Pélerinage royal en Palestine

 

Voyage en Orient, 1861

Présenté par Neutrinos

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Voici quelques extraits du récit de voyage que fit, en 1861 au Moyen-Orient, le Comte de Chambord. Dans l’introduction de ce récit, publié aux éditions Tallandier en 1984, Arnaud Chaffanjon précise :

« Ses observations géographiques, politiques ou ethniques, même avec leur partialité et tout ce qu’il y a de conventionnel dans leur style, ne manque pas d’intérêt et apportent une pièce nouvelle à un dossier qui n’est pas près de se refermer »

Mais qui était ce noble voyageur ?

Henri de France, duc de Bordeaux et comte de Chambord, était le petit-fils du roi Charles X, le fils du duc et de la duchesse de Berry. A ce titre, dernier prince de la branche aînée des Bourbons, il aurait pu régner sur la France sous le nom d’Henri V. A lire ce journal de voyage, on peut estimer que les Français l’ont échappé belle.

A l’époque de son Voyage en Orient, le Comte de Chambord vit en exil à Froshdorf en Autriche. Il quitte ce lieu avec une suite de seize personnes le 23 septembre 1861.

Après avoir visité Constantinople, Rhodes, et Chypre, le groupe aborde à Beyrouth.

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Le Liban

Dans son introduction Arnaud Chaffanjon écrit :

« Une des parties les plus intéressantes est sans aucun doute la description de la situation du Liban en 1861. Le narrateur y passa la journée du 9 octobre 1861, dans un Beyrouth meurtri, ensanglanté, livré aux luttes sectaires et fratricides, tiraillé par les intérêts européens et toujours inévitable enjeu des uns et des autres. Lorsque le Prince arrive au Liban, le pays se relève à peine des tragiques affrontements de 1860, dus à l’opposition de deux communautés. Les paysans maronites s’étaient révoltés contre les grands propriétaires et leurs privilèges. Mais les Druzes prirent peur devant les revendications des Maronites. Leur crainte se traduisit par les massacres des chrétiens dans le nord du Liban, qui firent 25.000 victimes environ, en 1860. »

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Beyrouth au XIX° siècle, J-L-Ph. Coignet (insecula.com)

Journal du Comte de Chambord

9 octobre 1861

Beyrouth est sur une langue de terre qui s’appuie au pied du Liban. (…) Le port, qui n’en est pas un (c’est une rade ouverte), est à peu près protégé par une mauvaise jetée. (…)

Dans la partie haute de la ville est un fort avec une caserne ; c’est là qu’est la demeure du Pacha.

Beyrouth a 45.000 habitants, dont un tiers seulement de mahométans. (…)

En tout la population non chrétienne du Liban n’est que de 74.000 hommes. Les chrétiens maronites sont 250.000 au moins ; en tout avec les Grecs, les Arméniens, etc., il y a 364.000 chrétiens dans tout le Liban et l’Anti-Liban. 370 bourgs ou villages sont habités seulement par des maronites, 287 ont une population mêlée. (…)

Ce n’est qu’à la hauteur de Beyrouth que les Druzes commencent à être mêlés aux maronites. (…)

Les missionnaires protestants, soutenus par l’Angleterre qui fait les plus grands efforts pour prendre pied dans ce pays essentiellement catholique et français, travaillent avec activité à faire des prosélytes : ils en gagnent quelques uns à prix d’argent. (…)

Les puissances européennes se jalousent et cherchent à se nuire les uns aux autres ; l’Angleterre veut gagner du terrain en soutenant les Turcs et protégeant les Druzes. (…)

Les Druzes sont mécontents ; ils trouvent que les Turcs ont accaparé tous les fruits de ces affreux massacres et qu’eux-mêmes y ont plutôt perdu que gagné.

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Lac de Tibèriade, dessin de Loffler, 1849

De Khaïfa à Tibériade

12 octobre 1861

Le soleil se cache derrière les montagnes du Carmel, la chaleur diminue et le temps devient très agréable. (…) Nous nous engageons dans une des extrémités de la plaine d’Esdrelon qui est couverte d’une épaisse couche de terre et ne manque que de bras pour être mieux cultivée.

Cette plaine et la grande vallée du Jourdain pourraient, si le pays n’était pas si désert et surtout s’il y avait une administration régulière, retrouver toute la fertilité qu’elles avaient autrefois. (…)

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Nazareth, aquarelle de David Roberts

Nazareth

13 octobre 1861

Nous voici donc arrivés à Nazareth. (…) Sur 3100 habitants, il n’y a que 580 musulmans, tandis qu’il y a mille catholiques.

Ndlr : Les 1520 habitants non identifiés ne méritent pas une mention, Juifs, Druzes, Maronites ? Ils sont sans intérêt pour le voyageur. Celui-ci ne se pose pas non plus la question sur la non conformité de la situation de la localité par rapport à sa description dans les évangiles. Toutefois une anomalie a retenue son attention :

Nous rencontrons une dame en chapeau ce qui nous étonne. C’est la femme du ministre anglican. Les protestants dépensent beaucoup d’argent pour s’introduire dans ce pays où on n’avait jamais entendu parler d’eux. Ils gagnent très peu de prosélytes : ils achètent seulement quelques enfants à prix d’or.

Et puis cet événement insolite :

Dans la journée nous voyons passer sous nos fenêtres un bataillon turc. Les soldats tout en blanc ont bonne tournure, mais ils n’ont que le fez sur la tête et ils doivent être brûlés par le soleil. Ils sont précédés d’une musique discordante. Ils se rendent, dit-on, à Gaza, pour combattre des Bédouins révoltés.

Et oui, déjà Gaza en effervescence !

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Tibériade

14 – 16 octobre 1861

La ville est située entre la montagne et le lac et elle a une enceinte massive flanquée de tours et une citadelle. Tout est lézardé et en ruines. L’intérieur est misérable et ne contient que 2.000 habitants dont 800 Juifs. (…)

L’ancienne ville était située au sud de la ville actuelle ; on voit encore des colonnes et des ruines qui indiquent la place qu’elle occupait. (…)

Le lac, autrefois mer de Génésareth, ou mer de Galilée, s’appelle aujourd’hui Bahr-el-Tabarieh. (…)

Autrefois il était superbe et environné de quinze villes florissantes. L’historien Josèphe en fait une description enchanteresse. Maintenant toutes les villes sont détruites ; il n’y a presque plus d’arbres, le pays est désolé. (…)

La végétation des bords du lac de Tibériade est celle des pays les plus chauds, comme l’Egypte ; on pourrait faire tout produire à cette admirable terre, mais les habitants sont si indolents qu’ils ne travaillent que très peu. Ils ne pêchent même point et il n’existe plus qu’une barque en mauvais état. (…)

Cette plaine fertile pourrait être d’une merveilleuse fertilité : elle est déserte. Le climat y est plus chaud encore que sur les autres rives du lac ; la canne à sucre y viendrait parfaitement : la plaine est arrosée par de petits cours d’eau. (…)

On nous fait voir l’endroit où le Jourdain entre dans le lac. (…)

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Rue de Safed (photo de la page Sfat/Safed sur facebook)

Un peu plus vers l’ouest nous apercevons Safed située sur une haute montagne. La population juive y est nombreuse ; c’est aussi une de leurs villes saintes où ils viennent d’Europe pour y mourir. Ils y ont une de leurs écoles les plus renommées. (…)

Vers le soir, je reçois une députation des rabbins et des Juifs les plus distingués de la ville dans de belles robes de toutes les couleurs les plus voyantes et avec de grandes barbes. (…) Ils sont venus pour me complimenter.

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Le puits de Jacob, région de Sichem

Aquarelle de David Roberts, 1839 (reproarte.com)

Samarie, Sichem et Naplouse

17 – 21 octobre 1861

La ville actuelle n’est qu’un misérable village de 500 habitants fanatiques et méchants qui, en général, reçoivent fort mal les étrangers, mais qui, à la vue de notre escorte, se montrent pleins de zèle pour nous et paraissent enchantés de notre visite. (…)

A 5 heures et quart du soir nous arrivons à notre campement près d’une source en dehors des murs de la ville. Le gouverneur et le colonel ne parlent que turc. Nous avons avec eux par interprète une conversation intéressante sur le pays. Le colonel a fait la campagne de Crimée ; il vient de Beyrouth et va avec son régiment à Jérusalem pour renforcer la garnison à cause d’une insurrection qui a éclaté près de Gaza ? Nous l’invitons à dîner avec nous.

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Sichem: Mont Garizim et mont Ebal

Les Samaritains conservent encore leur culte et leur fameux Pentateuque qui est de toute antiquité et qui a été toujours précieusement gardé par eux. Il est écrit en caractère phénicien. Les Samaritains prétendent l’avoir reçu des successeurs de Jéroboam. Il est essentiellement conforme à celui des Juifs, nouvelle et incontestable preuve de l’authenticité et de la vérité de ce saint livre. Il n’y a plus aujourd’hui de Samaritains qu’à Naplouse. Ils sont pauvres et font en général le métier de changeurs. (…)

 

Le 21 octobre, nous partons à 6 heures et quart du matin et nous commençons par gravir une montagne remplie de rochers, à travers un pays désolé. Toute la journée le sentier est détestable, les montagnes sont raides et semées de pierres plates très glissantes qui reluisent au soleil. Dans les vallées on chemine pendant deux heures de suite dans le lit de torrents hérissés de grosses pierres roulantes. Nous traversons ainsi les montagnes d’Ephraïm, autrefois célèbres par leurs vignobles ; maintenant ses campagnes sont abandonnées et ses villes détruites. (…)

Il serait très facile et peu coûteux de faire de très bons chemins pour les chevaux ; mais le gouvernement turc n’y songe pas….

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Jérusalem, la vieille ville en 1857

Jérusalem

22 – 25 octobre 1861

Enfin nous entrons dans la ville sainte par la belle porte de Jaffa, surmontée d’une tour flanquée de clochetons. L’entrée et les rues sont horriblement mal pavées ; les chevaux glissent à tous moments. Nous n’y faisons pas attention, tout occupés que nous sommes de notre présence dans ces lieux bénis.

Dès son entrée dans la ville, l’illustre visiteur se précipite à l’église du Saint-sépulcre et là :

Après avoir franchi la porte on trouve assis quatre ou cinq Turcs à turbans et à barbes qui gardent le Saint-sépulcre, ce qui est souverainement choquant : ils font la police dans l’église, doivent empêcher les rixes entre les différents rites et font payer une taxe pour l’ouverture de la porte. (…)

Et plus grave encore :

Derrière la chapelle du Saint-sépulcre, les Coptes se sont construits un petit sanctuaire en bois, qui est accolé au mur de la chapelle et produit à l’œil le plus mauvais effet possible. C’est une nouvelle usurpation, car il y a quelques années, les Coptes n’avaient pas pied dans l’église. Ils ont payé une assez forte somme aux Turcs pour avoir le droit de s’y introduire.

Conclusion: Et maintenant qu’ils ne viennent pas se plaindre, l’église romaine et les autres églises ne feront rien pour les défendre…

Mais les Coptes ne sont pas les seuls à agacer son altesse :

En attendant, les Grecs et les Arméniens continuent leurs envahissements, les Russes prennent pied partout, achètent des terrains, bâtissent des églises, un hospice qui est comme une forteresse et, si ça dure, sous peu nous (les catholiques) n’aurons plus rien à Jérusalem, où nous serons à peine tolérés. (…)

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Porte de Jaffa (voyageacteur.net)

Nous passons à côté de l’hôpital des chevaliers de Saint-Jean, amas de ruines, vaste terrain avec de beaux restes d’église. Les Russes depuis quelque temps sont en marché avec le gouvernement turc pour acheter ce terrain. On nous dit même plus tard que le marché est conclu. Les Grecs, les Russes, les Arméniens achètent tout, s’emparent de tout, les catholiques seuls abandonnent la ville sainte et ses précieux souvenirs.

(Il ne va plus rien rester pour les Palestiniens, mais au fait, où sont-ils ? Ils n’ont pas encore été inventés)

Cependant pour le comte de Chambord le pire est à venir, en effet , les « Evangéliques » attaquent en piqué :

On nous montre devant nous un enclos étendu appartenant aux Anglais. Ils y ont fait bâtir un temple et une école. Un évêque moitié anglican, moitié prussien y réside. Cet établissement est situé sur les ruines du palais du vieil Hérode, le meurtrier des Saints innocents. Les protestants, malgré les plus grands efforts et beaucoup d’argent répandu, n’ont pu faire que très peu de prosélytes.Ils achètent des enfants juifs ou grecs qu’ils instruisent dans leur religion.

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H. Barlett, 1845 (villemagne.net)

25 octobre

Dans l’après-midi, comme c’est un vendredi, nous allons voir les Juifs se lamenter contre un des murs du Temple. La partie inférieure de cette muraille est certainement antique. Dès les temps les plus anciens les Juifs sont venus tous les vendredis pleurer et se lamenter dans ce lieu. Au moment où nous nous y rendons, ils sont assez nombreux. Hommes et femmes, sans faire attention aux spectateurs, lisent la bible, pleurent, se frappent la tête contre la muraille, écoutent si quelque voix du ciel ne leur répond pas. Ce spectacle fait pitié et en même temps il émeut. Les Juifs payent un tribut aux Turcs pour avoir le droit de venir pleurer en ce lieu. C’est peut-être la seule fois de ma vie que les Juifs m’ont inspiré un sentiment de commisération et une sorte de respect. Ils paraissent convaincus et profondément affligés.

Nous traversons leur quartier qui est sale et a l’air misérable, 7000 Juifs sont entassés entre le mont Sion et le Temple. (…)

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Photo Marc-Israël Sellem

Bethléem

26 octobre 1861

A 7 heure et demi du matin nous partons tous à cheval par un temps magnifique pour Bethléem. Le chemin est bon, ce qui est rare en Judée. (…) La route a été récemment refaite par les Grecs auxquels appartiennent presque tous les terrains qui s’étendent de Jérusalem au couvent Saint-Elie. (…)

Bethléem est dans une charmante position, sur le sommet d’une colline qui descend en terrasses couvertes de vignes et d’oliviers jusque dans une profonde vallée. Sa population est de 5000 habitants, dont 2500 catholiques latins, 1000 Grecs, quelques Arméniens, le reste musulman.

Jéricho

29 – 30 octobre 1861

Nous traversons Jéricho, aujourd’hui Rikha, qui veut dire parfum ; c’est un groupe de masures en boue et feuillages de l’aspect le plus misérable, habitées par 200 Arabes qui passent pour voler plutôt que de travailler. (…)

Jéricho, surnommée autrefois la ville des Palmiers, était située au milieu d’une plaine très fertile. Maintenant, la large plaine, profondément encaissée entre les deux chaînes de montagnes où coule le Jourdain, n’a que quelques champs de maïs et de doura. (…)

Fin du séjour

7 novembre 1861

En traversant cette terre de Chanaan, qui tirait son nom de Chanaan, fils de Cham, dont les descendants habitèrent le pays compris entre la mer Méditerranée et le Jourdain, nous pensons à ce qu’est devenue cette Terre promise. (…)

Autrefois la Terre Sainte avait sept millions d’habitants ; maintenant toute la Syrie n’en a que 2 500 000, dont 870 000 chrétiens, et la Palestine n’en a que 300 000. (…)

Ndlr : Les deux tiers ce nombre comptait des chrétiens de toutes sortes, les Juifs, les Druzes, les Samaritains. Le dernier tiers était constitué des fonctionnaires et des soldats du gouvernement turc et de la population arabe musulmane composée en grande partie de bédouins nomades.

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Jérusalem, David Roberts 1855 (villemagne.net)

Vers Jaffa

Nous traversons la plaine de Saron, si souvent nommée dans les livres saints, autrefois très fertile, et qui le serait encore, si les Arabes voulaient se donner la peine de la cultiver. On ne voit que du sable, de rares champs de douars, des herbes flétries et quelques oliviers. (…)

La plaine de Saron est bordée d’un côté par la mer, de l’autre par les montagnes de Judée et elle s’étend de Césarée à Ramleh. C’était le grenier de la Terre promise. Maintenant il n’y a presque plus de villages ; on dit que dans la saison des pluies le chemin est à peu près impraticable.

C’était il y a 150 ans, le peuple palestinien n’avait pas encore été inventé, pourtant il y avait déjà des problèmes à Gaza, et ce n’était pas de la faute des Juifs.

Les missionnaires commençaient à envahir le terrain

Voir aussi:

http://akhsahcalebunblogfr.unblog.fr/2011/10/06/palestine/



Le nombre onze

 

Variations sur un onze

Par Neutrinos

Arithmétique

11 est le cinquième nombre premier.

En binaire : 11 = 10112

En base 3 : 11 = 323

En base 4 : 11 = 234

En base 5 : 11 = 215

En base 6 : 11 = 156

En base 7 : 11 = 147

En base 8 : 11 = 138

En base 9 : 11 = 129

 

Un carré de côté 11 a le même périmètre qu’un cercle de diamètre 14 (avec π = 22/7).

14/11 = 1,272727.. c’est la racine carrée du « nombre d’or ».

Le nombre six à 11 partitions ; onze a 56 partitions.

11 = 6 + 5 mais aussi 62- 52.

En hébreu , six et cinq sont les valeurs numériques de deux lettres du Tétragramme :

ו (waw) et ה (He).

L’icosaèdre tronqué est formé de pentagones et d’hexagones réguliers

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Icosaèdre tronqué (photo Wikipédia)

Valeurs polygonales de 11, « G » pour simplifier :

G 3 (triangulaire) = 66 ; G 4 (carré) = 121 ; G 5 = 176 ; G 6 = 231 (21×11)

G 7 = 286 ; G 8 = 341 (31×11) ; G 9 = 396 ; G 10 = 451 ;

G 11 = 506 ; G 12 = 561 ; G 13 = 616 ; G 14 = 671 ;

G 15 = 726 ; G 16 = 781 ; G 17 = 836 ; G 18 = 891 ;

G 19 = 946 ; G 20 = 1001 (91×11) C’est la valeur pentagonale (G 5) du nombre 26.

G 21 = 1056 ; G 22 = 1111, etc..

Un truc : Pour obtenir les polygonaux suivants, il suffit d’ajouter à chaque fois 55, la triangulaire de 10, au dernier nombre obtenu, exemple triangulaire de 10 plus triangulaire de 11 = 55 + 66 = 121, le carré de 11.

G 26(icosikaihexagonale) = 1331

On peut remarquer que les valeurs polygonales de 11 se terminent soit par 1, soit par 6. C’est également le cas du nombre 26.

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Les quatre premières valeurs obtenues dans le triangle de Pascal sont des puissances de 11 :

11, 121, 1331 et 14641 (114)

1331 est le cube de 11.

Onze et ses multiples dans les « Ecritures »

Dans le premier livre de la Thorah (pentateuque), il y a 1331 lettres du verset 1 au verset 26 inclus. C’est le verset qui annonce la création de l’homme au sixième jour.

1331 est la valeur numérique des mots :

על עשרים וששה, « sur vingt-six » 100 + 620 + 611 = 1331 ;

C’est aussi la valeur de l’expression :

על כתר תורה, « sur la Couronne de la Thorah », 100 + 620 + 611 = 1331.

Jeu de cubes

125 (53) = 1331en base 4

216 (63) = 1331 en base 5

343 (73) = 1331 en base 6 (343 = 1000 en base 7)

512 (83) = 1331 en base 7

729 (93) = 1331 en base 8

1000 (103) = 1331 en base 9

671

Sixième Jour, יום הששי, (YWM Ha ShiShY) les deux derniers mots du premier chapitre de la Thorah, ont pour valeur : 56 + 615 = 671

671 est la somme de la ligne du « carré magique » de 11.

Le Psaume 104, qui est un rappel de ce premier chapitre, est le chapitre 671 du TaNaK.

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Le centre du carré magique et du carré naturel de 11 est le nombre 61.

61 est la valeur numérique de אני, ANY, mot qui a deux significations : moi ou rien.

« La sortie d’Egypte » est citée 61 fois dans la Thorah. D’après Moïse Cordovéro : 50 fois comme miracle, et 11 fois comme un événement historique.

1331 + 671 = 2002

2002/11 = 182 (26 x 7). 182 est la valeur numérique du nom de יעקב (Jacob).

Joseph est le onzième fils de Jacob.

שור, le Taureau, roi des animaux domestiques et attribut de Joseph a pour valeur :

300 + 6 + 200 = 506, la somme des 11 premiers carrés.

« Il y a onze journées de ‘Horeb, par le chemin du mont Seïr, jusqu’à Kadech-Barne’a »

est-il précisé en Devarim I, 2. C’est ce chemin que les Hébreux dans le Désert ont mis quarante ans à parcourir pour arriver au but le premier jour du onzième mois.

Le chapitre I de Devarim (deutéronome) est le chapitre 154 de la Thorah.

154 = 14 x 11..

Au chapitre 27 du même livre, versets 15 à 26, sont énumérées les onze malédictions à prononcer sur le mont Eyval, près de Sichem.

Au chapitre XXIX, 28, il y a 11 lettres pointées ; voir :

http://akhsahcalebunblogfr.unblog.fr/2011/08/07/le-nombre-154/

 

Le prophète MYKhaH (Michée) I, 10-15, maudit 11 villes.

11 éléments entraient dans la composition du parfum spécial offert sur l’autel du temple de Jérusalem (Ex. XXX, 34).

 

D’après le Zohar III – 206a, onze fautes peuvent rendre un homme lépreux.

 

C’est dans la onzième année du Roi Salomon que la « maison » fut achevée (1Rois VI – 38)

112 + triangulaire de 11 : 121 + 66 = 187 c’est à dire 17 X 11.

Il y a 187 chapitres dans les cinq livres de la Thorah.

On retrouve 187 et 11 dans les dimensions du second Temple :

« Voici les dimensions de la Âzara : 187 coudées de longueur d’Est en ouest et 135 coudées de largeur du Nord au Sud. D’Est en Ouest 187 : l’espace libre pour la marche des Israélites : 11 coudées ; l’espace libre pour la marche des Cohanim : 11 coudées ; l’Autel 32 coudées ; entre l’Oulam et l’Autel 22 coudées, le Sanctuaire 100 coudées et 11 coudées derrière le Propitiatoire. »

(Le Temple, Description du Deuxième Temple d’après le Rambam, éditions Brit Chalom, 1995)

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L’alphabet hébreu a 22 lettres, la onzième lettre est כ, kaph.

Le mot le plus long du TaNaK a 11 lettres ; on le trouve au chapitre IX, verset 3, du rouleau d’Esther. Ce mot est :

והאחשדרפנים. Ce mot de valeur 704 (64 x 11) signifie : et les satrapes.

121

C’est onze au carré.

En base 3 : 121 = 111113

En base 4 : 121 = 13214

En base 5 : 121 = 4415 (441, c’est 212 et la valeur du mot אמת, vérité, et 441 = 6718)

En base 6 : 121 = 3216

En base 7 : 121 = 2317

En base 8 : 121 = 1718

En base 9 : 121 = 1449 (112= 122)

Jeu de carrés

16(42) = 1213

25 (52) = 1214

36 (62) = 1215

49 (72) = 1216

64 (82) = 1217

81 (92) = 1218

100 (102) = 1219

Ninive

נינוה, Ninive, a pour valeur numérique 121. De nombreuses informations géométriques et astronomiques paraissent cryptées dans le texte du Livre du prophète YWNaH (Jonas).

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Astronomie

Il y a 11 jours de différence entre l’année lunaire et l’année solaire.

Le cycle de l’activité solaire est de 11 ans.

11° 15’ est la valeur de l’angle d’un des 32 secteurs de la Rose des Vents.

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Physique

A des échelles infiniment petites de l’ordre de 10-35m, se développe un univers à dimensions multiples : 26 pour la théorie des cordes. Ces dimensions supplémentaires ont été ramenées à 10 dans la théorie des supercordes, puis à 11 dans la théorie  » M »; coïncidence ?

« Plutôt que les trois dimensions d’espace plus une dimension de temps de notre expérience quotidienne, la théorie des supercordes requiert neuf dimensions spatiales et une dimension temporelle. Et dans une incarnation plus robuste de la théorie des supercordes, connue sous le nom de « théorie M », l’unification nécessite dix dimensions d’espace et une de temps – une toile de fond cosmique composée d’un total de onze dimensions d’espace-temps. »

(Brian Greene, La magie du cosmos, Robert Laffont 2005)

Bienvenue dans la onzième dimension !



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