençal et en latin. Dans la poésie de Folquet et de ses collègues, tu recueilleras la manne ; de la bouche de Cardinal, du troëne et du nard. »

Folquet de Lunel et Peire Cardinal étaient, en effet, les contemporains d’Abraham, vieux comme lui et les derniers représentants de la poésie provençale.

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Guilhem de Montanhagol

Un troubadour a chanté Lunel, et sa dame, Gauserande, châtelaine du lieu. C’est Guilhem de Montanhagol (1233-1268). Voici son poème :

A Lunel lutz una Luna luzens

Qe donna lum totas sobre lugors !

D’aqui jois lum pren, dompneis ez amors

E gais solatz e beutatz e jovens.

E qan le lum près Lunel luzenza.

Q’enlumina daus partie Tolsa Proensa

Jois estavan e dompneis tenebros

Mas ara-is fai Lunel amdos luzir

 

Le NOM del lum es clars e resplendens,

Q’aitan vol bos als dir entendedors

Seran Gauzeranda com gai et sors

Cill qui veiran sos captenemens gais

E qe jois er donatz cui agensa malade

E qe jauzen seran de gran jauzensa

Ella e cill qe volra joios loin :

Vers le NOM es, qui est l’enten, e bos

(Le vrai Nom est bon, pour qui l’entend bien)

 

Guirautz amics, li savi de Proensa

Diga me nom del, si ls-platz, entendensa lor,

Miellz qar dizon si-n, l’ue gilos sui non,

Tan vuelh del Nom qe vailla bos sobre-is

(Guiraud ami, que les sages de Provence

S’il leur plaît, me disent leur compréhension du Nom

Car ils le disent mieux, je ne suis pas jaloux,

Tant je veux que le Nom surpasse les plus beaux)

 

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Annexe

Sur cette « stèle » on peut lire :

… Souviens-toi…

Passant, souviens-toi… du prestige de Lunel :

L’hôtel de Bernis, rare édifice du XVIIe siècle conforme aux canons de l’architecte théoricien Le Muet « hôtel entre cour et jardin » dont les parties médiévales sont du XIIe et XIII° siècles et quartier de « l’enclos de Lunel » attesté comme lieu de résidence préférentiel des Juifs au Moyen-âge, cœur et mémoire de la cité médiévale, creuset de savoirs multiséculaires…

Des sciences, des noms, des familles illustres :

Yehouda ibn Tibbon de Grenade et ses fils, Asher Meschoullam ben Jacob de Lunel et ses fils, Abraham ben David de Posquières et son fils Isaac l’Aveugle, Moïse ben Kalonymos de Lunel, Asher ben Aba Mari de Lunel – Don Astruc de Lunel ou encore En Duran de Lunel - … Une grande partie des savoirs aristotéliciens conservés en langue arabe y ont été traduits en hébreu et en langue vernaculaire par les Tibonnides au XIIe siècle pour la postérité ; la Kabbale des deux premières époques y fut enseignée, le Talmud, la Torah, le Livre de la Formation commentés, la Bible traduite de l’hébreu et de l’araméen pour les chrétiens, dans ce berceau de la tradition humaniste de la Terre Occitane, donnant ses premiers doyens à l’université montpelliéraine et des ouvrages célèbres au monde entier : le Guide des Perplexes de Maïmonide, le Livre de la Clarté… Un patrimoine, une mémoire enfouie mais toujours vivante, puisant aux sources pluriculturelles de la Méditerranée, au rendez-vous de l’Histoire de Lunel, de Posquières et de Montpellier…

Note : Le Livre de la Formation est le Sepher Yetsira, et le Livre de la Clarté, Le Bahir.

 

Sur Benjamin de Tudèle à Saint-Gilles du Gard voir :

http://montseguraucoindestemps.unblog.fr/2011/03/06/saint-gilles-du-gard/

Pour plus d’images: voir les albums sur Posquières (Vauvert), Saint-Gilles et Lunel

 



Pourim

Connaissance des Temps

Par Akhsah Caleb

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Le Livre d’Esther  a-t-il une valeur historique ?

Une certaine historicité du Livre d’Esther peut aussi se trouver à un autre niveau que celui des évènements prétendus historiques, celui du ciel par exemple.
On sait par les Chinois que 2357 ans avant l’ère vulgaire, le point vernal alors conjoint à l’astérisme des Pléiades, abandonnait le signe zodiacal du Taureau pour entrer dans celui du Bélier. 2150 ans plus tard environ, il quittait le Bélier pour entrer dans le signe des Poissons.

Ishtar et Mardouk, identifiés aux planètes Vénus et Jupiter sont en astrologie (chaldéenne) les planètes gouvernantes du signe des Poissons. Vénus-Ishtar s’y trouve même « en exaltation »… HaMaN, tel Amon, peut aussi figurer le dieu Bélier égyptien détrôné, comme la puissance égyptienne mise à bas par la Perse. Il peut également évoquer la planète Mars, régente du signe du Bélier. Un effet HaMaN descend d’Amaleq, petit-fils d’Esaw-Edom le rouge (Esaü), lui-même identifié à Mars, planète et dieu fondateur de Rome.

A noter le fait que le nom de HaMaN (5+40+50) a la même valeur numérique que le nom de la planète Mars, MADYM (40+1+4+10+40), soit: 95

Le verset 13 du chapitre 1 de la Meguilah donne une piste :

« Et le roi dit aux sages experts du temps… »

(traduction de Samuel Cahen)

Les sages en question sont sept, comme les planètes.

Comme toujours dans ce genre de texte, de nombreux enseignements ont été cryptés. A défauts d’initiateurs compétents, on peut toujours rechercher des clefs par le biais du calcul…

Un simple exemple: la quantité de מלכות, MaLKWTh, (496) au verset-carré, mais surtout l’expression « Couronne du Royaume »:  כּתר + מלכות, KeTheR + MaLKWTh, soit 620 + 496 =  1116, valeur des deux premiers mots de la Genèse : בּראשׁית + בּרא, BeRAShYTh + BaRA, 913 + 203 = 1116; nombre qui est aussi la somme des valeurs complètes des 7 premières lettres de l’alphabet hébreu:

אלפ + בית + גמל + דלת + הא + ואו + זין

111 + 412 + 73 + 434 + 6 + 13 + 67 =  1116 (voir l’importance du nombre 7 dans la Meguilah).

1116 est encore la valeur des mots :

תורת העלה, ThWRTh HaÂoLaH, Loi de l’holocauste.

1006 + 110 = 1116


1116 x 2 et divisé par 3 = 744, c’est à dire 3 fois « la moitié du royaume »: (496/2=248 et 248×3=744), expression citée 3 fois ….

 

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Quelques liens à propos des traditions de la fête :

Sur le festin (végétarien…)

http://www.universtorah.com/ns2_dossier.php?idd=1171

 Des dossiers complets :

http://www.modia.org/infos/etudes/pourim.html

http://www.fr.chabad.org/generic_cdo/aid/485181/jewish/Pourim.htm

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Dans un registre un peu différent :

http://www.lechampdumidrash.net/articles.php?lng=fr&pg=485

http://www.akadem.org/sommaire/themes/liturgie/2/6/module_2036.php

http://www.terrepromise.net/?p=4476

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Témoins du néant

Témoins du néant

Hier, je me trouvais chez une amie commerçante lorsque deux personnes sont entrées dans la boutique. J’allais sortir pour la laisser à son travail mais mon amie me demanda à voix basse de rester. Furetant dans les rayons du magasin, j’entendis mon amie déclarer : « ce n’est pas ma vision des choses, mais chacun sa voie ». Le couple laissa des documents sur le comptoir et sortit. Mon amie me dit alors : « ce sont des Témoins de Jéhovah ».

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Photo: s.tf1.fr

L’amie en question est totalement agnostique. Elle n’est pas en mesure de renvoyer ces prétendus témoins à leur néant. Je lui ai donc fourni quelques arguments en vue d’une prochaine visite de ces pots de colle.

Le nom même de Jéhovah prouve que les fondateurs de la secte, Russel, Rutherford, Knorr etc. n’étaient que des imbéciles incultes. Ce mot résulte d’une mauvaise lecture par des clercs du Tétragramme, ponctué des voyelles du mot AdoNaY (mon Seigneur). Ceci pour rappeler que c’est ce nom qu’il faut prononcer lorsque le lecteur se heurte aux quatre lettres imprononçables : YHWH.

Imprononçables par respect peut-être, mais surtout imprononçables parce qu’il s’agit d’une sorte de sigle, ou même à la limite d’une équation.

Sigle en tant que condensé de la conjugaison du verbe être sous toutes ses formes ; équation lorsque l’on considère les valeurs numériques des lettres en question : 10 + 5 + 6 + 5 = 26 ; valeurs à développer à l’infini…

La prononciation «Yahvé » que l’on rencontre de nos jours dans les traductions est d’ailleurs aussi stupide que l’ancienne.

Lorsqu’on reçoit une facture E.D.F., il ne vient à l’idée de personne d’écrire ces lettres « Eudéhaife » pour en faire un dieu de la lumière.

 

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Panique au Vatican

Le 24 octobre 2008 le « synode des évêques sur la Parole de Dieu dans la vie et la mission de l’Eglise » (sic), a adopté cette disposition :

« Par respect pour le nom de Dieu, pour la Tradition de l’Eglise, pour le peuple Juif, et pour des raisons philologiques, il ne faut plus prononcer le nom de Dieu en disant « Yahvé ».

Après 1700 ans, il était grand temps de s’apercevoir de la bévue. Les raisons invoquées ne servent qu’à masquer la honte de s’être trompé sur le Principal depuis tant de siècles. Il est vrai que si le ridicule devait tuer, le Vatican serait enfoui sous une montagne de cristaux de rire.

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Les exégètes

Pour nos fameux « témoins, Jéhovah serait le nom propre de Dieu, rien que ça. Ils oublient que le nom donné au premier verset de Bereshyth (Genèse), est ALoHYM, et que les fameuses quatre lettres n’apparaissent qu’au verset 4 du chapitre II, associées à ALoHYM.

L’association de ces deux noms vaut : 26 + 86 = 112

Ou encore : 26 x 86 = 2236

2,236 c’est √5, à méditer… et à noter également que la somme des valeurs des mots de la première phrase de la prière essentielle du Judaïsme vaut 1118, c’est à dire 2236/2 (Dev. 6,4).

Cela devrait faire réfléchir les baudruches pontifiantes qui se sont engouffrées derrière Richard Simon, Jean Astruc et compagnie et qui nous pondent de savantes analyses évoquant les sources yavistes (sic) et élohistes (re-sic) et autres calembredaines sur un dieu des tribus du nord et un dieu des peuples du sud…

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Gnose de Princeton

Nouveaux Gnostiques

Par Neutrinos

Aujourd’hui 22 janvier 2010, j’ai retrouvé par hasard un ouvrage publié en 1974 par le professeur Raymond Ruyer aux éditions Fayard :

La Gnose de Princeton

Des savants à la recherche d’une religion

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Université de Princeton

Dans l’introduction, le passage ci-dessous a retenu mon attention, et j’aimerais bien savoir si 37 ans plus tard, l’ambiance est toujours la même dans ce temple de la connaissance:

 » Le Mouvement a commencé chez les physiciens et astronomes, puis il a touché les médecins et biologistes, puis les membres de la haute administration. Mais, plus récemment, il a séduit un grand nombre d’ecclésiastiques, surtout dans la Haute Eglise. Je me suis laissé dire que beaucoup d’évêques sont gnostiques – comme ils auraient été déistes au XVIII° siècle- et même que nombre d’évêques catholiques sont au moins sympathisants. Leur situation, par suite, est délicate. Des gens d’Eglise peuvent se dire athées sans grand inconvénient ou scandale. Après tout, le bouddhisme, le confucianisme sont des Eglises athées. Les catholiques français progressistes se proclament volontiers « antidéistes » par amour pour Jésus-Christ et pour les hommes. Mais une Eglise chrétienne – christienne – ne peut guère proclamer, à l’inverse, qu’elle ne croit plus au Christ, qu’elle ne croit plus qu’à Dieu. Cela ne paraît tolérable à l’extrême rigueur, que dans un sens mystique exalté, dans le sens où George Fox interrompait un prédicateur en disant : « Non, pas l’Ecriture, mais le Saint-Esprit », dans le sens où Jésus n’est que l’expression d’une generatio aeterna, messager qui n’intéresse plus, lorsque l’on connaît l’envoyeur du message.

Mais les Néo-Gnostiques ne sont pas des mystiques, et c’est au nom du Dieu du cosmos, du monde, scientifiquement et socialement respectable, qu’ils abandonnent Jésus-Christ et ses apôtres aux hippies. Attitude au fond honnête et louable, mais qu’il est difficile d’avouer coram populo, étant donné l’étymologie du mot christianisme. Ce besoin de secret s’est communiqué à tous les adeptes.

Point plus délicat, et plus secret, peut-être même subconscient. Les Néo-Gnostiques d’origine juive (ils sont nombreux) pensent souvent comme s’ils espéraient une sorte de conversion, ou de reconversion, du christianisme au monothéisme israélite originel – alors que beaucoup de chrétiens peu éclairés, même quand ils sympathisent avec les juifs, considèrent encore le judaïsme comme un stade religieux primitif, que le christianisme aurait dépassé.

Or, les Néo-Gnostiques chrétiens ne sont pas loin de partager le point de vue des Néo-Gnostiques juifs, et de souhaiter une sorte de reconversion du christianisme au judaïsme.

Mais ce sont de ces choses qu’il est difficile d’avouer, et même de s’avouer – surtout quand on est pasteur ou évêque d’une Eglise chrétienne. »

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Rappel : Edward Witten, célèbre grâce à la Théorie M, associée au nombre 496, est professeur de physique mathématique à l’Institut for Advance Study de Princeton.

L’Université de Princeton est située dans le New Jersey (USA).

 Pour en savoir plus :

http://montseguraucoindestemps.unblog.fr/2009/05/12/les-nombres-et-leur-mystere/

http://montseguraucoindestemps.unblog.fr/2010/09/27/le-nombre-huit/

Mais aussi:

http://ravmordekhaibitton.over-blog.com/article-newton-un-presque-juif-chez-les-anglais-65590444.html

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Dans le parc de l’Université



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