Pour des clous

Une histoire à devenir marteau

Par Akhsah Caleb

Dans son ouvrage  Contradictions et invraisemblances dans la Bible , Gerald Messadié apporte des précisions sur « La fiction du cloutage des mains et des pieds », extraits :

Une tradition désormais enracinée dans les esprits représente Jésus fixé à la croix par des clous dans les mains et les pieds superposés ; elle a établi le modèle de la totalité des crucifix de piété dans le monde. Or, c’est une fiction.

Elle avait déjà été réfutée au XXe siècle par des anatomistes pour une raison simple : il aurait été impossible de soumettre les tissus de la main au poids d’un corps entier. Ils se seraient rapidement déchirés, entraînant la chute du corps et l’échec de la sentence. Ces anatomistes suggèrent alors que la thèse du cloutage n’était soutenable que si les clous avaient été enfoncés aux poignets, explication à laquelle nous avions souscrit jusqu’à la découverte du fait que les premières mentions du cloutage étaient tardives et ne reposaient sur aucun document historique.

Le cloutage des pieds posait cependant un problème plus ardu : pour fixer les pieds l’un sur l’autre, comme le présente l’iconographie traditionnelle, il eût fallu des clous de grande longueur et donc d’un tel diamètre qu’ils auraient déchiqueté les os et tous les tissus des pieds. Ils auraient ainsi infirmé la pratique, attestée historiquement, du cassage des tibias – destiné à abréger les vies des condamnés qui se soutenaient jusqu’alors sur l’appui à la base de la croix. Si les pieds étaient déjà fracassés, le crucifié ne pouvait plus s’appuyer dessus et le cassage des tibias s’avérait d’emblée inutile, le condamné s’étant déjà effondré. Quant au cloutage séparé des pieds, il est exclu, vu la largeur du poteau central. Aucune hypothèse alternative n’a été avancée.

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Conclusion : les stigmatisés sont soit des imposteurs, soit des malades. Hélène, la mère de Constantin, qui en 325 aurait retrouvé à Jérusalem la vraie croix et les clous de la cruci-fiction, était une fieffée menteuse.

Mais d’où  provient le mythe des clous ? Comme toujours d’une interprétation tendancieuse d’un texte du TaNaK ; là il s’agit du verset 17 du Psaume XXII, où il est question de méchants, d’un lion, « de mes mains et mes pieds ». C’est aussi de la suite de ce psaume qu’est issu le mythe du partage des vêtements. L’utilisation abusive du premier verset est aussi tristement regrettable…

Un seul évangile évoque les clous, celui dit de Jean, chapitre XX, versets 25-27, dans lequel Thomas déclare : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous ; si je n’enfonce pas mon doigt à la place des clous… ». Le cloutage des pieds est une invention de Justin le mythomane au IIe siècle.

Parler de Tradition, c’est vouloir tromper le monde…

Commentaire de R .R. publié sur ma page Facebook

Ce n’est qu’au Ve siècle qu’apparaissent les premières représentations de « crucifix », mais sur une croix en forme de Tau. Pour crucifier, les Romains utilisaient 2 barres verticales terminées par une fourche, sur lesquelles était posée une barre horizontale (patibulum) à laquelle on liait les mains du condamné qui était debout sur le sol… Les Romains (ni personne d’autre d’ailleurs) n’ont jamais utilisé de croix semblables à la croix xtienne pour leur supplice… L’église a commencé à représenter son héros sur une croix en forme de Tau, puis la forme a été allongée pour être mieux vue, on a ensuite rajouté un support pour les pieds, puis les premières croix telles que nous les connaissons sont apparues au Ve siècle.

(sources www.bible.chez-alice.fr)

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La lettre Tau


Conclusion: tout est mensonge dans cette histoire, et Hélène n’a pas pu retrouver de « vraie croix ».

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Décapant



Illusions à perdre

Illusions perdues

Pendant des siècles, des peuples entiers ont cru dur comme fer en l’existence et en la divinité d’êtres surnaturels nommés Osiris, Isis, avec leur fils Horus, et la cohorte de leurs animaux domestiques…

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Pendant des siècles sous d’autres cieux, certains croyaient en la réalité de Mithra, Adonis, Attis, Tamouz, Dionysos. Ils vénéraient leurs vierges mères et leur amante commune, connues sous différents noms.

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Pendant des siècles, les habitants du monde gréco-romain ont honoré avec ferveur les membres de la Cour du Roi Zeus, dont le génitif du nom en grec : Διός (Dios), nous est resté pour désigner la divinité suprême.

Les statues de toutes ces idoles déchues ornent nos musées. La littérature et la poésie racontent leurs hauts faits…

Et bien, vous savez quoi ?

L’Autre, sa vierge-mère, ses apôtres et ses saints auront la même destinée. Leurs statues, les tableaux qui les mettent en scène, finiront dans des musées ; des touristes visiteront les ruines de leurs temples. Leurs noms resteront tristement célèbres dans le folklore des peuples, en raison des crimes commis pour leur gloire, lorsque des leaders cultivés et courageux auront ouvert les yeux de leurs contemporains et lorsque tous auront compris qu’ils avaient été bercés (et bernés) d’illusions….

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Benjamin de Tudèle au Tibet

 

Benjamin de Tudèle et le Tibet

 Benjamin de Tudèle, fils du rabbin Jonas de Tudèle, de pieuse mémoire, quitta Saragosse vers l’an 1160 pour effectuer un voyage qui le mena sur les rivages de mondes inconnus….

A son retour en 1173, il mit ses souvenirs par écrit. Des traductions en français commencèrent à circuler au XIXè siècle.

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Itinéraire de Benjamin de Tudèle

Quel Tibet ?

Notes et commentaires par Neutrinos

Non, ce n’est pas une plaisanterie, le Rabbin Benjamin de Tudèle évoque bien une contrée de ce nom. Celle-ci se situe vers le Cachemire, au sud de la Mer d’Aral,vers le Baltistan ou Petit Tibet, nom également donné au Ladakh.

Ce que nous appelons de nos jours Tibet ou Thibet est Bed Yul ou Khang Yul, pour ses habitants.

Récit de Benjamin

A cinq journées de là est Samarkand cette grande ville qui est sur les frontières du royaume, c’est à dire de la Perse, où il y a environ cinquante mille Israélites, qui ont pour chef établi sur eux le prince R. Obadia ; il y a parmi eux des disciples des sages et des gens riches.

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A Samarkand (absolutechninatours.com)

De là il y a quatre journées à Thoboth (Tibet), province dans les forêts de laquelle est le musc.

De là il y a vingt-huit journées aux montagnes de Nisbon, qui sont sur le fleuve Gozan. Il y a en Perse des Juifs originaires de ces montagnes qui disent qu’on trouve dans les villes de Nisbor les quatre tribus de Dan, de Zabulon, d’Aser et de Nephtali, que Salmanasar, roi d’Assyrie, y a transportées à la première captivité, selon ce qui est écrit (II-Rois, 18,11). Il transporta les Israélites à ‘Halah sur le ‘Habor, rivière du Gozân, aussi bien que dans les villes de Médie (Afghanistan). Leur pays a vingt journées de circuit. Ils ont des villes et des bourgs sur les montagnes. Ils sont environnés, d’un côté par le fleuve du Gozân. Ils ne sont assujettis à aucun joug des gentils, mais ils ont un prince nommé Yoseph Amarckla, lévite ; ils ont parmi eux des disciples des Sages.

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La région du Gôzan

Ils sèment et ils moissonnent. Ils vont par des déserts faire la guerre au pays de Kuth. Ils sont alliés avec les Copher-al-Tourcs (Tokhariens), qui adorent le vent, et qui demeurent dans les déserts. C’est une nation qui ne boit point de vin et ne mange point de pain. Ils ne mangent que de la chair crue, telle qu’elle est, sans la faire cuire. Ce sont des gens cruels. Au lieu du nez, ils ont de petits trous par lesquels ils respirent. Ils mangent toutes sortent d’animaux purs et impurs. Au reste, ils aiment les Israélites.

Il y a à présent quinze ans qu’ils vinrent en Perse avec une puissante armée ; ils y prirent d’abord la ville de Roi ou Rai, et, après avoir tout passé au fil de l’épée et tout pillé, ils s’en retournèrent dans leurs déserts. Il y avait bien longtemps qu’ont avait entendu parler de chose semblable dans la Perse ; le roi de Perse, l’ayant appris, se mit fort en colère contre eux, en disant : « Jamais, du temps de mes ancêtres, aucune armée n’est sortie de ce désert ; je m’en vais donc maintenant et j’effacerai leur nom de la terre. »

Il fit donc publier un édit par tout son royaume pour rassembler toutes ses troupes, et il fit chercher un guide qui leur montrât le chemin de leur campement. Il en trouva un qui lui dit : « Je te montrerai l’endroit où ils sont, car je suis l’un d’entre eux. » Alors le roi lui jura qu’il l’enrichirait s’il lui montrait le chemin, et s’il faisait ce qu’il promettait.

Enfin le roi lui demanda :

« Pour combien de temps avons-nous besoin de provisions pour faire ce chemin dans ce grand désert ? »

A quoi il répondit :

« Prenez du pain et de l’eau pour quinze jours, car vous ne trouverez point de nourriture jusqu’à leur pays. »

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Région du Baltistan et du Ladak (tableau de Nicholas Roerich)

Cela ayant été ainsi exécuté, l’armée marcha dans le désert pendant quinze jours, sans rien trouver. Il ne leur restait donc que très peu de provisions ; hommes et bêtes commençaient à mourir. Alors le roi ayant fait appeler le guide lui dit :

« Où sont tes paroles, par lesquelles tu nous a assuré que nous trouverions nos ennemis ? »

A quoi le guide répondit :

« Je me suis égaré du chemin. »

Mais le roi irrité lui fit trancher la tête, et il fit publier par tout le camp que celui qui aurait quelque nourriture la partagerait avec son compagnon. Ils mangèrent donc tout ce qu’ils avaient en main, jusqu’à leurs bêtes de somme, et ils marchèrent encore treize jours par les déserts, jusqu’à ce qu’ils arrivèrent aux montagnes de Nishor (Chasvin), habitées par les Juifs.

Les Perses y étant arrivés de jour, ils campèrent dans des jardins et dans des vergers, auprès des fontaines qui sont le long du Gozân. Or c’était la saison des fruits, ils mangeaient et ravageaient tout, sans que personne sortit contre eux ; mais ils découvraient sur les montagnes plusieurs villes et tours. Le roi donc ordonna à deux de ses serviteurs d’aller s’informer quelle nation habitait sur ces montagnes, et d’y aller de quelque manière que ce fût, soit sur des bateaux, soit à la nage.

Ces hommes y étant allés, trouvèrent un grand pont sur lequel il y avait des tours et une porte fermée, et au bout du pont, de l’autre côté du fleuve, il y avait une grande ville. Ces deux hommes crièrent du pont jusqu’à ce que quelqu’un étant venu, leur demanda :

« Que voulez-vous, et à qui appartenez-vous ? »

Mais ils ne l’entendirent point, jusqu’à ce qu’un truchement qui savait leur langue étant venu, leur fit la même question. Ils répondirent :

« Nous sommes serviteurs du roi de Perse, et nous venons vous demander qui vous êtes, et à qui vous obéissez ? »

A quoi ceux-ci répondirent :

« Nous sommes Juifs, et nous ne sommes soumis à aucun roi ou prince gentil ; mais nous avons un prince juif. »

Les Persans s’informèrent aussi touchant les Comarius, enfants de Gotz, d’entre les Copher-al-Torchs. Mais les Juifs répondirent :

« Ce sont nos alliés ; et quiconque cherche à leur faire du mal, nous en fait à nous. »

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Vers Kashgar (voyagecasher.com)

Ces deux hommes s’en étant retournés et ayant fait ce rapport, le roi fut saisi d’une grande terreur. Le lendemain, les Juifs envoyèrent lui livrer bataille. Le roi répondit :

« Je ne suis pas venu pour vous faire la guerre, mais seulement aux Copher-al-Torchs, mes ennemis. Que si vous voulez me faire la guerre, je me vengerai en faisant mourir tous les Juifs de mon royaume, car je sais que vous êtes plus forts que moi dans ce pays. Usez plutôt de bonté envers moi ; ne me faites pas la guerre, laissez-moi la faire contre les Copher-al-Torchs, mes ennemis, et vendez-moi des vivres autant que moi et mon armée en avons besoin. »

Les Juifs, ayant délibéré entre eux, prirent la résolution de complaire au roi de Perse à cause des Juifs qui sont dans son royaume. Il entra donc dans leur pays lui et toute son armée, et s’y arrêta quinze jours, les Juifs lui faisant de grands honneurs.

Cependant ceux-ci envoyèrent en même temps des lettres aux Copher-al-Torchs, leurs confédérés, par lesquelles ils leur donnaient avis de tout ce qui s’était passé. De sorte que tous les habitants de ces déserts se saisirent des passages des montagnes avec une grande armée. Le roi de Perse s’étant mis en marche pour les combattre, ceux-ci, s’étant avancés, lui livrèrent bataille en chemin, et firent un si grand carnage dans l’armée persane que le roi de Perse fut obligé de se sauver avec peu de gens dans son pays.

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Or un cavalier d’entre les serviteurs du roi emmena avec lui par ruse un Juif de ce pays, nommé R. Moshe, dont ce cavalier fit ensuite son esclave lorsqu’il arriva en Perse. Un jour, comme les archers s’exerçaient à tirer à l’arc pour divertir le roi, il ne s’en trouva point de si adroit que R. Moshe. Le roi, l’ayant fait venir, le questionna par un truchement, sur quoi R. Moshe lui raconta d’abord tout ce qui lui était arrivé, et comme il avait été emporté frauduleusement par ce cavalier.

Aussitôt, le roi l’anoblit, le fit revêtir d’habits de soie et de lin fin, et lui fit de grands dons. A quoi le roi ajouta :

« Si tu veux te convertir et embrasser notre religion, j’userai de gratitude envers toi, je te ferai puissamment riche, et même je t’établirai sur toute ma maison. »

A quoi il répondit :

« O roi, mon seigneur, c’est ce que je ne puis faire. »

Le roi donc le prit et le mit dans la maison de R. Schalom, prince de l’assemblée d’Ispahan, qui lui donna sa fille en mariage.

C’est ce R. Moshe lui-même qui m’a raconté cette histoire.

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La Passe de Khyber (photo Wikipédia)

Salomon en Asie Centrale

La contrée et la ville, évoquées par l’informateur de Benjamin, semblent se situer dans la région de la ville de Kashgar. Marco Polo y séjourna un siècle plus tard, après le passage des guerriers de Gengis Khan. Il décrit ainsi la cité :

A ce qu’on dit, Casgar était jadis royaume libre, mais est à présent soumis au Grand Caan (…)

Les gens vivent de métiers et de commerces, et surtout de travailler le coton. Ils ont de très beaux jardins et vignes et beaux vergers d’arbres fruitiers.

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La chaîne de montagnes qui sépare le Pakistan du nord de l’Afghanistan porte le nom de Salomon (Suleimân). C’est en son sein que s’ouvre la fameuse « Passe de Khyber ». Elle culmine au « Takht-i-Suleimân » Siège de Salomon, à 3624 m.

Entre 1924 et 1929, le peintre Nicholas Roerich sillonna ces régions de l’Asie Centrale. De cette expédition il rapporta 500 tableaux mais aussi quelques notes dont il tira son ouvrage Shambhala. En voici des extraits en rapport avec le sujet :

 A Kuchar, vous entendrez parler de King Po-Chan, régent des Tokhariens, et de la façon dont il disparut avec les trésors de son royaume, ne laissant que du sable, des pierres et des ruines derrière lui, lorsque l’ennemi approcha.

Au Cachemire, ils parlent de la tribu perdu d’Israël ; certains rabbins érudits pourraient vous expliquer qu’Israël est le nom de ceux qui cherchent, et que ce nom représente non pas une nation, mais le caractère d’un peuple. (…)

Dans les monts Altaï, dans la belle vallée de Uimon, dans les hautes terres, un vénérable Ancien me dit :

« Je vous prouverai que l’histoire des Chuds, le peuple qui vit à l’intérieur de la terre, n’est pas que le fruit de l’imagination ! Je vous conduirai à l’entrée de ce royaume souterrain. »

Sur la route qui traverse la vallée entourée de montagnes neigeuses, mon hôte nous raconta plusieurs légendes sur les Chuds. Il est remarquable que « Chud », en russe, ait la même origine que le mot merveille. Alors, peut-être pouvons-nous considérer les Chuds comme une merveilleuse tribu. (עם סגלה)

(…)

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Quand nous approchions de Khotan, aussi, les sabots de nos chevaux sonnaient creux, comme si nous avions chevauché au-dessus de grottes ou de cavités. Les gens de notre caravane attirèrent notre attention sur ce phénomène et dirent : « Entendez-vous que nous traversons un passage creux souterrain ? Ceux qui connaissent bien ces passages peuvent les emprunter pour atteindre des pays lointains. »

(…)

Sur le sommet même d’une montagne, on peut voir plusieurs pierres. Des ruines, probablement.

« Ceci est le trône de Suleiman », vous explique le chef de la caravane.

« Mais comment se fait-il que partout, à travers l’Asie, on puisse voir des trônes de Salomon. Nous en avons vu à Srinagar, près de Kashgar, et il y en a plusieurs en Perse. »

Mais l’homme de la caravane n’abandonne pas son idée favorite.

« Certainement il y a plusieurs trônes du Grand Roi Suleiman. Il était sage et puissant. Il avait un appareil pour voler au-dessus de plusieurs pays. Les gens stupides croient qu’il utilisait un tapis volant ; mais les hommes instruits savent que le Roi possédait un appareil… »

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Liens :

Sur Benjamin de Tudèle

http://akhsahcalebunblogfr.unblog.fr/2011/01/25/benjamin-de-tudele-a-posquieres/

http://akhsahcalebunblogfr.unblog.fr/2011/03/30/benjamin-de-tudele-a-lunel/

http://montseguraucoindestemps.unblog.fr/2011/03/06/saint-gilles-du-gard/

http://akhsahcalebunblogfr.unblog.fr/2012/12/13/benjamin-de-tudele-a-jerusalem/

 

Sur le voyage du peintre Nicholas Roerich

http://montseguraucoindestemps.unblog.fr/2011/09/04/de-carnac-a-shambhala/

Les peintures de Nicholas Roerich sont extraites de: Nikolay Roerich, Maesters of World Painting; Aurora Art Publishers, Leningrad 1976

 Divers

La carte des Monts Suleiman a été scannée dans le Dictionnaire de la civilisation indienne, Louis Frédéric, Bouquins, Robert Laffont 1987.

La carte de l’itinéraire de Benjamin de Tudèle et celle de la région du Gôzan proviennent du site:

http://muslimbaniisrael.wordpress.com/



Personnage de papier

 

Témoignage d’un professeur d’Université

 

(L’ex pape) Benoît XVI a publié un livre nommé Jésus de Nazareth. Des médias considérés comme intellectuels (Le Monde, Le Nouvel Observateur) y ont consacré des dossiers. Qu’a-t-on constaté ? Un défilé niais d’approbations, censé être pimenté par la présence d’un  »libertin » (Sollers), d’un  »agnostique » (Luc Ferry), d’un  »protestant » (Daniel Marguerat). De même, pour Noël, les magazines ont regorgé de dossiers sur la vie de Jésus,  leur suprême audace consistant à affirmer ce qu’ils croient être le nec plus ultra de la recherche : distinguer le  »Jésus de l’histoire », et le Christ de la foi. Bref, la  »démythologisation » des années 1930 comme nouveau lieu commun, acceptée sans discussion, alors même qu’elle enferre dans une impasse, comme si on cherchait le tombeau du petit Chaperon rouge.

Jamais les journalistes ne disent ces vérités élémentaires de la sociologie : que l’immense majorité de ceux qu’ils présentent comme  »experts » sont d’abord et avant tout des employés d’institutions d’Église. Attention, il ne s’agit nullement de suspecter leur bonne foi, de dénoncer la manipulation, comme le font les officines libre-penseurs criant au complot. Il s’agit seulement de dire clairement que, dans nos pays, l’immense majorité des chercheurs sur le christianisme sont des croyants, qui, par simple bon sens psycho-social, ne peuvent mettre en doute une  »vérité », la croyance à l’existence historique de Jésus, dont l’absence les détruirait psychiquement, affectivement, socialement. Des média, fort attrayants, comme Le Monde des religions, bien loin d’être  »neutres », donnent la parole à des professeurs d’université, certes, mais presque tous croyants (et pour cause).

Et pour cause, car les non-croyants ne s’intéressent pas aux textes bibliques.

 

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Loisy (personne, hors spécialistes, n’a salué sa mémoire, condamné, exclu, par le pape de 1907), Las Vergnas, Raymond Fau sont introuvables en librairie, difficilement en bibliothèques, inconnus du grand public (et même Albert Schweitzer, qui affirmait en 1906 que Jésus était une figure créée par la foi, n’a jamais été traduit en français!). De même est introuvable Bernard Dubourg, édité pourtant par Gallimard. Je cite là des travaux qui n’ont rien de commun dans leurs méthodes et leurs résultats, si ce n’est un travail sérieux sur les textes, en dehors de toute croyance à une quelconque historicité.

Remarquez comment toujours revient la petite phrase qui protège soigneusement toutes les discussions de la  »dérive » : « il est bien entendu, aux yeux de tous les savants sérieux, que personne ne met en cause l’existence réelle de Jésus ». Et il est à craindre que le  »dialogue inter-religieux », ne renforce cette approche qui semble aller de soi, que des textes puissent  être  »divins »,  »révélés »,  »inspirés » !

On se souvient de la rengaine que Pasteur a entendu pendant toute sa vie : il est évident qu’il y a « génération spontanée ».

 

Comprendre le Christ comme personnage de papier, c’est-à-dire comme œuvre remarquable du génie humain

De même que nous comprenons facilement, grâce au remarquable livre de Mireille Huchon (Louise Labé, une créature de papier, Droz, 2006) comment les poèmes dits de Louise Labé sont issus au XVIe siècle d’un groupe passionné de littérature, de même que le Père Dominicain Mandonnet avait montré avec des arguments fort convaincants que la Béatrice de Dante n’avait d’autre identité que d’être la figure personnifiée de la vocation religieuse (Mandonnet, Dante le théologien, 1935), de même que Glen W. Bowersock a pu rappeler récemment combien à l’époque du Christ la  »fiction comme histoire » était un genre littéraire (Le  »mentir-vrai » dans l’Antiquité, Bayard, 2007), de même que j’ai pu montrer (Philosophie de Rousseau, 3 vol., Aréopage, 2006) comment il n’y avait aucune différence, dans les écrits de Rousseau, entre ouvrages de  »théorie » et ouvrages de  »fiction » (et cela pour des raisons bien différentes de celles qu’avait pu imaginer Paul de Man, le maître de Derrida) ; de même il faut désormais ouvrir la  voie à des travaux qui prennent en compte ce que les orthodoxies et les habitudes, les intérêts et les conventions récusent par principe : l’invention textuelle de la figure de Jésus-Christ par le travail admirable de groupes inconnus, connaissant par cœur la Bible juive et nourris de (mé)connaissance d’autres langues, sans cesse entre jeux de mots et  »prise-au-propre » dans une narration, des symboles de la religion précédente. C’est bien parce que Jésus n’a jamais existé que l’invention de sa figure ouvre une telle nouveauté ni littéraire, ni philosophique, ni artistique, ni morale, ni symbolique, mais tout cela à la fois, dans une œuvre qu’il est urgent de rendre à tous les humains.

Cinquante ans après les Mythologies de Roland Barthes, puis après une trentaine d’années de structuralisme, qui allaient sans doute trop loin dans l’exaltation des mécanismes de l’écriture mais qui avaient le mérite de mettre enfin le nez sur la présence du texte, son épaisseur, son fonctionnement, comment comprendre que la pensée occidentale et la pensée française en particulier n’ait pu accéder à une intelligence non morale du texte de la Bible ? Comment ne pas déplorer cette misérable réduction au degré zéro de l’herméneutique ?

 

Nanine Charbonnel

 

Nanine Charbonnel est professeur à l’Université Marc-Bloch (Strasbourg-II)

Cet article a été rédigé le 11/02/2008 pour le site :

http://www.lechampdumidrash.net/index.php?lng=fr

 torahpourlesnuls dans Histoire

NOTE

Il est évident que dans cet article Nanine Charbonnel évoque les textes premiers, ceux qui ont été récupérés, traduits, trahis, complétés par des élucubrations diverses afin d’en masquer les origines. Mais l’important n’est pas là, cette étude d’une universitaire de haut niveau montre surtout que depuis 1700 ans l’Occident est victime d’un mensonge, un mensonge qui a pourri la vie de centaines de millions de personnes.

 



Chandeleur

 

Chandeleur

 

Le 2 février, il y a plus de 2000 ans, était le jour de la culmination de l’étoile Sirius à minuit. Une fête était célébrée dans le grand temple de Déméter à Eleusis, en l’honneur de la déesse à la recherche de sa fille Perséphone enlevée par Hadès, On y faisait en leur honneur des galettes de blé. A notre époque, Sirius culmine le 2 janvier, mais par une merveilleuse coïncidence, le 2 février peut encore lui être consacré, puisque c’est le jour où l’étoile se lève le soir au coucher du soleil. De plus, à ce moment précis, l’Epi de la Vierge se trouve, invisible, au nord vrai dans le prolongement de la ligne Etoile Polaire - Mizar de la Grande Ourse. La chandeleur est aussi une fête de l’Ours. En 2010, une nouvelle étoile a été découverte dans le groupe Mizar + Alcor, les célèbres étoiles doubles de la Grande Ourse, qui désormais sont 4 + 2 = 6….

 

 

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Alors, vive les crêpes en l’honneur de la lumière divine ! Voilà encore une preuve que tous les mythes ont une base astronomique, leur seule véritable explication. Les légendes récentes ne sont que des interprétations dénaturées, mais dans lesquelles transparaissent encore des lueurs de vérité.

Que fêtent les chrétiens le 2 février ?

La présentation du « Seigneur » dit-on , et depuis 1372 seulement, la « Purification  de la Vierge ». Il est vrai que le nom du mois vient d’un mot latin, februa, signifiant rite expiatoire ; ceci explique peut-être cela.

Quant à la « Chandeleur » fête des chandelles c’est le pape Gélase (492-496) qui la créa pour remplacer la fête des Lupercales qu’il venait d’interdire….

Alors, revenons vite aux traditions antiques, on célèbre bien la naissance de Mithra le 25 décembre; pourquoi ne pas fêter aussi Imbolc et les Lupercales 40 jours plus tard. Paganisme pour paganisme, c’est original et plus véridique sur le plan traditionnel…

Cet extrait provient d’un article du blog Montségur – Au Coin des Temps

http://montseguraucoindestemps.unblog.fr/2010/01/31/chandeleur/

 

 dans Tradition

 

Question

Par Neutrinos

Alors : que fêtent réellement les chrétiens le 2 février ? La question mérite d’être posée…

C’est dans le livre WaYqra (lévitique), ch. XII, versets 1 à 8, que sont données les lois sur la purification des femmes venant d’enfanter.

Après la mise au monde d’un bébé de sexe masculin, la femme reste impure 40 jours durant, sept jours jusqu’à la circoncision, puis 33 jours. Ce temps accompli, elle doit offrir un sacrifice de purification. A l’époque supposée de la naissance du héros des évangiles, ce sacrifice obligeait les parents à se rendre au temple de Jérusalem, comme d’ailleurs ils devaient le faire pour accomplir le rite de rachat du premier né.  Or, si l’on en croit Matthieu, papa, maman et leur rejeton étaient partis se cacher en Egypte peu après la naissance.

Donc impossibilité totale de « Présentation » de l’enfant au Temple de Jérusalem et de Purification de maman dans les temps prescrits par la Loi..

Qu’importe les pères des églises romaine et grecque ignorèrent Matthieu, ses mages et sa fuite en Egypte pour ne tenir compte que de la version des évènements rapportés par Luc, en contradiction complète avec celle de son confrère.

Je suis très étonnée de constater que personne n’a jamais soulevé ce lièvre de belle taille, ou plus exactement je suppose que les éventuelles remarques de bon sens et les protestations ont été enterrées et occultées.

Un tel procédé s’appelle du CHARLATANISME.

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Pélerinage royal en Palestine

 

Voyage en Orient, 1861

Présenté par Neutrinos

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Voici quelques extraits du récit de voyage que fit, en 1861 au Moyen-Orient, le Comte de Chambord. Dans l’introduction de ce récit, publié aux éditions Tallandier en 1984, Arnaud Chaffanjon précise :

« Ses observations géographiques, politiques ou ethniques, même avec leur partialité et tout ce qu’il y a de conventionnel dans leur style, ne manque pas d’intérêt et apportent une pièce nouvelle à un dossier qui n’est pas près de se refermer »

Mais qui était ce noble voyageur ?

Henri de France, duc de Bordeaux et comte de Chambord, était le petit-fils du roi Charles X, le fils du duc et de la duchesse de Berry. A ce titre, dernier prince de la branche aînée des Bourbons, il aurait pu régner sur la France sous le nom d’Henri V. A lire ce journal de voyage, on peut estimer que les Français l’ont échappé belle.

A l’époque de son Voyage en Orient, le Comte de Chambord vit en exil à Froshdorf en Autriche. Il quitte ce lieu avec une suite de seize personnes le 23 septembre 1861.

Après avoir visité Constantinople, Rhodes, et Chypre, le groupe aborde à Beyrouth.

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Le Liban

Dans son introduction Arnaud Chaffanjon écrit :

« Une des parties les plus intéressantes est sans aucun doute la description de la situation du Liban en 1861. Le narrateur y passa la journée du 9 octobre 1861, dans un Beyrouth meurtri, ensanglanté, livré aux luttes sectaires et fratricides, tiraillé par les intérêts européens et toujours inévitable enjeu des uns et des autres. Lorsque le Prince arrive au Liban, le pays se relève à peine des tragiques affrontements de 1860, dus à l’opposition de deux communautés. Les paysans maronites s’étaient révoltés contre les grands propriétaires et leurs privilèges. Mais les Druzes prirent peur devant les revendications des Maronites. Leur crainte se traduisit par les massacres des chrétiens dans le nord du Liban, qui firent 25.000 victimes environ, en 1860. »

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Beyrouth au XIX° siècle, J-L-Ph. Coignet (insecula.com)

Journal du Comte de Chambord

9 octobre 1861

Beyrouth est sur une langue de terre qui s’appuie au pied du Liban. (…) Le port, qui n’en est pas un (c’est une rade ouverte), est à peu près protégé par une mauvaise jetée. (…)

Dans la partie haute de la ville est un fort avec une caserne ; c’est là qu’est la demeure du Pacha.

Beyrouth a 45.000 habitants, dont un tiers seulement de mahométans. (…)

En tout la population non chrétienne du Liban n’est que de 74.000 hommes. Les chrétiens maronites sont 250.000 au moins ; en tout avec les Grecs, les Arméniens, etc., il y a 364.000 chrétiens dans tout le Liban et l’Anti-Liban. 370 bourgs ou villages sont habités seulement par des maronites, 287 ont une population mêlée. (…)

Ce n’est qu’à la hauteur de Beyrouth que les Druzes commencent à être mêlés aux maronites. (…)

Les missionnaires protestants, soutenus par l’Angleterre qui fait les plus grands efforts pour prendre pied dans ce pays essentiellement catholique et français, travaillent avec activité à faire des prosélytes : ils en gagnent quelques uns à prix d’argent. (…)

Les puissances européennes se jalousent et cherchent à se nuire les uns aux autres ; l’Angleterre veut gagner du terrain en soutenant les Turcs et protégeant les Druzes. (…)

Les Druzes sont mécontents ; ils trouvent que les Turcs ont accaparé tous les fruits de ces affreux massacres et qu’eux-mêmes y ont plutôt perdu que gagné.

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Lac de Tibèriade, dessin de Loffler, 1849

De Khaïfa à Tibériade

12 octobre 1861

Le soleil se cache derrière les montagnes du Carmel, la chaleur diminue et le temps devient très agréable. (…) Nous nous engageons dans une des extrémités de la plaine d’Esdrelon qui est couverte d’une épaisse couche de terre et ne manque que de bras pour être mieux cultivée.

Cette plaine et la grande vallée du Jourdain pourraient, si le pays n’était pas si désert et surtout s’il y avait une administration régulière, retrouver toute la fertilité qu’elles avaient autrefois. (…)

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Nazareth, aquarelle de David Roberts

Nazareth

13 octobre 1861

Nous voici donc arrivés à Nazareth. (…) Sur 3100 habitants, il n’y a que 580 musulmans, tandis qu’il y a mille catholiques.

Ndlr : Les 1520 habitants non identifiés ne méritent pas une mention, Juifs, Druzes, Maronites ? Ils sont sans intérêt pour le voyageur. Celui-ci ne se pose pas non plus la question sur la non conformité de la situation de la localité par rapport à sa description dans les évangiles. Toutefois une anomalie a retenue son attention :

Nous rencontrons une dame en chapeau ce qui nous étonne. C’est la femme du ministre anglican. Les protestants dépensent beaucoup d’argent pour s’introduire dans ce pays où on n’avait jamais entendu parler d’eux. Ils gagnent très peu de prosélytes : ils achètent seulement quelques enfants à prix d’or.

Et puis cet événement insolite :

Dans la journée nous voyons passer sous nos fenêtres un bataillon turc. Les soldats tout en blanc ont bonne tournure, mais ils n’ont que le fez sur la tête et ils doivent être brûlés par le soleil. Ils sont précédés d’une musique discordante. Ils se rendent, dit-on, à Gaza, pour combattre des Bédouins révoltés.

Et oui, déjà Gaza en effervescence !

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Tibériade

14 – 16 octobre 1861

La ville est située entre la montagne et le lac et elle a une enceinte massive flanquée de tours et une citadelle. Tout est lézardé et en ruines. L’intérieur est misérable et ne contient que 2.000 habitants dont 800 Juifs. (…)

L’ancienne ville était située au sud de la ville actuelle ; on voit encore des colonnes et des ruines qui indiquent la place qu’elle occupait. (…)

Le lac, autrefois mer de Génésareth, ou mer de Galilée, s’appelle aujourd’hui Bahr-el-Tabarieh. (…)

Autrefois il était superbe et environné de quinze villes florissantes. L’historien Josèphe en fait une description enchanteresse. Maintenant toutes les villes sont détruites ; il n’y a presque plus d’arbres, le pays est désolé. (…)

La végétation des bords du lac de Tibériade est celle des pays les plus chauds, comme l’Egypte ; on pourrait faire tout produire à cette admirable terre, mais les habitants sont si indolents qu’ils ne travaillent que très peu. Ils ne pêchent même point et il n’existe plus qu’une barque en mauvais état. (…)

Cette plaine fertile pourrait être d’une merveilleuse fertilité : elle est déserte. Le climat y est plus chaud encore que sur les autres rives du lac ; la canne à sucre y viendrait parfaitement : la plaine est arrosée par de petits cours d’eau. (…)

On nous fait voir l’endroit où le Jourdain entre dans le lac. (…)

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Rue de Safed (photo de la page Sfat/Safed sur facebook)

Un peu plus vers l’ouest nous apercevons Safed située sur une haute montagne. La population juive y est nombreuse ; c’est aussi une de leurs villes saintes où ils viennent d’Europe pour y mourir. Ils y ont une de leurs écoles les plus renommées. (…)

Vers le soir, je reçois une députation des rabbins et des Juifs les plus distingués de la ville dans de belles robes de toutes les couleurs les plus voyantes et avec de grandes barbes. (…) Ils sont venus pour me complimenter.

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Le puits de Jacob, région de Sichem

Aquarelle de David Roberts, 1839 (reproarte.com)

Samarie, Sichem et Naplouse

17 – 21 octobre 1861

La ville actuelle n’est qu’un misérable village de 500 habitants fanatiques et méchants qui, en général, reçoivent fort mal les étrangers, mais qui, à la vue de notre escorte, se montrent pleins de zèle pour nous et paraissent enchantés de notre visite. (…)

A 5 heures et quart du soir nous arrivons à notre campement près d’une source en dehors des murs de la ville. Le gouverneur et le colonel ne parlent que turc. Nous avons avec eux par interprète une conversation intéressante sur le pays. Le colonel a fait la campagne de Crimée ; il vient de Beyrouth et va avec son régiment à Jérusalem pour renforcer la garnison à cause d’une insurrection qui a éclaté près de Gaza ? Nous l’invitons à dîner avec nous.

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Sichem: Mont Garizim et mont Ebal

Les Samaritains conservent encore leur culte et leur fameux Pentateuque qui est de toute antiquité et qui a été toujours précieusement gardé par eux. Il est écrit en caractère phénicien. Les Samaritains prétendent l’avoir reçu des successeurs de Jéroboam. Il est essentiellement conforme à celui des Juifs, nouvelle et incontestable preuve de l’authenticité et de la vérité de ce saint livre. Il n’y a plus aujourd’hui de Samaritains qu’à Naplouse. Ils sont pauvres et font en général le métier de changeurs. (…)

 

Le 21 octobre, nous partons à 6 heures et quart du matin et nous commençons par gravir une montagne remplie de rochers, à travers un pays désolé. Toute la journée le sentier est détestable, les montagnes sont raides et semées de pierres plates très glissantes qui reluisent au soleil. Dans les vallées on chemine pendant deux heures de suite dans le lit de torrents hérissés de grosses pierres roulantes. Nous traversons ainsi les montagnes d’Ephraïm, autrefois célèbres par leurs vignobles ; maintenant ses campagnes sont abandonnées et ses villes détruites. (…)

Il serait très facile et peu coûteux de faire de très bons chemins pour les chevaux ; mais le gouvernement turc n’y songe pas….

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Jérusalem, la vieille ville en 1857

Jérusalem

22 – 25 octobre 1861

Enfin nous entrons dans la ville sainte par la belle porte de Jaffa, surmontée d’une tour flanquée de clochetons. L’entrée et les rues sont horriblement mal pavées ; les chevaux glissent à tous moments. Nous n’y faisons pas attention, tout occupés que nous sommes de notre présence dans ces lieux bénis.

Dès son entrée dans la ville, l’illustre visiteur se précipite à l’église du Saint-sépulcre et là :

Après avoir franchi la porte on trouve assis quatre ou cinq Turcs à turbans et à barbes qui gardent le Saint-sépulcre, ce qui est souverainement choquant : ils font la police dans l’église, doivent empêcher les rixes entre les différents rites et font payer une taxe pour l’ouverture de la porte. (…)

Et plus grave encore :

Derrière la chapelle du Saint-sépulcre, les Coptes se sont construits un petit sanctuaire en bois, qui est accolé au mur de la chapelle et produit à l’œil le plus mauvais effet possible. C’est une nouvelle usurpation, car il y a quelques années, les Coptes n’avaient pas pied dans l’église. Ils ont payé une assez forte somme aux Turcs pour avoir le droit de s’y introduire.

Conclusion: Et maintenant qu’ils ne viennent pas se plaindre, l’église romaine et les autres églises ne feront rien pour les défendre…

Mais les Coptes ne sont pas les seuls à agacer son altesse :

En attendant, les Grecs et les Arméniens continuent leurs envahissements, les Russes prennent pied partout, achètent des terrains, bâtissent des églises, un hospice qui est comme une forteresse et, si ça dure, sous peu nous (les catholiques) n’aurons plus rien à Jérusalem, où nous serons à peine tolérés. (…)

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Porte de Jaffa (voyageacteur.net)

Nous passons à côté de l’hôpital des chevaliers de Saint-Jean, amas de ruines, vaste terrain avec de beaux restes d’église. Les Russes depuis quelque temps sont en marché avec le gouvernement turc pour acheter ce terrain. On nous dit même plus tard que le marché est conclu. Les Grecs, les Russes, les Arméniens achètent tout, s’emparent de tout, les catholiques seuls abandonnent la ville sainte et ses précieux souvenirs.

(Il ne va plus rien rester pour les Palestiniens, mais au fait, où sont-ils ? Ils n’ont pas encore été inventés)

Cependant pour le comte de Chambord le pire est à venir, en effet , les « Evangéliques » attaquent en piqué :

On nous montre devant nous un enclos étendu appartenant aux Anglais. Ils y ont fait bâtir un temple et une école. Un évêque moitié anglican, moitié prussien y réside. Cet établissement est situé sur les ruines du palais du vieil Hérode, le meurtrier des Saints innocents. Les protestants, malgré les plus grands efforts et beaucoup d’argent répandu, n’ont pu faire que très peu de prosélytes.Ils achètent des enfants juifs ou grecs qu’ils instruisent dans leur religion.

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H. Barlett, 1845 (villemagne.net)

25 octobre

Dans l’après-midi, comme c’est un vendredi, nous allons voir les Juifs se lamenter contre un des murs du Temple. La partie inférieure de cette muraille est certainement antique. Dès les temps les plus anciens les Juifs sont venus tous les vendredis pleurer et se lamenter dans ce lieu. Au moment où nous nous y rendons, ils sont assez nombreux. Hommes et femmes, sans faire attention aux spectateurs, lisent la bible, pleurent, se frappent la tête contre la muraille, écoutent si quelque voix du ciel ne leur répond pas. Ce spectacle fait pitié et en même temps il émeut. Les Juifs payent un tribut aux Turcs pour avoir le droit de venir pleurer en ce lieu. C’est peut-être la seule fois de ma vie que les Juifs m’ont inspiré un sentiment de commisération et une sorte de respect. Ils paraissent convaincus et profondément affligés.

Nous traversons leur quartier qui est sale et a l’air misérable, 7000 Juifs sont entassés entre le mont Sion et le Temple. (…)

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Photo Marc-Israël Sellem

Bethléem

26 octobre 1861

A 7 heure et demi du matin nous partons tous à cheval par un temps magnifique pour Bethléem. Le chemin est bon, ce qui est rare en Judée. (…) La route a été récemment refaite par les Grecs auxquels appartiennent presque tous les terrains qui s’étendent de Jérusalem au couvent Saint-Elie. (…)

Bethléem est dans une charmante position, sur le sommet d’une colline qui descend en terrasses couvertes de vignes et d’oliviers jusque dans une profonde vallée. Sa population est de 5000 habitants, dont 2500 catholiques latins, 1000 Grecs, quelques Arméniens, le reste musulman.

Jéricho

29 – 30 octobre 1861

Nous traversons Jéricho, aujourd’hui Rikha, qui veut dire parfum ; c’est un groupe de masures en boue et feuillages de l’aspect le plus misérable, habitées par 200 Arabes qui passent pour voler plutôt que de travailler. (…)

Jéricho, surnommée autrefois la ville des Palmiers, était située au milieu d’une plaine très fertile. Maintenant, la large plaine, profondément encaissée entre les deux chaînes de montagnes où coule le Jourdain, n’a que quelques champs de maïs et de doura. (…)

Fin du séjour

7 novembre 1861

En traversant cette terre de Chanaan, qui tirait son nom de Chanaan, fils de Cham, dont les descendants habitèrent le pays compris entre la mer Méditerranée et le Jourdain, nous pensons à ce qu’est devenue cette Terre promise. (…)

Autrefois la Terre Sainte avait sept millions d’habitants ; maintenant toute la Syrie n’en a que 2 500 000, dont 870 000 chrétiens, et la Palestine n’en a que 300 000. (…)

Ndlr : Les deux tiers ce nombre comptait des chrétiens de toutes sortes, les Juifs, les Druzes, les Samaritains. Le dernier tiers était constitué des fonctionnaires et des soldats du gouvernement turc et de la population arabe musulmane composée en grande partie de bédouins nomades.

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Jérusalem, David Roberts 1855 (villemagne.net)

Vers Jaffa

Nous traversons la plaine de Saron, si souvent nommée dans les livres saints, autrefois très fertile, et qui le serait encore, si les Arabes voulaient se donner la peine de la cultiver. On ne voit que du sable, de rares champs de douars, des herbes flétries et quelques oliviers. (…)

La plaine de Saron est bordée d’un côté par la mer, de l’autre par les montagnes de Judée et elle s’étend de Césarée à Ramleh. C’était le grenier de la Terre promise. Maintenant il n’y a presque plus de villages ; on dit que dans la saison des pluies le chemin est à peu près impraticable.

C’était il y a 150 ans, le peuple palestinien n’avait pas encore été inventé, pourtant il y avait déjà des problèmes à Gaza, et ce n’était pas de la faute des Juifs.

Les missionnaires commençaient à envahir le terrain

Voir aussi:

http://akhsahcalebunblogfr.unblog.fr/2011/10/06/palestine/



LES MORMONS

A propos des Mormons

Par Neutrinos

Suite à une discussion sur Facebook à propos des Mormons, j’ai retrouvé un article publié dans un numéro « spécial secte » de la revue Historia….

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Couverture de la revue

Contrairement à ce que certaines personnes semblaient penser dans notre discussion, cette couverture montre sans équivoque que nous sommes bien en présence d’une secte

Extrait de cet article de Marianne Monestier

 

Les sectes et leurs prophètes

Le jour où tout a commencé

L’histoire des mormons tient à la fois de l’épopée lyrique et du western. Elle vaut la peine, des origines à nos jours, que l’on se penche sur elle.

L’extraordinaire destin de l’Eglise de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours commence avec un jeune paysan, né en 1806, du côté du lac Ontario, qui à l’âge de quinze ans, eut une vision qui allait décider de son avenir.

Très pieux, mais bouleversé par la petite guerre que se livraient entre elles les différentes formations chrétiennes, il alla méditer dans la forêt. Là, deux anges dont l’ange Moroni, lui apparurent. Ils lui ordonnèrent de rejeter les sectes détestables et abâtardies puis lui annoncèrent que lui, Joseph Smith, serait appelé à reconstituer dans son intégralité « l’Eglise Chrétienne Primitive » qui a perdu la vérité et deviendrait l’instrument du renouveau que connaît le peuple de Dieu en Amérique.

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L’ange Moroni (wikipedia)

Effectivement, le 22 septembre 1827 une nouvelle visite de l’ange Moroni lui révéla cette fois qu’au sommet d’une colline dont il indiqua l’emplacement, Joseph trouverait enterrées les Tables d’or gravées avant de mourir par le roi Mormon. Ces chroniques formaient ce qui deviendrait aux côtés de la Bible le Troisième Testament.

Après une troisième vision, Joseph reçut deux pierres magiques afin de déchiffrer et de traduire le Livre d’or. L’Ange Moroni ajouta que nul ne devait le toucher sous peine de mort.

Le futur prophète apprit au cours de la traduction que deux tribus d’Israël dont la Bible ne fait pas mention parce qu’elles avaient été contraintes d’émigrer après les malheurs de la Tour de Babel s’étaient réfugiées en Amérique où Jésus-christ les avait visitées.

C’étaient des Lamanites à peau cuivrée qui avaient donné naissance à la race indienne et qui étaient devenus mauvais et les Garedites de race blanche que les premiers avaient exterminés. Cependant, leur roi Mormon eut la possibilité de léguer les Tables d’or au monde à venir.

La traduction fut terminée en juin 1829. L’ange Moroni vint reprendre les pierres magiques et les Tables d’or. C’est pourquoi nul ne les vit jamais.

Et Joseph Smith entouré de trois, puis de cent, puis de quelques milliers de disciples (en 1978, ils sont plus de quatre millions) se mit en devoir de répandre la nouvelle sur le territoire américain. Pour ce faire, il décréta l’édification d’un Etat théocratique que dirigeraient les dignitaires de l’Eglise assistés du clergé, formant un gouvernement émanant de Dieu et exerçant le pouvoir. (…)

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Joseph Smith (wikipedia)

Dieu instaure la polygamie

L’évocation des mormons à quelque titre que ce soit s’associe aussitôt avec celle de cette polygamie qui les a rendus célèbres et à laquelle le nom du prophète Joseph Smith demeure attaché.

C’est une révélation reçue par le prophète, alors dans la force de l’âge, qui a introduit au sein de la très pure Eglise de Jésus-Christ des Saints des derniers jours cette chose effarante : la polygamie.

Celle-ci venait à point, semble-t-il, pour résoudre les problèmes que lui causait une forte sensualité que ne parvenait pas à juguler la seule aide officielle de son épouse Emma.

L’adultère dont il n’arrivait pas à repousser les tentations, lui répugnait. Alors, Dieu dans sa compréhension, le délivra de ses scrupules. Il lui envoya en 1843 une « Révélation » au cours de laquelle, après avoir rappelé que les saints patriarches de la Bible, sur son ordre exprès, avaient eu plusieurs femmes, il enjoignait aux mormons de suivre l’exemple donné par Abraham, Isaac et Jacob. (…)

 

Joseph Smith lynché

Mais l’opinion publique américaine alertée se souleva contre ces polygames à qui il arrivait d’épouser en même temps quatre ou cinq femmes de préférence belles et si jeunes qu’il advint à plusieurs reprises qu’elles aient à peine quatorze ans, alors que le prétendant en comptait cinquante et plus.

- Jamais, s’écriait-on, l’Occident n’avait connu un pareil scandale, une semblable dépravation !

Impavides, sûrs de leur bon droit, les mormons ne bronchaient pas.

Mais les autorités américaines, elles, n’allaient pas tarder à réagir. Durement.

Les conflits avec les gentils se multiplièrent et s’envenimèrent. Ce qui n’empêcha pas Joseph Smith de prétendre poser sa candidature à la présidence des Etats-Unis. Prétention insensée qui porta à son comble l’indignation des Américains.

Dans un climat survolté, éclata une rébellion déclenchée par la tendance mormone hostile à la polygamie. Les gentils sautèrent sur l’occasion et prirent fait et cause pour eux.

On était en juin 1844. Smith décréta l’état de siège. L’affrontement eu lieu. Il ne lui fut pas favorable. Abandonné par ses propres combattants, il se livra. On l’emprisonna ainsi que son frère mais ils ne passèrent pas en jugement. Ils furent lynchés à Carthages le 27 juin 1844 par une foule déchaînée.

Le prophète Joseph Smith n’avait que trente-neuf ans. Mais cette mort fit de lui un martyr et servit grandement la cause du mormonisme. Son successeur, Brigham Young était parvenu non sans mal à s’enfuir. Le nouveau prophète par ses qualités, son énergie, et il faut le dire, son fanatisme, se montra à la hauteur de la tâche qui lui incombait. C’est lui qui allait faire du mormonisme une puissance. (…)

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Le temple de Salt-Lake city (wikipedia)

Brigham Young et ses pionniers entreprirent de créer un Etat mormon, l’empire du Désert. Il devait couvrir les Etats actuels de l’Utah, du Névada, et de l’Arizona, la moitié de la Californie, et des partie de l’Orégon et du Nouveau Mexique. Le prophète voulait aménager une chaîne de villages qui aurait relié le port californien de San Diego à Salt Lake City. Ainsi fut fondée Las Vegas.

Mais le gouvernement américain commença à s’émouvoir….

Sous l’influence des puritains, les Américains réagirent vivement. La polygamie s’ajouta à l’esprit d’indépendance des mormons pour leur attirer les foudres gouvernementales. (…)

Enfin le harcèlement religieux se poursuivant, le successeur de Young eut en 1890 une révélation providentielle. Il décréta que la volonté du Seigneur abolissait désormais la pratique de la polygamie.(…)

La polygamie a-t-elle disparue de leurs mœurs ? En majeure partie, oui. Pourtant le 10 mai 1977, six tueurs télécommandés par le « pape » dissident Ervil le Baron, chef d’un groupe polygame, vinrent assassiner son rival de l’Utah, Vernon Alfred, autre dissident, faisant sept veuves et trente orphelins. Cet assassinat connut un retentissement tel que la police s’employa à recenser les mormons polygames. C’est ainsi que dans la seule ville de Colorado, dans l’Arizona, elle aurait découvert 5.000 hommes polygames.

Bien d’autres harems existaient – modestes en majorité, presque clandestins. On renonça à poursuivre les chefs de famille. Que serait-il advenu de ces femmes et de ces enfants ? (…)

Actuellement, si l’on écarte quelques branches dissidentes, la polygamie aurait totalement disparu de la communauté orthodoxe mormone. Celle-ci est en plein épanouissement. Non seulement aux Etats-Unis mais en Amérique du Sud, en Europe, et jusqu’en Asie. La France elle-même compte environ dix mille mormons. Ils y publie une revue mensuelle, L’Etoile.

 Bien que peu nombreux par rapport à la population des Etats-Unis, ils y représentent une force politique indéniable. Une force financière aussi.

L’Eglise mormone est en effet très riche. Ses revenus annuels sont évalués à cent milliards d’anciens francs produits par les 10% que chacun de ses membres doit verser sur ses revenus.

Par leur honnêteté rigoureuse et leur fidélité à la cause servie, ils ont accédé à des postes politiques importants.

Eisenhower a eu deux ministres mormons. Kennedy également. Ils furent deux sous la présidence de Nixon….

Marianne Monestier pour Historia

Numéro « spécial sectes » 382 bis, troisième trimestre 1978

 

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L’université des mormons à Jérusalem (wikipedia)

 

Note de Akhsah Caleb

Très important

Selon les mormons, depuis les apôtres jusqu’à Smith, il n’y avait plus sur terre de véritable église. C’est alors que le seigneur, par son prophète, en a fait descendre du ciel une nouvelle, destinée à préparer aux Etats-Unis, l’établissement de la sainte Sion, où « l’acrobate » va bientôt établir son règne théocratique. Le dixième article de foi des mormons affirme:

« Nous croyons que Sion sera bâtie sur ce continent (l’Amérique); que j.. c.. régnera en personne sur la terre; que la terre sera renouvelée et recevra sa gloire paradisiaque. »

Extrait de la revue Question de n° 16 (janvier-février 1977)

 

Autres articles de foi des mormons

Respect des 10 commandements

Versement de la dîme (10% des revenus)

Article 4 de la foi :

1) Nous croyons que les premiers principes et ordonnances de l’évangile sont : la foi au seigneur…(acrobate)

2) La repentance

3) Le baptême par immersion

4) L’imposition des mains.

Le Livre de Mormon révèle des alliance de dieu (le leur) avec les hommes et rétablit un certain nombre d’ordonnances, par exemple le baptême des morts pour ceux qui ne l’ont pas reçu ici-bas.

 

Structure

 Le « Président-Prophète et Voyant » est le chef de la hiérarchie. Ses révélations font autorité pour toute l’église.

Vient ensuite le « Conseil des douze apôtres » chargé de l’œuvre missionnaire mondiale et, dépendant de ce dernier :

Le « Conseil des 70 » avec 7 présidents également chargés de l’œuvre des missions.

Le « Patriarche » a un rôle spirituel et, plus particulièrement, est doté du don des révélations dont il fait bénéficier tous les membres de l’église ou ceux qui lui adressent des demandes. Il est lui-même désigné et appelé par révélation

Tous ces organes et toutes ces personnes appartiennent à la « Prêtrise de Melchisédech » qui traite des affaires temporelles et spirituelles, la « Prêtrise d’Aaron » ne s’occupant que des affaires temporelles de l’église.

 

Commentaires à cet article sur Facebook

Flo:

Si je peux me permettre, il manquerait à cet article une explication plus détaillée sur l’aspect évangélisateur fanatique de cette secte qui l’a poussé à s’adresser aux archives nationales de différents pays pour « convertir » les morts qui n’étaient pas mormons. Ils ont aussi photocopié des archives de la Shoa pour « convertir » les victimes juives. Selon leur superstition macabre ces « conversions » font s’approcher leur « sauveur ». Et comme ils ne font rien à moitié mais avec une grande précision, ces campagnes d’évangélisation post mortem les ont mené à photocopier et à garder sous forme de microfilm de très nombreuses archives. De ce fait, ils possèdent un des plus grands, sinon le plus grand fichier d’archives privées qui existe à l’heure actuelle.

 

G. S.:

Oui ici en France, les registres paroissiaux (civils, je ne sais pas) ont été photo-copiés) avec l’accord du gouvernement français, contre la remise d’une copie. On ne nous à jamais dit que c’était pour convertir les morts ! A Paris j’ai connu des voisins de palier qui s’étaient convertis mormons mais qui eux ne faisaient pas de prosélitisme. C’est avec ces archives que les catholiques peuvent faire leur arbre généalogique. Je ne sais pas ce qu’il en est des Juifs, mon frère n’a pas pu remonter au delà de quatre générations par l’état civil : à Nancy.

 

Neutrinos

J’ai retrouvé cet article sur les sectes, parce que hier il a été question des mormons sur un fil de discussion, et visiblement certaines personnes ne savaient rien sur le sujet. Effectivement, il existe chez eux un baptême des morts par immersion dans une cuve supportée par 12 taureaux…. Il se fait aussi par procuration.
Dans l’article d’Historia, il est dit aussi: « Plus curieux peut-être encore est le mariage pour les morts qui donne lieu à la cérémonie du scellement. Il intervient dans plusieurs circonstances particulières… »
Pour reconstituer les généalogies des adeptes, afin de procéder à ces cérémonies post-mortem des ancêtres, les mormons ont un fichier de plusieurs millions de microfilms « représentant un travail de recherches considérable tant aux USA qu’à l’étranger« . Ce fichier renferment des généalogies dont certaines remontent aux XVI° siècle.

 

E. M. C-M:

C’est à vomir leur nécrophilie….!

 

R.R.:

Ce sont des malades… mais ce n’est pas étonnant car le xtianisme dans son ensemble est aussi fondé sur de la nécrophilie, plus ou moins avouée et mise en avant… voir la vénération de certains « nonosses » et autres reliques macabres.

 

 



ASCENSION

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Récits « évangéliques »

Rappel : ce sont des récits composés à partir de textes préexistants, interprétés, et surtout détournés de leur sens….

Personne ne sait exactement quand le héros de l’épopée est né. Quant à son âge au moment de sa mort, il est également hypothétique, comme la supposée date de l’évènement d’ailleurs.

Tout ce qui concerne le triste personnage est issu de reconstitutions « acrobatiques », c’est pourquoi les contradictions et les anachronismes abondent dans la littérature évangélique.

Par exemple, d’après Luc XXIV-21, l’intox voudrait que le personnage ait séjourné trois jours au royaume des morts, ce que les prétendus témoignages, dont celui de Luc lui-même d’ailleurs, contredisent. Du vendredi à midi jusqu’au dimanche au lever du soleil, cela fait 43 à 44 heures tout au plus.

D’après Matthieu XXVIII-16, juste après la résurrection, les onze copains du héros sont envoyés vers une montagne de Galilée ; pas question d’envolée vers le ciel.

 D’après Marc XVI-19, 20 : Le héros est enlevé au ciel, mais le texte ne précise ni où, ni quand.

Jean termine l’aventure par une partie de pêche sur le lac Kinéreth. La date de l’évènement n’est pas précisée, mais pas question d’une « ascension »dans son rapport

D’après Luc XXIV-50, 53 : C’est juste après l’épisode du tombeau vide. Le soir même, après un repas entre amis, le groupe se rend à Beyth-Hananiah (Béthanie), et là « il est enlevé au ciel » (v. 51).

Pourtant le même présumé auteur se contredit dans Actes I-3, où il prétend que son héros aurait fait des apparitions durant 40 jours, avant d’être enlevé au ciel…..

On ne peut rêver d’un témoin plus fiable !

Et voilà pourquoi les banques seront fermées, et courrier ne sera pas distribué jeudi….

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Sur le sujet voir articles:

http://montseguraucoindestemps.unblog.fr/2011/04/26/une-croix-lourde-a-porter/

http://montseguraucoindestemps.unblog.fr/2010/03/31/de-paque-a-paques/

http://montseguraucoindestemps.unblog.fr/2010/03/02/paulifolies/

http://montseguraucoindestemps.unblog.fr/2009/10/28/les-sacees/

http://montseguraucoindestemps.unblog.fr/2009/06/07/limposture-christique/

 



Témoins du néant

Témoins du néant

Hier, je me trouvais chez une amie commerçante lorsque deux personnes sont entrées dans la boutique. J’allais sortir pour la laisser à son travail mais mon amie me demanda à voix basse de rester. Furetant dans les rayons du magasin, j’entendis mon amie déclarer : « ce n’est pas ma vision des choses, mais chacun sa voie ». Le couple laissa des documents sur le comptoir et sortit. Mon amie me dit alors : « ce sont des Témoins de Jéhovah ».

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Photo: s.tf1.fr

L’amie en question est totalement agnostique. Elle n’est pas en mesure de renvoyer ces prétendus témoins à leur néant. Je lui ai donc fourni quelques arguments en vue d’une prochaine visite de ces pots de colle.

Le nom même de Jéhovah prouve que les fondateurs de la secte, Russel, Rutherford, Knorr etc. n’étaient que des imbéciles incultes. Ce mot résulte d’une mauvaise lecture par des clercs du Tétragramme, ponctué des voyelles du mot AdoNaY (mon Seigneur). Ceci pour rappeler que c’est ce nom qu’il faut prononcer lorsque le lecteur se heurte aux quatre lettres imprononçables : YHWH.

Imprononçables par respect peut-être, mais surtout imprononçables parce qu’il s’agit d’une sorte de sigle, ou même à la limite d’une équation.

Sigle en tant que condensé de la conjugaison du verbe être sous toutes ses formes ; équation lorsque l’on considère les valeurs numériques des lettres en question : 10 + 5 + 6 + 5 = 26 ; valeurs à développer à l’infini…

La prononciation «Yahvé » que l’on rencontre de nos jours dans les traductions est d’ailleurs aussi stupide que l’ancienne.

Lorsqu’on reçoit une facture E.D.F., il ne vient à l’idée de personne d’écrire ces lettres « Eudéhaife » pour en faire un dieu de la lumière.

 

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Panique au Vatican

Le 24 octobre 2008 le « synode des évêques sur la Parole de Dieu dans la vie et la mission de l’Eglise » (sic), a adopté cette disposition :

« Par respect pour le nom de Dieu, pour la Tradition de l’Eglise, pour le peuple Juif, et pour des raisons philologiques, il ne faut plus prononcer le nom de Dieu en disant « Yahvé ».

Après 1700 ans, il était grand temps de s’apercevoir de la bévue. Les raisons invoquées ne servent qu’à masquer la honte de s’être trompé sur le Principal depuis tant de siècles. Il est vrai que si le ridicule devait tuer, le Vatican serait enfoui sous une montagne de cristaux de rire.

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Les exégètes

Pour nos fameux « témoins, Jéhovah serait le nom propre de Dieu, rien que ça. Ils oublient que le nom donné au premier verset de Bereshyth (Genèse), est ALoHYM, et que les fameuses quatre lettres n’apparaissent qu’au verset 4 du chapitre II, associées à ALoHYM.

L’association de ces deux noms vaut : 26 + 86 = 112

Ou encore : 26 x 86 = 2236

2,236 c’est √5, à méditer… et à noter également que la somme des valeurs des mots de la première phrase de la prière essentielle du Judaïsme vaut 1118, c’est à dire 2236/2 (Dev. 6,4).

Cela devrait faire réfléchir les baudruches pontifiantes qui se sont engouffrées derrière Richard Simon, Jean Astruc et compagnie et qui nous pondent de savantes analyses évoquant les sources yavistes (sic) et élohistes (re-sic) et autres calembredaines sur un dieu des tribus du nord et un dieu des peuples du sud…

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