Pour des clous

Une histoire à devenir marteau

Par Akhsah Caleb

Dans son ouvrage  Contradictions et invraisemblances dans la Bible , Gerald Messadié apporte des précisions sur « La fiction du cloutage des mains et des pieds », extraits :

Une tradition désormais enracinée dans les esprits représente Jésus fixé à la croix par des clous dans les mains et les pieds superposés ; elle a établi le modèle de la totalité des crucifix de piété dans le monde. Or, c’est une fiction.

Elle avait déjà été réfutée au XXe siècle par des anatomistes pour une raison simple : il aurait été impossible de soumettre les tissus de la main au poids d’un corps entier. Ils se seraient rapidement déchirés, entraînant la chute du corps et l’échec de la sentence. Ces anatomistes suggèrent alors que la thèse du cloutage n’était soutenable que si les clous avaient été enfoncés aux poignets, explication à laquelle nous avions souscrit jusqu’à la découverte du fait que les premières mentions du cloutage étaient tardives et ne reposaient sur aucun document historique.

Le cloutage des pieds posait cependant un problème plus ardu : pour fixer les pieds l’un sur l’autre, comme le présente l’iconographie traditionnelle, il eût fallu des clous de grande longueur et donc d’un tel diamètre qu’ils auraient déchiqueté les os et tous les tissus des pieds. Ils auraient ainsi infirmé la pratique, attestée historiquement, du cassage des tibias – destiné à abréger les vies des condamnés qui se soutenaient jusqu’alors sur l’appui à la base de la croix. Si les pieds étaient déjà fracassés, le crucifié ne pouvait plus s’appuyer dessus et le cassage des tibias s’avérait d’emblée inutile, le condamné s’étant déjà effondré. Quant au cloutage séparé des pieds, il est exclu, vu la largeur du poteau central. Aucune hypothèse alternative n’a été avancée.

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Conclusion : les stigmatisés sont soit des imposteurs, soit des malades. Hélène, la mère de Constantin, qui en 325 aurait retrouvé à Jérusalem la vraie croix et les clous de la cruci-fiction, était une fieffée menteuse.

Mais d’où  provient le mythe des clous ? Comme toujours d’une interprétation tendancieuse d’un texte du TaNaK ; là il s’agit du verset 17 du Psaume XXII, où il est question de méchants, d’un lion, « de mes mains et mes pieds ». C’est aussi de la suite de ce psaume qu’est issu le mythe du partage des vêtements. L’utilisation abusive du premier verset est aussi tristement regrettable…

Un seul évangile évoque les clous, celui dit de Jean, chapitre XX, versets 25-27, dans lequel Thomas déclare : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous ; si je n’enfonce pas mon doigt à la place des clous… ». Le cloutage des pieds est une invention de Justin le mythomane au IIe siècle.

Parler de Tradition, c’est vouloir tromper le monde…

Commentaire de R .R. publié sur ma page Facebook

Ce n’est qu’au Ve siècle qu’apparaissent les premières représentations de « crucifix », mais sur une croix en forme de Tau. Pour crucifier, les Romains utilisaient 2 barres verticales terminées par une fourche, sur lesquelles était posée une barre horizontale (patibulum) à laquelle on liait les mains du condamné qui était debout sur le sol… Les Romains (ni personne d’autre d’ailleurs) n’ont jamais utilisé de croix semblables à la croix xtienne pour leur supplice… L’église a commencé à représenter son héros sur une croix en forme de Tau, puis la forme a été allongée pour être mieux vue, on a ensuite rajouté un support pour les pieds, puis les premières croix telles que nous les connaissons sont apparues au Ve siècle.

(sources www.bible.chez-alice.fr)

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La lettre Tau


Conclusion: tout est mensonge dans cette histoire, et Hélène n’a pas pu retrouver de « vraie croix ».

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